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Kjetil JANSRUD

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Kjetil Jansrud, quintuple médaillé olympique en ski alpin !

Il possède des médailles de toutes les couleurs aux Jeux Olympiques : l'or (super-G en 2014), l'argent (slalom géant en 2010, descente en 2018) et le bronze (descente en 2014, super-G en 2018) : Le Norvégien Kjetil Jansrud, spécialiste des épreuves de vitesse, est, avec ses cinq podiums, un des skieurs alpins les plus médaillés de l'histoire.

L'homme de Lillehammer

Né dans la grande ville portuaire de Stavanger le 28 août 1985, Kjetil Jansrud a grandi dans l'Oppland, à Vinstra, "au milieu du paradis norvégien des sports d'hiver", comme il l'explique, et à une heure de route de Lillehammer où il va faire ses gammes en ski alpin à partir de ses sept ans. L'Olympiabakken de Kvitfjell, piste de vitesse conçue en pleine nature par Bernhard Russi à l'occasion des Jeux d'hiver de 1994, est son royaume : c'est là qu'il remporte sa première victoire en Coupe du monde, en 2012 dans le super-G. Il s'y impose six autres fois, réalisant le doublé descente/super-G en 2014, gagnant encore le super-G en 2015, 2016 et 2018 et la descente en 2017 ! D'ailleurs, cette année-là, le 25 février, Kjetil Jansrud est le premier Norvégien à gagner sur le parcours complet de l'Olympiabakken, devenue depuis plus de 20 ans une des classiques du circuit international.

Brillant spécialiste des épreuves de vitesse

S'il commence plutôt par les épreuves techniques (il est médaillé d'argent en slalom géant aux Mondiaux juniors de Maribor en 2004), si c'est en slalom qu'il débute en 2003 sur la Coupe du monde, si c'est encore en géant qu'il remporte sa première médaille olympique, terminant deuxième derrière le Suisse Carlo Janka à Whistler lors des Jeux de Vancouver 2010, Kjetil Jansrud va se spécialiser en vitesse. Il compte en 2018 huit victoires en descente, notamment sur la Streif de Kitzbühel en 2015, onze en super-G, une en géant parallèle et une autre en combiné pour un total de 21 succès en Coupe du monde et 48 podiums.

Kjetil Jansrud connaît les trois marches du podium olympique !

Au Jeux Olympiques, l'ambassadeur norvégien des JOJ de Lillehammer 2016 connaît sa première expérience à Turin en 2006. "Je venais de gagner la Coupe d'Europe en slalom, en géant et au général, j'étais au sommet, je me sentais imbattable, j'avais 20 ans", raconte-t-il. Après s'être classé 10e du combiné à Sestrières, il se casse le pouce dans la première manche du slalom géant. Il rentre immédiatement en Norvège, se fait opérer d'une "fracture compliquée" et sa saison s'achève là. Il met ensuite du temps à s'installer parmi les meilleurs skieurs au monde, et finalement, son premier grand résultat international est sa médaille d'argent olympique en 2010.

La consécration à Sotchi en 2014

Alors qu'il se met ensuite à empiler les podiums sur la Coupe du monde, Kjetil Jansrud subit une nouvelle blessure, lors du super-G des Mondiaux FIS de Schladming 2013 : chute et rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Il raconte la suite : "De ma position de favori, ces Mondiaux se sont achevés pour moi le tout premier jour, avec un ticket retour pour la Norvège. Déterminé à revenir, j'ai travaillé avec acharnement, en approfondissant ma recherche de détails pour m'améliorer. Ma guérison est intervenue plus vite qu'on ne l'aurait cru, et en février 2014, tout juste un an après ma blessure au genou, j'ai réussi à réaliser mon rêve en gagnant aux Jeux de Sotchi l'or du super-G et le bronze de la descente. Cela a complété ma collection de médailles olympiques, et cela m'a aussi emmené vers la fin de saison où j'ai signé mon premier succès en descente sur la Coupe du monde", à Kvitfjell bien entendu. "Quand je regarde en arrière, sur cet hiver 2013-2014, je vois cet accomplissement comme la conséquence directe de mon côté buté, de mon dur travail, et plus important que tout, du fait de n'avoir jamais abandonné."

Parmi les rois de la vitesse sur le circuit mondial

Le guitariste émérite ("mais pas aussi bon que Jimi Hendrix", indique-t-il), fan de hockey sur glace, et du Liverpool FC, globe-trotter qui dit adorer la Thaïlande et les États-Unis, s'installe donc parmi les favoris à chaque épreuve de vitesse depuis son triomphe olympique 2014. Lors de la saison 2015-2016, il s'impose notamment sur la piste de descente de Jeongseon, testée pour la première fois à deux ans des Jeux de PyeongChang. Durant l'hiver 2016-2017, il gagne en descente à Val d'Isère et à Kvitfjell, et en super-G à Val d'Isère, Val Gardena et Bormio. Il prend aussi la médaille d'argent dans cette discipline aux Mondiaux FIS de Saint-Moritz, derrière le Canadien Eric Guay. Les hivers de son coéquipier et ami Aksel Lund Svindal étant souvent interrompus par des blessures, Jansrud devient le leader de l'équipe norvégienne de ski alpin, le champion qui bataille avec Marcel Hirscher pour le classement général de la Coupe du monde, qu'il achève deux fois à la deuxième place, en 2015 et en 2017, s'adjugeant au passage quatre petits globes : celui de la descente en 2015 et celui du super-G en 2015, 2017 et 2018.

Médailles olympiques n°4 et n°5 à PyeongChang 2018 !

Le 15 février 2018 à Jeongseon, Aksel Lund Svindal devient le premier Norvégien à remporter le titre olympique en descente. Mais il a très chaud, et croit bien que cet honneur va revenir à son coéquipier. En effet, parti deux dossards après lui, Kjetil Jansrud est en tête à tous les chronos intermédiaires, avant de commettre une faute de ligne en toute fin de descente. Il perd un peu de vitesse et se retrouve deuxième à l’arrivée avec douze centièmes de seconde de retard sur Svindal et six centièmes de marge sur le Suisse Beat Feuz qui prend le bronze. Les deux Vikings se congratulent et goûtent avec bonheur ce fameux doublé.

Le lendemain, Kjetil Jansrud monte à nouveau sur le podium : il cède son titre du super-G à l'Autrichien Matthias Mayer, mais il parvient à se classer 3e pour remporter sa cinquième médaille olympique. Il rejoint ainsi Alberto Tomba et son compatriote Lasse Kjus parmi les skieurs alpins les plus médaillés aux Jeux d'hiver, derrière les huit médailles de Kjetil Andre Aamodt et les six de Bode Miller. "Je serai le premier à admettre que je suis très privilégié de pouvoir poursuivre mes rêves dans un hobby qui est devenu un travail à temps complet. Mais le voyage n'est pas terminé, et l'envie d'en gagner encore plus persiste", écrit Kjetil Jansrud sur son site officiel.

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