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ATHENES 1896

LE PROJET

L’origine du stade panathénaïque remonte à l’Antiquité. Au IVe siècle avant notre ère, l’orateur Lycurgue coordonne les travaux qui consistent principalement à réaliser les terrassements nécessaires pour le façonner. À cette époque, les spectateurs s’asseyent à même le sol. La zone de compétition est délimitée par un parapet de pierre. Au IIe siècle de notre ère, parmi les développements importants réalisés par Hérode Atticus, des gradins en marbre sont ajoutés et le stade passe d’une forme rectangulaire à celle d’un fer à cheval. Toutefois, au fil des siècles, l’ouvrage tombe à l’abandon et ses matériaux sont réutilisés pour d’autres constructions. Ce n’est que dans la seconde moitié du XIXe siècle, à la suite de fouilles archéologiques, que les premiers travaux de réhabilitation raniment l’édifice.

Au début de l’année 1895, alors que les préparatifs de l’organisation des premiers Jeux Olympique de l’ère moderne sont repris par le Prince héritier Constantin, le stade panathénaïque est envisagé comme la pièce maîtresse de l’événement. Un sous-comité est alors constitué pour sa reconstruction, sur le modèle de l’édifice antique.

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ARCHITECTURE

Le stade tire profit de la topographie puisqu’il est construit dans une dépression créée par deux collines. En forme de fer à cheval ouvert au nord-ouest, l’édifice, constitué de deux longs côtés, est fermé dans sa partie sud-est par une tribune semi-circulaire appelée sphendoné. Pour les Jeux de 1896, faute de temps, seuls les gradins inférieurs du sphendoné et les quatre premiers rangs des longs côtés sont en marbre. Le reste des gradins est constitué de pierre de poros ou de bancs en bois peints en blanc. Ils sont convertis en marbre après les Jeux et finalisés en 1904. Un diazoma, couloir horizontal qui fait le tour du stade, sépare les 24 rangées des gradins inférieurs des 23 rangées des gradins supérieurs.

À l’occasion des Jeux de 1896, le pont qui enjambe la rivière Ilissos devant le stade est élargi d’environ 12 mètres afin de faciliter l’accès depuis la ville. De plus, des passerelles en bois sont ajoutées.

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PARTICULARITÉS

Un tunnel vouté de 70 m de long, creusé dans la roche, relie le stade à l’extérieur en passant sous la tribune sud-est. Datant de l’Antiquité, son rôle premier n’est pas confirmé ; selon certaines sources, il a peut-être servi d’entrée aux athlètes et aux arbitres, ou même à des bêtes sauvages utilisées pour des combats. Au début du XIXe siècle, le voyageur Edward Dodwell raconte que des offrandes y étaient déposées. Simone Pomardi, un artiste peintre qui l’accompagne, décrit des rites secrets pratiqués par des jeunes femmes dans le but d’inciter le Destin à leur donner un bon mari. Le tunnel est utilisé comme vestiaire durant les Jeux de 1896.

Quand on en entend parler, ce n’est pas tellement extraordinaire, mais quand on le voit c’est une merveille que le stade de marbre blanc. Pausanias Pausanias mentionne le stade à l’époque d’Herode Atticus dont il est contemporain (IIe s. de notre ère).
APRÈS LES JEUX

Le lien entre le stade panathénaïque et les Jeux Olympiques modernes se poursuit bien au- delà de 1896. L’édifice accueil les compétitions de tir à l’arc et l’arrivée des marathons féminin et masculin lors des Jeux Olympiques à Athènes en 2004. De plus, dans le cadre du relais de la flamme olympique, c’est lors d’une cérémonie organisée habituellement dans le stade panathénaïque que le Comité Olympique Hellénique, responsable du relais sur le sol grec, remet la flamme au comité d’organisation des Jeux Olympiques.

Tout au long du XXe siècle, le stade accueille de nombreuses célébrations et des événements tant sportifs que culturels comme les premiers Jeux balkaniques en 1929, la finale de la Coupe des coupes de basketball en 1968 ou encore la cérémonie d’ouverture des Championnats du monde d’athlétisme en 1997.

En avril 2010, grâce aux efforts du Comité Olympique Hellénique, l’édifice est ouvert au public et devient une attraction touristique.

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LE SAVIEZ-VOUS ?

- La totalité du financement de la restauration de l’édifice à l’occasion des Jeux est prise en charge par Georges Avéroff, un mécène privé. En guise de reconnaissance, une statue à son effigie réalisée par le sculpteur Georges Vroutos est érigée à proximité du stade. Elle est toujours visible aujourd’hui.

- Comme le mentionne Aristéa Papanicolaou-Christensen, les pierres nécessaires aux travaux de rénovation de 1895-1896 proviennent de multiples carrières, en particulier des carrières de poros du Pirée et de celles de marbre du mont Pentélique. Depuis ce dernier, les blocs sont acheminés par chariots et terminés sur place.

- À partir des Jeux Olympiques de 2004 à Athènes, le stade panathénaïque est représenté sur l’avers des médailles remises aux vainqueurs des Jeux Olympiques d’été.

SOURCES

- Aristéa Papanicolaou-Christensen, Le stade panathénaïque : son histoire au fil des siècles, Ministère hellénique de la culture, Société historique et ethnologique de Grèce, Athènes, 2003, pp. 11, 21, 26, 47-48, 76, 80, 85, 117, 122,
- Edward Dodwell, Classical and topographical tour through Greece during the years 1801, 1805 and 1806, vol. 1, Londres, 1819, pp. 409-410.
- Panathenaic Stadium : discover 2.500 years of history, Comité Olympique Hellénique, n. d., pp. 3,
- 5 Pausanias mentionne le stade à l’époque d’Herode Atticus dont il est contemporain (IIe s. de notre ère).
- Panathenean stadium : a symbol through time : Athens-Greece, Comité Olympique Hellénique, n. d., n.
- Pausanias, Description de la Grèce, tome 1, Introduction générale, livre 1, L’Attique, texte établi par Michel Casevitz, traduit par Jean Pouilloux, Les Belles Lettres, Paris, 1992, pp. 63-64.
- Simone Pomardi, Viaggio nella Grecia fatto da Simone Pomardi negli anni 1804, 1805, e 1806, vol. 1, Rome, 1820, pp. 153-156.
- The Olympic Games 776 B.C. - 1896 A.D., C. Beck, Athènes, H. Grevel, Londres, 1896, 2, pp. 16-23, 33-38, 42, 51, 55, 111.



STADE OLYMPIQUE
Dénomination: Son nom de « panathénaïque » signifie qu’il est destiné à tous les Athéniens. L’édifice porte également le surnom de Kallimàrmaro qui signifie « aux beaux marbres ».
Localisation: Avenue Vasileos Konstantinou, Athènes, Grèce
Statut: Rénové pour les Jeux. Utilisé actuellement.
Concepteurs: Stade d'origine (IVe s. av. J.-C.) : Lycurgue Transformation (IIe s.) : Hérode Atticus Restauration 1895-1896 : Anastase Métaxas
Coût: 920 000 drachmes (restauration 1895-1896)
Capacité: ~60 000 spectateurs
Dimensions: 268 m de long sur 141 m de large et 22,5 m de haut
Données additionnelles : Surface totale de 33 100 m2. Le volume de marbre utilisé représente ~29 400 m3.
Construction: IVe siècle av. J.-C., IIe siècle (transformation), 1895-1896 (restauration)
Inauguration officielle : -
Evénements durant les Jeux : Athlétisme (y compris l’arrivée du marathon), lutte et gymnastique (qui comprend aussi l’haltérophilie dans son programme). Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux.


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