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BOONJUMNONG Manus
BOONJUMNONG Manus

Manus BOONJUMNONG

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Manus Boonjumnong, le héros de la boxe olympique thaïlandaise

Champion olympique en 2004 et médaillé d’argent en 2008 dans la catégorie super-légers, Manus Boonjumnong est le plus grand boxeur amateur thaïlandais.

La Thaïlande et la boxe olympique

Le premier médaillé thaïlandais aux Jeux olympiques est un boxeur (Payao Poontarat, mi-mouche en bronze à Montréal en 1976), le premier champion olympique est un boxeur (Somluck Kamsing en poids plume à Atlanta en 1996), et le premier athlète du Royaume à avoir gagné deux médailles est également un boxeur : Manus Boonjumnong, titré à Athènes en 2004 et vice-champion olympique à Beijing en 2008 dans la catégorie super-léger.

En route pour les Jeux d’Athènes

« Manus » comme on l’appelle dans son pays, se révèle au niveau international en prenant la médaille de bronze des championnats du monde amateur 2003, chez lui, à Bangkok. Il se qualifie pour les Jeux d’Athènes en remportant dans sa catégorie (-64 kg) le tournoi de qualification olympique asiatique disputé à Guangzhou (Chine) en mars 2004 où il domine l’Ouzbek Nurzhan Karimzhanov en finale. Le 15 août 2004 sur le ring du Centre Olympique de boxe de Peristeri, il est à pied d’oeuvre pour démarrer son parcours vers le podium.

La victoire et les félicitations du Roi

Au premier tour, Manus domine nettement le Grec Spyridon Ioannidis, 28-16. En 1/8e de finale, il prend le meilleur sur le Philippin Romeo Brin, 29-15. En quarts, le Français Willy Blain est totalement débordé par son adversaire thaïlandais, 20-8. il en va de même en 1/2 finale, où Manus Boonjumnongn laisse aucune chance au Roumain Ionut Gheorghe (30-9) pour s’assurer une médaille. Il dispute le 28 août la finale face au cubain champion du monde 1999 Yudel Johnson.

Manus prend un départ tonitruant en finale, sa boxe rapide, très technique, lui permet de toucher à plusieurs reprises son rival pour le titre, il mène 6-2 après le premier round, puis 9-10 et 14-10 à l’attaque du round final, où il adopte une stratégie défensive. « On avait décidé ça avec mes entraîneurs. Quand vous menez au score, il faut protéger votre avance. Les spectateurs n’ont peut-être pas compris la façon dont j’ai combattu, mais les juges, eux, oui » dira-t-il.

A peine descendu du ring, vainqueur 17-11, il reçoit un appel du Roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX). Manus est si ému et en larmes qu’il peut à peine prononcer un mot en réponse. Il dira ensuite « J’ai combattu pour mon Roi. Je dédie ma médaille d’or à ma famille, au peuple et bien sûr au Roi de Thaïlande ».

D’Athènes à Beijing

Adulé dans son pays, Manus profite de sa victoire. Son encadrement l’envoie en stage à Cuba dans des conditions spartiates pour qu’il se refasse une santé de boxeur de haut niveau. En 2006, il signe son retour en remportant la médaille d’or des Jeux Asiatiques à Doha (Qatar) et se prépare activement pour la défense de son titre aux Jeux de Bejing. Le 19 avril 2008, il participe au relais de la flamme dans les rues de Bangkok.

Un nouveau podium avant de passer à autre chose

Sur le ring du palais des Ouvriers de Beijing, entre le 14 et le 23 août, Manus Boonjumnong mène un nouveau parcours autoritaire, écartant le Japonais Masatsugu Kawashi en 1/8èmes (8-1), le Kazakh Serik Sapiyev en quarts (7-5) et le Cubain Roniel Iglesias en demi-finale (10-5) pour disputer son 2e match olympique pour la médaille d’or, quatre ans après. Il affronte le Dominicain Manuel Felix Diaz qui fait la différence dans le 3e round pour l’emporter 12-4, et il se contente de l’argent. Manus n’en reste pas moins le seul thaïlandais deux fois médaillé en deux éditions des Jeux d’été.

En 2012, Manus Boonjumnong met un terme à la carrière qui a fait de lui le plus grand boxeur amateur thaïlandais, et se tourne à 32 ans vers le populaire sport national, le Muay Thaï, continuant dès lors à accumuler des succès sur les rings avec ses poings et ses pieds.

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