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Guillaume CIZERON

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Les yeux rivés sur PyeongChang 2018 !

Meilleur couple du monde en danse sur glace depuis 2015, les jeunes Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron entendent bien éblouir les juges et le public de la Gangneug Ice Arena avant de rejoindre le podium des Jeux de PyeongChang 2018.

Une fière tradition
Le patinage artistique français a toujours eu de très performants couples de danse sur glace depuis les années 1990 : Isabelle et Paul Duchesnay, champions du monde 1991, médaillés d’argent à Albertville en 1992, Gwendal Peizerat et Marina Anissina, médaillés d’or mondiaux en 2000, champions olympiques à Salt Lake City en 2002, Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder, olympiens en 2006 (4e) et 2010 (6e), eux aussi champions du monde en 2008, et encore Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat, doubles médaillés mondiaux, doubles champions d’Europe, 4e à Sotchi en 2014.

De brillants successeurs
Mais leurs successeurs sont en train de faire plus vite, plus haut et plus fort. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, respectivement 21 et 22 ans, sont déjà double champions du monde et triple champions continentaux. Ils ont commencé à dominer leur discipline sur la scène internationale juste après les Jeux de Sotchi 2014. Comme l’explique Guillaume Cizeron : «Malgré le fait qu'on ne soit qu'au début de notre carrière et assez jeunes, on est en train de laisser une empreinte dans le patinage, mais j'espère surtout que cela se fera dans la durée», les yeux rivés sur les Jeux d’hiver 2018 à PyeongChang !

Enfants et déjà partenaires sur la glace
Gabriella Papadakis nait le 10 mai 1995 à Clermont-Ferrand. Sa mère, Catherine, est entraîneuse de patinage artistique. Guillaume Cizeron voit le jour le 12 novembre 1992 à Montbrisson. Lui aussi baigne dans ce milieu au plus jeune âge, son père Marc est le président du club Clermont Auvergne de Danse sur glace. Sur la suggestion de Catherine qui sera leur premier entraineur, ils commencent à patiner ensemble à l’âge de 9-10 ans. Ils progressent donc sportivement l’un avec l’autre, mariant entraînement intensif et scolarité. « Ça se fait naturellement quand on a 12-13 ans, et on pense d’abord à être champions de France, a expliqué Gabriella. « Et quand on participe à sa première compétition internationale, on veut finir premier », ajoute Guillaume.

Premières grandes victoires internationales
Déjà brillants au niveau international junior (ils sont notamment vice-champions du monde 2013 à Milan malgré une blessure à la cheville de Gabriella), ils débutent en seniors lors de l’hiver olympique 2013-2014 et terminent à la 13e place de leurs premiers Mondiaux en mars 2014. Ils partent alors s’entrainer au Canada, à Montréal. Papadakis et Cizeron signent leur première grande victoire dans le Grand Prix ISU à Shanghai en novembre de la même année (Coupe de Chine), puis s’imposent dans la foulée à Paris dans le Trophée de France. « On veut innover, faire ce que personne n'a jamais fait et emmener le patinage dans une direction nouvelle, » explique Gabriella Papadakis.

Deux doublés à la suite
En Janvier 2015, le jeune duo français signe les meilleurs scores du programme court et de la danse libre lors des championnats d’Europe disputés à Stockholm (Suède), leur première victoire continentale. Le 27 mars 2015, ils sont sacrés champions du monde à Shanghai (Chine) après un libre éblouissant patiné le concerto n°23 de Mozart qui leur vaut 112,34 points, le meilleur score de leur carrière, et alors qu’ils étaient au 4e rang après le programme court. «  C'était un moment très intense de plaisir, de grâce, ce qu'on voulait arriver à faire. On est vraiment au début de notre carrière donc on ne l'espérait vraiment pas, en fait. On s'impressionne nous-mêmes, » déclare alors Guillaume Cizeron. Ils conservent leurs deux titres en 2016, toujours grâce à des prestations exceptionnelles dans le libre : en janvier à Bratislava (Slovaquie), et en mars à Boston (USA).

Le retour de Tessa Virtue et Scott Moir
A Montréal, Gabriella et Guillaume s’entraînent avec le couple canadien champion olympique en 2010 et médaillé d’argent en 2014, Tessa Virtue et Scott Moir qui ont rechaussé les patins après une pause de deux ans. Ces derniers leur font subir en décembre 2016 leurs premières défaites internationales depuis la saison 2014-2015, lors du trophée NHK à Sapporo (Japon), puis de la finale du Grand Prix ISU à Marseille (France). Mais le 28 janvier 2017 à Ostrava (République Tchèque) Papadakis et Cizeron sont sacrés champions d’Europe pour la troisième fois consécutive, avec une belle avance sur les Italiens Anna Cappellini/Luca Lanotte et les Russes Ekaterina Bobrova/Dmitri Soloviev.

« On a eu tellement de plaisir sur la glace aujourd’hui, c’est tellement d’émotions pour nous de pouvoir patiner à 100% comme on sait le faire à l’entraînement et de pouvoir partager ce moment ensemble avec le public. C’était juste magique, » dit Guillaume Cizeron. Mais les deux jeunes patineurs gardent la tête froide. « 2017 est une saison spéciale et importante : il ne faudra pas tout montrer. Il faut être assez stratégique dans les choix de programme pour pouvoir donner le meilleur aux Jeux. »

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