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LEE Lai Shan

Lai Shan LEE

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L’or à Atlanta pour entrer dans la légende

Surnommée « San San», la populaire Lai Shan Lee est la première sportive de Hong Kong à s’être hissée au sommet de sa discipline, la planche à voile, et la seule championne olympique de l’ancienne colonie britannique devenue « région administrative spéciale » de la République Populaire de Chine en 1997.

Perdre pour apprendre à gagner

Née sur la petite île de Cheung Chau dans un famille nombreuse (neuf enfants), Lai Shan Lee commence à s’exercer sur une planche à voile à 12 ans grâce à un de ses oncles, talentueux « windsurfer » qui lui offre le matériel et lui apprend à s’en servir. A 19 ans, elle devient professionnelle et commence à disputer des compétitions en Europe dans des conditions difficiles : sans réel budget et en dormant avec sa petite équipe à l'intérieur d’une voiture ou sur le sol dans des sacs de couchage. « Pour cette première année de compétitions internationales, en 1989, je terminais tout le temps dernière, mais je n’ai jamais abandonné. Je cherchais juste à comprendre comment je pouvais m’améliorer face aux autres concurrentes, à tous les niveaux. Je pense que perdre est la meilleure façon d’apprendre à gagner », raconte-t-elle. Elle se hisse d’abord au plus haut niveau continental en remportant l’argent des Jeux Asiatiques à Beijing en classe « Mistral » en 1990.

Première expérience olympique

« San San » dispute ses premiers Jeux à 21 ans, à Barcelone en 1992 en classe « Lechner A-390 ». La représentante de Hong Kong y apprend à composer avec la pression (ses attentes personnelles comme celles de ses compatriotes sont grandes) et à conserver sa concentration sur 10 régates de 45 minutes. Elle obtient une honorable 11e place au final, le premier résultat significatif d’un sportif hongkongais en voile olympique.

San San écrit l’histoire à Atlanta

Les choses deviennent sérieuses pour la véliplanchiste de Cheung Chau lorsqu’elle remporte les championnats du monde 1993 en classe Mistral à Kashiwazaki (Japon). L’année suivante, elle est encore vice-championne des Jeux Asiatiques à Hiroshima (Japon) et en 1995 médaillé de bronze des Mondiaux de Port Elizabeth (Afrique du Sud). Le 22 juillet 1996, avant le départ de la première régate des Jeux Olympiques d’Atlanta, dans la baie de Savannah, San San est touchée par une méduse, sa jambe gauche enfle, « Pourquoi moi ? » se demande-t-elle, « mais j’ai transformé mes émotions négatives en motivation ». 3e de cette première régate, elle reste ensuite aux avant-postes tout au long de la compétition, avec quatre deuxièmes places et une victoire dans la huitième course qui lui assurent un titre historique, le premier et le seul à ce jour pour Hong Kong, et un statut de star pour les sept millions d’habitants de son île.  « Hong Kong athletes are not rubbish ! » (« Nous ne sommes pas des athlètes de pacotille ! ») lâche-t-elle alors, une phrase restée fameuse.

Triple championne du monde

A partir de 1997, Lai Shan Lee représente le « Hong Kong Chinois ». Elle est de nouveau championne du monde en 1997 à Freemantle (Australie), gagnante des Jeux Asiatiques à  Bangkok (Thaïlande) en 1998, 6e aux Jeux Olympiques de Sydney 2000, championne du monde pour la troisième fois à Varkiza (Grèce) en 2001, et devient double championne des Jeux Asiatiques à Busan (Corée du Sud) en 2002. Pour ses 4èmes Jeux à Athènes en 2004, San San se bat encore en tête de la flotte dans la plupart des régates et termine finalement au pied du podium, 4e. Elle prend sa retraite sportive en 2005, devient Doctor Honoris Causa en sciences sociales de l'Université Chinoise de Hong Kong, commentatrice à la télévision et mère de famille (deux enfants).  Le 2 mai 2008, la plus grande star du sport olympique hongkongais est la première porteuse de la flamme des Jeux de Beijing sur son sol.

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Résultats

  • Jeux
    Résultat
    Sport
    Epreuves
  • O 16
    Voile
    planche à voile (Mistral) femmes


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