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DRYSDALE Mahé
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Mahé DRYSDALE

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Mahé Drysdale, le légendaire rameur solitaire kiwi 

Quintuple champion du monde et champion olympique 2012 en skiff, le rameur néo-zélandais Mahé Drysdale a conservé son titre à 37 ans sur le lagon Rodrigo de Freitas de Rio. Et il ne compte pas s’arrêter là !

Inspiré par Rob Wadell

Avec un prénom choisi par ses parents après qu’ils soient tombés amoureux de l’ile principale des Seychelles, Mahé Drysdale se met à ramer dans les années 1990, pratiquant notamment le canoë polo où ses qualités l’amènent en équipe nationale de Nouvelle-Zélande. Il abandonne ensuite le sport pour se consacrer à ses études, mais il change d’avis en assistant à la victoire de son compatriote Rob Wadell dans l’épreuve de skiff des Jeux de Sydney 2000. « C’est à cause de lui que j’ai recommencé à ramer » dira Mahé, « En le voyant s’imposer, je me suis dit que je devais retenter ma chance ». Il débute en Coupe du monde en 2002 en quatre sans barreur et dispute les Jeux d’Athènes 2004 dans cette embarcation. Le quatuor kiwi se classe 5e de la finale disputée sur le bassin de Schinias.

Le choix du skiff et la domination mondiale

Suivant les traces de Rob Wadell, Mahé Drysdale choisit l’épreuve solitaire du skiff. Doté d’une morphologie idéale, d’une technique sans faille et d’une grande capacité de résistance, il remporte sa première médaille d’or mondiale à Gifu (Japon) en 2005. Puis conserve son titre à Eton (Grande-Bretagne) en 2006 et à Munich (Allemagne) en 2007. Il dit alors « Les Jeux Olympiques sont le sommet de l’aviron. A moins de les disputer, je ne vois pas à quoi cela sert de ramer uniquement pour des titres mondiaux. C’est sur les Jeux que je me concentre ».

Porte-Drapeau à Beijing

Mahé Drysdale est le porte-drapeau de la Nouvelle-Zélande lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Beijing, le 8 août 2008. Favori pour la compétition de skiff, le capitaine de la formation olympique kiwi est malheureusement atteint d’un virus à l’estomac qui l’affaiblit et lui fait perdre beaucoup de poids. Il parvient toutefois en finale le 16 août à Shunyi, et mène une partie de la course, mais à bout de forces, il est débordé dans les 100 derniers mètres par le Norvégien Olaf Tufte (or) et le Tchèque Ondrej Synek (argent). Une fois passée la ligne d’arrivée, le médaillé de bronze s’évanouit, il est transporté dans une tente médicale, mais revient pour se tenir debout sur le podium.

Le rêve se réalise à Londres

Mahé Drysdale continue son parcours d’excellence en remportant un quatrième titre de champion du monde à Poznan (Pologne) en 2009 avec un record du monde sur les 2000m de parcours en 6:33.35, puis un cinquième à Bled (Slovénie) en 2011. Il gagne également à plusieurs reprises le prestigieux trophée du « Diamond Challenge Sculls » à Henley-on-Thames en Grande-Bretagne. Six semaines avant la compétition olympique 2012, Il est victime d’un accident de vélo et se blesse au genou. Mais il surmonte ce contretemps, et le 3 août sur le lac d’Eton Dorney, il mène un combat d’anthologie en finale face à Ondrej Synek, le devançant d’un nez tout du long avant de franchir la ligne d’arrivée avec 1:55 d’avance. « Une grande délivrance et une énorme satisfaction de réaliser enfin mon rêve de remporter l’or olympique », dit-il.

Défendre le titre à Rio

Marié à la rameuse olympique Juliette Haigh (triple championne du monde et médaillée de bronze 2012 en deux de pointe), père d’une petite fille née en octobre 2014, Mahé Drysdale reprend après un break d’une année un « cycle complet » d’entraînement et de compétitions en vue de disputer les Jeux de Rio à 37 ans. « Je peux bien perdre toutes mes courses d’ici là, mais si je gagne à Rio, j’aurais fait mon job. Et c’est la seule chose qui compte », explique-t-il. Il est deux fois médaillé d’argent aux championnats du monde, en 2014 à Amsterdam et en 2015 sur le lac d’Aiguebelette en France, et les deux fois derrière son vieux rival Ondrej Synek.

Le doublé olympique

Sur le lagon Rodrigo de Freitas de Rio, Mahé Drysdale dispute ses quatrièmes Jeux, et domine tous ses tours (séries, quarts de finale et demi-finale) avant d’aller défendre son titre en finale, le 13 août. Le rameur aux fougères, dessinées sur son maillot noir et des deux côtés de son embarcation, mène tout d’abord une course tactique, devancé par le Croate Damir Martin et Ondrej Syneyk qui l’encadrent sur le bassin, aux 500m et aux 1000m. Drysdale produit alors son effort et prend les commandes, avec 80/100e d’avance sur Martin aux 1500m. Mais le Croate revient très fort, et les deux rameurs passent la ligne d’arrivée dans le même temps de 6:41.34, record olympique, avant d’attendre le résultat de la photo-finish, alors que Synek est troisième à 2.76. Finalement, pour 5 millièmes de seconde, le champion néo-zélandais est déclaré vainqueur ! « J'ai eu le sentiment que Martin me dépassait et j'ai lancé quelques petits coups de rames désespérés, » relate le triple médaillé olympique de la catégorie, « ça n'est pas la manière dont vous voudriez que ça se finisse, mais s'en sortir avec ce résultat est fantastique. » Comme il l’avait tant souhaité, Mahé Drysdale a « fait son job » à Rio !

L’heure de la retraite n’a pas encore sonné
Alors qu’il annonce prendre une année sabbatique en 2017, Mahé Drysdale se déclare déterminé à disputer les Jeux de Tokyo en 2020, mais pas forcément en skiff. « Il y a beaucoup d’options différentes, et tout dépendra de qui sera dans l’équipe et de quelles seront ces options quand nous nous réunirons tous à la fin de 2017. Nous sommes tous dans la même position, donc, nous verrons bien ce qui fera notre bonheur ». En deux ou en quatre sans barreur, voir dans le huit all-black ? Mahé Drysdale n’en a pas fini avec la gloire olympique.

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