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Guillaume CIZERON

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Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron

Triples champions du monde et quadruples champions d'Europe, les danseurs sur glace français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont terminé à la deuxième place de la compétition olympique à PyeongChang 2018 derrière les Canadiens Tessa VIrtue et Scott Moir. Encore très jeunes, détenteurs des records du monde de points des programmes court, libre et du total, ils sont déjà repartis sur un cycle de quatre ans afin de défendre leurs chances en 2022 à Beijing.

Une fière tradition

Le patinage artistique français a toujours eu de très performants couples de danse sur glace depuis les années 1990 : Isabelle et Paul Duchesnay, champions du monde 1991, médaillés d’argent à Albertville en 1992, Marina Anissina et Gwendal Peizerat, médaillés d’or mondiaux en 2000, champions olympiques à Salt Lake City en 2002, Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder, olympiens en 2006 (4es) et 2010 (6es), eux aussi champions du monde en 2008, et encore Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat, doubles médaillés mondiaux, doubles champions d’Europe, 4es à Sotchi en 2014.

De brillants successeurs

Mais leurs successeurs font plus vite, plus haut et plus fort.  Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, respectivement 22 et 23 ans, sont déjà en 2018 triples champions du monde, quadruples champions continentaux et vice-champions olympiques. Ils ont commencé à dominer leur discipline sur la scène internationale juste après les Jeux de Sotchi 2014. Comme l’explique Guillaume Cizeron : "Malgré le fait qu'on ne soit qu'au début de notre carrière et assez jeunes, on est en train de laisser une empreinte dans le patinage, mais j'espère surtout que cela se fera dans la durée".

Enfants et déjà partenaires sur la glace

Gabriella Papadakis naît le 10 mai 1995 à Clermont-Ferrand. Sa mère, Catherine, est entraîneuse de patinage artistique. Guillaume Cizeron voit le jour le 12 novembre 1992 à Montbrisson. Lui aussi baigne dans ce milieu dès le plus jeune âge, son père Marc est le président du club Clermont Auvergne de danse sur glace. Sur la suggestion de Catherine qui sera leur premier entraîneur, ils commencent à patiner ensemble à l’âge de 9-10 ans. Ils progressent donc sportivement l’un avec l’autre, mariant entraînement intensif et scolarité. "Ça se fait naturellement quand on a 12-13 ans, et on pense d’abord à être champions de France", a expliqué Gabriella. "Et quand on participe à sa première compétition internationale, on veut finir premier », ajoute Guillaume.

Premières grandes victoires internationales

Déjà brillants au niveau international junior (ils sont notamment vice-champions du monde 2013 à Milan malgré une blessure à la cheville de Gabriella), ils débutent en seniors lors de l’hiver olympique 2013-2014 et terminent à la 13e place de leurs premiers Mondiaux en mars 2014. Ils partent alors s’entraîner au Canada, à Montréal. Papadakis et Cizeron signent leur première grande victoire dans le Grand Prix ISU à Shanghai en novembre de la même année (Coupe de Chine), puis s’imposent dans la foulée à Paris dans le Trophée de France "On veut innover, faire ce que personne n'a jamais fait et emmener le patinage dans une direction nouvelle", explique Gabriella Papadakis.

Deux doublés à la suite

En janvier 2015, le jeune duo français signe les meilleurs scores du programme court et de la danse libre lors des Championnats d’Europe disputés à Stockholm (Suède), leur première victoire continentale. Le 27 mars 2015, ils sont sacrés champions du monde à Shanghai (Chine) après un libre éblouissant patiné sur le concerto n°23 de Mozart qui leur vaut 112,34 points, le meilleur score de leur carrière, et alors qu’ils étaient au 4e rang après le programme court. "C'était un moment très intense de plaisir, de grâce, ce qu'on voulait arriver à faire. On est vraiment au début de notre carrière donc on ne l'espérait vraiment pas, en fait. On s'impressionne nous-mêmes !", déclare alors Guillaume Cizeron. Ils conservent leurs deux titres en 2016, toujours grâce à des prestations exceptionnelles dans le libre : en janvier à Bratislava (Slovaquie) et en mars à Boston (USA).

 Le retour de Tessa Virtue et Scott Moir

À Montréal, Gabriella et Guillaume s’entraînent avec le couple canadien champion olympique en 2010 et médaillé d’argent en 2014, Tessa Virtue et Scott Moir qui ont rechaussé les patins après une pause de deux ans. Ces derniers leur font subir en décembre 2016 leurs premières défaites internationales depuis la saison 2014-2015, lors du trophée NHK à Sapporo (Japon), puis de la finale du Grand Prix ISU à Marseille (France). Mais le 28 janvier 2017 à Ostrava (République tchèque), Papadakis et Cizeron sont sacrés champions d’Europe pour la troisième fois consécutive. Lors des Championnats du monde 2017 à Helsinki en mars, Virtue et Moir les devancent à nouveau. La saison olympique s'annonce très chaude !

À coups de records du monde jusqu'aux Jeux de PyeongChang

Sur le circuit international ISU avant les Jeux de PyeongChang, les deux couples favoris pour le titre ne se croisent pas sur la glace. Papadakis et Cizeron sont les premiers à fracasser la barre des 200 points pour le total lors de la Coupe de Chine le 4 novembre 2017. Puis ils dépassent une autre marque : celle des 120 points pour la danse libre, aux Internationaux de France deux semaines plus tard. Finalement, leur seule confrontation avant l'explication prévue sur la glace de Gangneung a lieu lors de la finale du Grand Prix à Nagoya (Japon) le 9 décembre : les Français l'emportent en améliorant leur record du monde (202,16 points), terminant premiers du court comme du libre devant les Canadiens (199,86 points). 

Médaillés d'argent olympiques et champions du monde pour la 3e fois

Un problème de costume pour Gabriela Papadakis, qui les désynchronise un bref instant lors de leur programme court des Jeux de PyeongChang le 19 février, laisse les deux Français un point derrière leurs grands rivaux nord-américains. Ils ne parviennent pas à rattraper le retard ainsi pris lors de leur libre, toutefois éblouissant puisqu'il leur vaut un nouveau record à 123,25 points. Mais Virtue et Moir sont aussi très brillants et s'adjugent l'or pour la deuxième fois après leur victoire en 2010 avec un total record de 206,07 contre 205,28 pour les Français. "Nous avons tout donné et je suis heureux de ce que l’on a accompli", dit Guillaume Cizeron. "C’était quasiment parfait et nous pouvons être fiers de nous."

Un mois plus tard, le 24 mars à Milan (Italie), Papadakis et Cizeron remportent leur troisième titre mondial en emmenant leur discipline encore plus haut :  records de points pour le court (83,73), Pour le libre (123,47) et pour le total (207,20), très loin devant les Américains Hubbell/Donohue (196,64) et les Canadiens Weaver/Poje (192,35).  "Ce n'est pas une revanche parce que Tessa Virtue et Scott Moir n'étaient pas là", dit Guillaume Cizeron. "Evidemment on avait envie de terminer la saison sur une bonne note, et encore plus quand c'est après les Jeux, où on n'a pas réussi à aller chercher la médaille qu'on voulait", ajoute Gabriela Papadakis.

Rendez-vous en 2022 à Beijing

D'autres exploits sont à prévoir et une nouvelle participation aux Jeux d'hiver est d'ores et déjà au programme. "On repart sur quatre ans. Il va falloir qu'on fasse évoluer notre style. Quoi exactement, on n'a encore rien décidé, on était vraiment très concentrés sur la saison olympique. Mais on est encore passionnés, on a encore envie de faire des choses nouvelles", annonce Gabriela Papadakis. "On va essayer de continuer à progresser dans la danse, dans les concepts, de continuer à faire des choses osées, à faire avancer la danse sur glace dans une direction moderne et actuelle", conclut Guillaume Cizeron.

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