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GRAINGER Katherine
GRAINGER Katherine

Katherine GRAINGER

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A deux, à quatre, en couple et en pointe, cinq Jeux, cinq médailles !

De la médaille d’argent en quatre de couple à Sydney en 2000, à une autre 2e place en finale du deux de couple à Rio en 2016, en passant par le titre remporté avec Anna Watkins à Londres en 2012, Dame Katherine Grainger n’est pas seulement revenue médaillée des cinq Jeux qu’elle a disputés : elle est devenue avec cinq médailles la plus décorée des Olympiennes britanniques.

Argent à Sydney pour commencer

Né en Ecosse, dans la région d’Aberdeen, Katherine Grainger se met à l’aviron à 18 ans. Alors qu’elle étudie à l’Université de Cambridge un ami l’attire à une compétition amateur. On la retrouve quatre ans plus tard dans le huit britannique qui remporte la médaille de bronze des championnats du monde 1997 disputés sur le lac d’Aiguebelette en France. Elle dispute ses premiers Jeux Olympiques en 2000 à Sydney sur le bassin de Penrith, et le 24 septembre, en compagnie de Guin et Miriam Batten, et Gillian Lindsay, elle remporte sa première médaille : l’argent du quatre de couples derrière l’Allemagne et en devançant l’embarcation russe d’un centième de seconde sur la ligne d’arrivée.

Argent à Athènes et à Beijing pour continuer

Katherine Grainger est ensuite associée à Catherine Bishop en deux sans barreuse, et en 2003 à Milan, elles sont sacrées championnes du monde. Ce duo est en finale aux Jeux d’Athènes le 21 août 2004 sur le bassin de Schinias, où il est devancé par les invincibles roumaines Georgeta Damian/Viorica Susanu. Deuxième médaille d’argent olympique… qui sera suivie d’une troisième, de retour dans le quatre de couples à Beijing en 2008, avec Annabel Vernon, Debbie Flood et Frances Houghton, battues sur le fil par la Chine. Le quatre de couples britannique avec Grainger avait auparavant gagné trois titres mondiaux d’affilée, en 2005, 2006 et 2007 !

Grainger-Watkins, le duo gagnant

Arrive alors Anna Watkins, qui rame à l’Université de Cambridge et se fait repérer dans le cadre du programme britannique World Class Start. Grainger et Watkins sont associées en deux de couple à partir de 2010. Elles restent invaincues en 23 courses, raflent deux titres mondiaux (2010, 2011) et portent le palmarès de l’Écossaise à six médailles d’or mondiales au total. Le partenariat entre les deux femmes apparaît comme une évidence car les observateurs de ce sport ont bien remarqué leur sprint puissant et instinctif, leur confiance, leurs coups gracieux et parfaitement synchronisés.

L’or à Londres, enfin !

Le 3 août 2012 sur le coup de midi, devant le public du lac d’Eton Dorney entièrement acquis à leur cause, Katherine, 36 ans, remporte enfin le titre olympique avec Anna, 29 ans, dans des conditions venteuses. Le duo prend d’entrée une avance sur l’équipage australien composé de Brooke Pratley et Kim Crow, jusqu’à la porter à une demi-longueur à 500 m. À mi-parcours, les Britanniques forcent encore la cadence pour finir en beauté et mettre les spectateurs en extase. Leur victoire avec une bonne longueur d’avance confirme Katherine Grainger, qui rame depuis 1993, comme une des rameuses les plus douée de tous les temps – et efface la douleur de sa défaite d’un cheveu vécue contre l’équipe hôte quatre ans plus tôt à Beijing, revers qui lui avait fait alors envisager un retrait de la compétition.

C’est donc une victoire extrêmement émouvante pour les deux femmes, et immédiatement après la course, Sir Steve Redgrave prend Katherine Grainger dans ses bras. S’il fallait distinguer une histoire de réussite et de détermination à ne jamais renoncer, ce serait celle-là. « Cela valait la peine d’attendre. Steve m’avait promis que cette fois, je verserais des larmes de joie, ce qu’elles sont. De toutes les médailles, je pense que celle-ci est la médaille de tous ceux qui m’ont suivie. Ils étaient si nombreux à m’avoir soutenue et à souhaiter cette victoire autant que je la voulais.’ dit-elle, ajoutant : « C’est l’aboutissement d’un effort surhumain et de tant de sacrifices, mais tout ne va pas de soi. Toute médaille olympique est un exploit phénoménal mais j’en avais déjà eu trois et je voulais une médaille d’or pour compléter ma collection. »

Partir, revenir

Katherine Grainger fait ensuite un break de deux ans. Elle achève ses études, avec un doctorat en criminalité obtenu à l’université King’s Collège de Londres. Elle commente aussi l’aviron sur la BBC et publie son autobiographie « Dreams do come true ». Mais à la fin 2014, elle décide de reprendre sa place dans l’équipe des rameuses britannique. A 40 ans, Dame Katherine Grainger (anoblie avec le titre de grand officier -Commander- de l’Empire britannique) se qualifie pour ses cinquièmes Jeux avec une nouvelle partenaire en deux de couple : Victoria Thornley, de 12 ans sa cadette, tout en étant devenue en mars 2015 chancelière de l’Université d’Oxford Brookes.

L’argent à Rio pour terminer

2e de leur série, 2e de leur demi-finale, Grainger et Thornley se battent pour la médaille d’or le 11 août 2016 sur le lagon Rodrigo de Freitas. Dans cette finale, elles sont à la lutte avec le duo polonais Magdalena Fularczyk-Kozłowska/Natalia Mataj. Bord à bord à l’avant, les Britanniques ont une légère avance aux 500 m (+ 0.41), aux 1000 m (+ 0.64) et aux 1500 m (+ 1.25). Mais dans les derniers 200m, les rameuses polonaises se détachent irrésistiblement et passent la ligne d’arrivée avec presque une seconde d’avance sur Grainger-Thornley. Tenues à distances, les Lituaniennes Donata Vištartaitė/ Milda Valčiukaitė terminent en bronze. Avec cinq médailles en cinq Jeux, Katherine Grainger devient l’Olympienne britannique N°1.

« Maman, papa, je ne vous ferai plus jamais vivre ça, » déclare-t-elle à chaud « Ils ont traversé cela avec moi cinq fois, ils n’étaient pas sûrs que revenir était pour moi une bonne décision, mais ils m’ont soutenu. Nous savons tous maintenant que j’ai eu raison, mais en même temps, je pense que c’est assez ». Elle ajoute : « J’ai eu mes jours les plus heureux et les plus durs sur l’eau. J’ai connu mes amitiés les plus fortes à travers le sport, et c’est dur de m’imaginer sans. Je ne le quitterai jamais, il ne me quittera jamais, mais j’attends avec impatience de ne plus régler mon réveil à l’aube et de pouvoir me réveiller aussi tard que je le souhaite ! »

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