skip to content

Kikkan RANDALL

  • O 1
  • A 0
  • B 0

Elle a écrit l'histoire du ski de fond américain

Championne aux multiples casquettes, qui a participé à cinq éditions des Jeux d'hiver et à neuf Championnats du monde de la FIS depuis 2001, Kikkan Randall est la meilleure fondeuse américaine de l'histoire. En couronnement de ses résultats inédits, elle remporte, à 35 ans, la médaille d'or du sprint par équipes avec Jessica Diggins à PyeongChang 2018, le premier titre olympique de son pays en ski de fond ! Elle est également élue par ses pairs à la commission des athlètes du CIO qu'elle intègre pour une période de huit ans.

Une famille d'olympiens 

Née à Salt Lake City le 31 décembre 1982, Kikkan Randall tient son prénom d'une idée de son père, admirateur de Kiki Cutter, qui en 1968 fut la première Américaine à s'imposer dans une course de la Coupe du monde de ski alpin (slalom). Elle est encore en bas-âge quand sa famille s'installe à Anchorage, plus grande ville de l'Alaska. À l'âge d'un an, son papa, Ronn, la met sur les skis, espérant qu'elle deviendra une championne de ski alpin. Quand elle regarde à la télévision les Jeux d'hiver de Calgary 1988, elle rêve de devenir olympienne. Dans sa famille, son oncle Chris Haines a participé aux Jeux d'Innsbruck en 1976 et sa tante Betsy Haines a concouru à Lake Placid en 1980, tous deux en ski de fond. Ils ne seront sans doute pas étrangers à sa décision de se mettre à la discipline.

Flashée à 120 km/h à l'âge de 14 ans

Mais Kikkan Randall est tout d'abord, dans ses années de lycée à Anchorage, une excellente spécialiste d'athlétisme, de cross plus précisément, remportant 10 titres de championne d'Alaska dans sa classe d'âge. "Je pratiquais le ski alpin et le ski de fond durant l'hiver, pour rester en forme, et je voulais vraiment devenir une championne d'athlétisme. Mais après ma deuxième année au lycée, on m'a présenté un nouveau programme de ski de fond et j'ai adoré ça. Dès lors, je me suis entièrement consacrée à ce sport", a-t-elle expliqué. "J'étais aussi intriguée par le fait qu'aucun Américain n'avait jamais gagné de médaille en ski de fond aux Jeux Olympiques. J'ai décidé que je voulais faire quelque chose à ce propos". Elle est aussi, à l'âge de 14 ans en 1997, championne d'Alaska de ski de vitesse, chronométrée à 120 km/h (74,4 mph). 

Une série de grandes premières

Intégrée dans l'équipe junior de ski de fond des États-Unis, Kikkan Randall se classe 6e du sprint des Mondiaux disputés en 2001 à Karpacz-Szklarska (Pologne), le meilleur résultat jamais enregistré par une jeune Américaine à ce niveau. Elle débute en Coupe du monde la même année, puis dispute ses premiers Jeux à 19 ans, en 2002 dans sa ville natale de l'Utah où elle prend la 44e place du sprint. Toute la suite de la carrière de l'athlète connue pour ne jamais se départir d'un large sourire constitue une série de grandes premières pour le ski de fond américain. En résumé : première à finir dans le top 10 aux Jeux (9e du sprint à Turin en 2006, 8e à Vancouver en 2010), première à monter sur un podium en Coupe du monde et à remporter une victoire  (sprint de Rybinsk en janvier 2007), première à remporter une médaille aux Championnats du monde (2e du sprint, Mondiaux de ski nordique 2011 à Liberec), première à gagner un globe de cristal (celui du sprint, évidemment, au terme de la saison 2011-2012). Et on n'a encore rien vu. 

Randall et Diggins premières championnes du monde américaines

C'est passé la trentaine que Kikkan Randall vit ses meilleures années. Outre ses succès en Coupe du monde (elle remporte encore le globe de cristal du sprint en 2013 et en 2014, et totalise treize victoires pour 29 podiums), elle est associée à Jessica Diggins pour offrir à son pays sa première médaille d'or planétaire en ski de fond. Elles remportent le sprint par équipes des Championnats du monde de Val Di Fiemme le 24 février 2013, battant en finale la Suédoise Charlotte Kalla et la Norvégienne Marit Bjørgen. "C'est irréel !", s'exclame Kikkan, "C'est un moment dont on rêve depuis très longtemps". Comptant parmi les favorites des compétitions de sprint des Jeux de Sotchi 2014, Kikkan Randall est éliminée en quarts de finale de l'épreuve individuelle et se classe 7e de la finale du sprint par équipes avec Sophie Caldwell.

La médaille d'or olympique pour l'histoire 

Avant de disputer ses cinquièmes Jeux Olympiques à PyeongChang 2018 avec ses traditionnelles mèches de cheveux teintes en rose, Kikkan Randall poursuit son parcours de pionnière, avec la médaille de bronze du sprint des Mondiaux FIS de Lahti en février 2017. Presque un an jour pour jour plus tard, le 21 février, une page d'histoire s'écrit dans le stade olympique d'Alpensia. Le tandem reconstitué avec Jessica Diggins comble un trou de 94 ans pour les USA en ski de fond, s'imposant en finale du sprint par équipes. C'est Diggins qui achève le travail en prenant le meilleur, dans un emballage final étourdissant, sur la Suédoise Stina Nilsson (en équipe avec Charlotte Kalla) suivie par la Norvégienne Maiken Caspersen Falla (associée à Marit Bjørgen).  Les deux Américaines s'étreignent longuement au sol dans l'aire d'arrivée. "Les premiers mots que j'ai adressés à Kikkan, c'est : "Est-ce que nous venons de gagner les Jeux ? Et elle : "Yeah !". Merveilleux !", dit "Jessie" Diggins. "Je le dis bien haut : je ne crois toujours pas que c'est vrai", ajoute Kikkan Randall. "C'est pour ça que j'ai travaillé ces 20 dernières années, et avec cette équipe depuis cinq ans et waouh, c'est tellement amusant d'avoir réussi à tout rassembler ce soir, finalement. S'il y a quelqu'un en qui j'ai 100% confiance pour débouler dans la dernière ligne droite aussi vite que possible, c'est bien Jessie. C'était tellement merveilleux de voir ça arriver !".

Mère de famille impliquée, membre du CIO

"Kikkanimal'', le surnom qu'elle a adopté, est mère de famille depuis 2016 avec la naissance de son fils Breck. Elle est présidente de l'association "Fast and Female USA'' qui organise des évènements à travers tout le pays pour inspirer les jeunes femmes athlètes. Elle est porte-parole de "Healthy Futures", un programme à but non lucratif lancé en Alaska pour encourager les enfants à mener une vie active et saine. Elle est membre de la commission des athlètes de la FIS dont elle a été la présidente de 2013 à 2015. Kikkan Randall est enfin élue à PyeongChang 2018 par ses pairs olympiens à la commission des athlètes du Comité International Olympique dont elle devient membre pour une période de huit ans. Sa mère, Deborah, dit d'elle :"J'aime plaisanter en disant qu'elle est une extra-terrestre. Je lui dit "Je ne sais pas d'où tu viens". Elle est tellement focalisée, tellement déterminée, tellement passionnée à propos de tout !"'.

Plus


Résultats



back to top En