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Hamid Mohammad SORYAN REIHANPOUR

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Le quintuple champion du monde Hamid Sourian a rapporté à l’Iran sa première médaille olympique d’or en lutte gréco-romaine après avoir battu l’Azerbaïdjanais Rovshan Bayramov aux Jeux de 2012 à Londres.

Hamid Sourian, 26 ans, est parvenu en finale après s’être imposé au Hongrois Peter Modos en quart de finale et au Danois Haakan Nyblom en demi-finale.

Arrivé favori dans cette bataille pour l’or dans la catégorie des 55 kg, il n’a pas déçu. Après avoir étripé Bayramov dans la première période, il s’est affirmé 1-0 dans la seconde partie du combat. Cette victoire sans ombrage de Sourian a donné un coup de fouet à l’Iran qui a collecté deux autres médailles d’or ainsi qu’une médaille d’argent et de bronze dans ce sport.

À la différence de leurs collègues de lutte libre, ceux de gréco-romaine, au programme des Jeux Olympiques depuis 1908, ne peuvent faire appel qu’à leurs bras et à la partie supérieure du corps, toute prise en-dessous de la ceinture est interdite. Le but est de clouer les épaules de l’adversaire au tapis.

Les points sont attribués pour les projections et les prises. Une mise au tapis peut rapporter de un à cinq points, tandis qu’un basculement – surmonter un adversaire à partir d’une position en défense – ne vaut qu’un point. L’exposition, quand un lutteur plaque son adversaire au tapis durant quelques secondes, peut valoir trois points. 

La victoire peut découler d’un point victorieux sur une chute, supériorité technique, non présentation ou blessure. Le nombre d’avertissements reçus peut décider en cas d’égalité, mais elle peut aussi aller au dernier lutteur qui marque un point technique.

Né en 1985, Hamid Sourian s’est mis à la lutte en 1998 encouragé par son père et sous la férule de son entraîneur Haj Abdullah Zareh. En 2005, il réalise l’exploit remarquable de décrocher les titres des championnats du monde juniors et seniors et il poursuit sur sa lancée en 2006 et 2007 et conserve son titre de champion du monde.

Néanmoins à Beijing en 2008, les quarts de finale bouleversent la donne quand le Russe, qui l’emportera finalement, élimine l’Iranien de la compétition.

Bien que l’une des grandes puissances de la lutte olympique, l’Iran ne s’était jamais retrouvée au sommet du podium avant la victoire de Hamid Sourian sur son adversaire azerbaïdjanais dans l’épreuve des 55 kg.

« J’espère que tout le monde sera heureux à la maison, » a-t-il déclaré ensuite. Nous avons d’excellents supporters chez nous qui aiment notre sport et je souhaite les faire sourire un peu aujourd’hui.

« J’ai ajouté à ma collection. Je me réjouis d’avoir fait la joie du peuple iranien. Et je compte bien me présenter aux prochains Jeux Olympiques. » 

Son compatriote Ghasem Rezaei, qui s’est imposé dans la catégorie poids lourds, n’est pas surpris par le succès de l’Iran et ce en dépit de la domination traditionnelle des Russes en lutte.

« Nous nous attendions à cela après les Championnats du monde en Turquie. Tout le monde pensait que nous parviendrions aux meilleures places à Londres et on comptait sur de bons résultats pour l’ensemble des athlètes après le travail accompli. Nous avons été parfaitement préparés physiquement et nous avons été poussés à l’extrême pour réaliser le meilleur de nous-mêmes. »

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