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Elise CHRISTIE

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"Je reviendrai à Beijing en 2022 !"

Elise Christie, qui a écrit l'histoire du short track britannique en gagnant les trois premières médailles d'or mondiales de son pays en 2017 (1000 m, 1500 m et toutes distances), a connu une série de désillusions aux Jeux d'hiver, à Sotchi en 2014 comme à PyeongChang en 2018. Sa quête du podium olympique reprendra à Beijing en 2022. 

Le choix du patinage de vitesse sur piste courte

Elise Christie naît à Livingston en Écosse (25 km à l’est d’Edimbourg) et commence par la pratique du patinage artistique. « Mais un club de short track a ouvert dans notre patinoire et j’ai commencé à m’entraîner une fois par semaine jusqu’à mes 15 ans ». Elle est en effet invitée à rejoindre l’équipe nationale et choisit alors de se concentrer pleinement sur son sport, s’installant à Nottingham pour s’entraîner à plein temps, tout en suivant ses études. Brillante junior, elle est sélectionnée à 19 ans dans dans le « Team GB » pour vivre sa première expérience olympique sur la glace du Pacific Coliseum de Vancouver lors des Jeux d’hiver de 2010 où elle participe à trois épreuves avec, comme meilleur résultat, une 11e place sur 500 m.

Première médaillée mondiale britannique

Dans la foulée, elle va écrire des pages d’histoire pour le short track britannique : lors de la saison 2012-2013, elle est la première à monter sur un podium aux Championnats du monde (3e du 1000 m à Debrecen en Hongrie), puis la première à remporter un classement de Coupe du monde, celui du 1000 m. Aux Championnats d’Europe de Malmö en janvier 2014, elle remporte deux médailles d’or, avant de se rendre à Sotchi pour y vivre des Jeux pour le moins compliqués.

Cauchemar à Sotchi

Elise Christie, qui dispute déjà à 23 ans ses deuxièmes Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi 2014, va y vivre un véritable cauchemar. Elle se présente pourtant sur la glace de l’Iceberg en championne d’Europe en titre du 1000 m et du 500 m, mais tout va aller de travers. Pour diverses raisons, elle est en effet disqualifiée de chacune de ses trois courses, et notamment après la finale du 500 m qu’elle termine en passant la ligne d’arrivée en 2e position, mais après avoir bousculé l’Italienne Ariana Fontana. Ces Jeux seront suivis d’un torrent d’attaques sur les réseaux sociaux. De cette expérience, elle dira « J’ai été très proche de tout laisser tomber. Je ne pensais pas que le sport pouvait avoir un tel impact sur ma vie, et je n’aurais jamais continué après Sotchi si je n’avais pas reçu le soutien de tant de gens".

Victoire dans la course préolympique de PyeongChang

Elle repart donc sur les chapeaux de roue : double championne d’Europe toutes distances en 2015 à Dordrecht (Pays-Bas) et en 2016 à Sotchi, première Britannique à gagner deux médailles d’argent lors des Championnats du monde de Moscou 2015 (500 m et 1000 m), brillante en Coupe du monde avec en particulier une victoire et une 2e place sur 1000 m lors de l’étape préolympique de Gangneung à PyeongChang en décembre 2016. Cette montée en puissance va connaître un magnifique aboutissement lors des Mondiaux de Rotterdam en mars 2017.

Championne du monde pour l’histoire

Lorsqu’elle remporte la médaille d’or sur 1500 m devant la Canadienne Marianne Saint-Gelais et la Coréenne Shim Suk-Hee, elle ouvre le palmarès du short track féminin britannique aux Championnats du monde. Et ce n’est pas fini ! Elise Christie est ensuite titrée sur 1000 m et prend le bronze sur 3000 m : au total, elle est championne du monde toutes distances avec 89 points, devant Saint-Gelais (68 pts) et Shim (52 pts). Le 12 mars 2017 est évidemment une date historique pour le short track made in GB. Le regard d’Elise Christie se tourne dès lors vers l’objectif suprême, les Jeux d’hiver de 2018. « C’est bizarre, mais j’ai probablement mes plus grands fans en Corée du Sud. Quand j’ai gagné l’épreuve test à Pyeongchang, tout le monde criait pour me pousser, c’était un sentiment merveilleux ». Elle ajoute : « Je veux définitivement devenir championne olympique. Physiquement et psychologiquement, je me sens dans l’état idéal pour être capable de le faire ».

La chance ne sourit pas à PyeongChang 2018

Ça commence fort pour Elise Christie dans l'arène de glace de Gangneung le 10 février, avec un record olympique dans les séries du 500 m (42.872), qu'elle améliore en quart de finale (42.703), avant que la Coréenne Choi Min-jeong ne fasse mieux en demi (42.422). Dans le dernier tour de la finale, la Britannique chute alors qu'elle est à la lutte avec la Néerlandaise Yara Van Kerkhof qui va aller prendre la médaille d'argent derrière l'Italienne Arianna Fontana. Quatre jours plus tard, Elise Christie tombe encore lourdement et se blesse à la cheville droite, lors des demi-finales du 1500 m après une collision avec la Chinoise Li Jinyu. Elle prend toutefois le départ des séries du 1000 m le 20 février, et son parcours s'achève dans la douleur sur une disqualification (carton jaune) après qu'elle ait pris la 2e place de sa série.

"Je peux vous promettre que je me remettrai de ça. Je serai présente à Beijing en 2022. Je pense que je peux définitivement gagner une médaille aux Jeux. C'est juste frustrant de penser que je vais devoir attendre quatre ans pour tout mettre en place", dit à 27 ans la triple championne du monde. Elle n'exclut pas non plus de se mettre à la longue piste pour éventuellement s'aligner dans les deux sports lors des prochains Jeux d'hiver. La quête du podium olympique continue...

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