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YARNOLD Lizzy (Elizabeth)

Elizabeth YARNOLD

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La Britannique n°1 des Jeux Olympiques d'hiver

En conservant au bout du suspense son titre olympique de skeleton féminin à PyeongChang 2018, quatre ans après sa victoire impériale à Sotchi, Elizabeth "Lizzy" Yarnold est devenue la plus grande olympienne hivernale de son pays, la seule à totaliser deux médailles d'or, la seule à avoir réussi à gagner deux fois d'affilée !

La révélation olympique

Née à Sevenoaks dans le Kent, « Lizzy » Yarnold a une véritable révélation à l’âge de 11 ans, en assistant aux Jeux de Sydney 2000. « Je crois que j’ai voulu devenir une olympienne quand j’ai regardé Denise Lewis s’imposer dans l’heptathlon. Elle avait un bras couvert du magnifique dessin du Team GB et l’autre bras nu, et elle était vraiment superbe. Un athlète au top, une femme 
forte », se souvient-elle. « Je crois que j’ai juste voulu suivre sa trace et quand j’ai commencé le skeleton à 19 ans, j’ai adoré tout ce qui faisait ce sport et j’ai voulu m’améliorer, et m’améliorer encore ». Lizzy participe en effet au programme de détection de talents britanniques « Girls4Gold » en 2008, en espérant être sélectionnée pour devenir pentathlète de haut niveau. « Mais ils m’ont dit que le skeleton me conviendrait mieux. Je dois admettre que je n’en avais jamais entendu parler avant ça. Mais depuis lors, je n’ai jamais plus regardé en arrière ».

Sur les traces de ses glorieuses devancières

Lizzy Yarnold débute en Coupe d’Europe de skeleton en 2010, dans la foulée de la médaille d’or de sa compatriote Amy Williams aux Jeux de Vancouver. Elle remporte ses deux premières victoires sur la piste d’Igls (Autriche) les 4 et 5 décembre. L’année suivante, elle est vice-championne du monde junior à Park City (USA). En 2012, elle monte sur ses premiers podiums en Coupe du monde et prend le bronze des Mondiaux disputés à Lake Placid (USA). À partir de l’hiver 2013-2014, Lizzy Yarnold s’installe au sommet de sa discipline, aligne les victoires sur toutes les pistes, et lorsqu’elle se présente en février à Sotchi, elle vient de remporter le classement général de la Coupe du monde.

« Je ne me mets pas de pression »

Avant de jouer le titre olympique 2014, Lizzy remarque : « On ne peut pas s’entraîner sur la glace durant huit mois de l’année. Sur les pistes, nous avons six descentes d’entraînement à chaque fois et c’est tout. Ce n’est pas comme les pratiquantes qui disposent de pistes dans leurs pays et peuvent les dévaler des centaines de fois, mais c’est un avantage pour nous, les Britanniques, parce que nous apprenons vite, nous savons ce que nous faisons, et nous avons une grande et belle équipe. Tout ce qui compte, c’est s’éclater dans son sport et prendre du plaisir. J’ai tellement de chance de pouvoir faire ça tous les jours ! Être heureuse, m’amuser, c’est ce qui me permet d’avoir des résultats. Je ne me mets pas de pression, je sais que je peux réussir et je fais toujours du mieux que je peux ».

Une victoire romantique à Sotchi

Lors des Jeux de Sotchi, les 13 et 14 février 2014, Lizzy se montre impériale. Elle remporte les quatre manches, bat deux fois le record de la piste Sanki et s’impose au final avec une avance de près d’une seconde sur l’Américaine Noelle Pikus-Pace. « Ma maman, mon papa et mes sœurs sont là, et je n’aurais pas pu le faire sans eux ou sans l’équipe britannique de skeleton. Je suis championne olympique ! », s’exclame-t-elle. « Je suis tellement heureuse d’en être là après avoir travaillé si dur ces cinq dernières années ! Ça valait la peine ! Et puis c’est magnifique, c’est la Saint-Valentin. C’est aussi une victoire romantique… »

Toujours aussi forte avant le break

À 26 ans, Lizzy Yarnold continue à briller sur les toboggans de glace. Championne d’Europe 2015 à Igls en février, championne du monde à Winterberg en mars, avec au final une belle avance de 67/100e sur l'étoile montante du skeleton allemand Jacqueline Lölling, cinq victoires sur huit épreuves de la Coupe du monde 2014-2015 qu’elle termine au 2e rang à quelques points de l’Autrichienne Janine Flock.  « Que j’ai gagné l’or olympique ou pas, cela n’a pas d’importance. J’essaye juste de devenir une meilleure athlète », explique Lizzy. Mais à la fin de l'année, elle décide de faire un break d'un an en évoquant une grande fatigue physique et mentale, tout en expliquant qu'elle n'abandonne pas son sport et qu'elle reviendra "régénérée" pour préparer la défense de son titre olympique à PyeongChang 2018.

Un deuxième titre olympique au bout du suspense

Lizzy Yarnold reprend la compétition lors de la saison 2016-2017 sans obtenir de résultat significatif jusqu'à l'échéance olympique (seulement deux podiums en Coupe du monde, à Lake Placid en décembre 2016 et en novembre 2017). Porte-drapeau du "Team GB" lors de la cérémonie d'ouverture des XXIIIe Jeux d'hiver, elle arrive au centre de glisse d'Alpensia affaiblie par une infection pulmonaire. Et bien qu'elle prenne les devants en première manche le 16 février, 8/100e devant Jacqueline Lölling, 15/100e plus rapide que Janine Flock, elle racontera ensuite avoir été sur le point de se retirer de la compétition olympique. "Mon infection m'empêchait de respirer correctement. J'ai juste essayé de disputer la 2e manche", où elle signe le 9e chrono pour achever la journée à la 3e place du classement général, à 10/100e de Lölling qui s'est installée en tête.

"Si ma kiné Louise Turner ne m'avait pas encouragée à reprendre la piste, je pense que je n'en serais pas là. J'étais comme étourdie, je ne pouvais pas respirer. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé. J'étais malade depuis une semaine", raconte-t-elle. Et le lendemain en 3e manche, elle se replace en 2e position, à 2/100e de Janine Flock désormais aux commandes. Tout se joue donc dans une dernière manche où la championne britannique de 29 ans réalise une performance ahurissante, en battant le record de la piste en 51.46 à la moyenne de 127,9 km/h. Au final, elle s'impose avec 45/100e d'avance sur Jacqueline Lölling, alors que sa compatriote Laura Deas vient prendre la médaille de bronze à 63/100e, repoussant Janine Flock à la 4e place.

"J'ai résisté à la pression en quatrième manche grâce à beaucoup de pratique, je l'ai déjà fait des centaines de fois : être consistante, répéter la performance, croire en moi. Cela veut tout dire ", explique Lizzy Yarnold qui devient pour les médias britanniques "Great Britain's greatest ever Winter Olympian", c'est-à-dire la seule athlète de son pays à avoir réussi à conserver un titre olympique aux Jeux d'hiver, l'olympienne la plus décorée en skeleton. En avril, elle parcourt triomphalement son comté du Kent dans un bus à impériale découvert, applaudie au bord des routes par des milliers de fans, dont beaucoup d'enfants.  "Elle nous donne l'espoir de pouvoir réussir tout ce que nous voulons", dit d'ailleurs l'un deux.

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