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IOC/Ian Jones
Dans le droit fil de l'Agenda olympique 2020, le Comité International Olympique (CIO) avait lancé le tout premier programme d'artistes en résidence. Ce dernier complétait le programme culturel proposé par le comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO) et d'autres acteurs de la scène culturelle.

À travers l’art, un langage universel, ce programme offrait aux artistes la possibilité de livrer leur propre interprétation des Jeux et d’ouvrir ainsi l’Olympisme et ses valeurs au plus grand nombre.

Ce programme était mis sur pied pour la toute première fois à Rio de Janeiro, du 5 au 21 août 2016, durant les Jeux de la XXXIe Olympiade.

À Rio, JR, un artiste contemporain français, Tilman Spengler, un écrivain allemand, et Gerald Andal (États-Unis), jeune talent du numérique, expérimentaient de nouvelles expressions de l'art olympique !

JR possède la plus grande galerie d’art du monde. Il expose librement sur les murs du monde entier, attirant ainsi l'attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle l'art, l'action, traite d'engagement, de liberté, d'identité et de limite.

JR crée un "art infiltrant" qui s'affiche sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d'Afrique ou dans les favelas au Brésil. De vieilles femmes se transforment en modèles pour une journée et des enfants en artistes pour une semaine. Dans ces actions artistiques, aucune scène ne sépare les acteurs des spectateurs.

L'anonymat de JR et l'absence d'explication accompagnant ses immenses portraits lui permettent de laisser un espace libre pour une rencontre entre un sujet/acteur et un passant/interprète, ce qui constitue l'essence de son œuvre. C'est sur cela que JR travaille, poser des questions...

En confiant à JR l’opportunité de saisir cette "humanité en mouvement" par le biais d’un projet artistique d’envergure, le CIO nourrit les liens entre la culture et le sport et renoue avec les idéaux de Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques modernes.

À Rio, JR travaillait sur deux projets : "The Giants" (nom provisoire) et "Inside Out Project Rio 2016".

Avec "The Giants", JR  photographait des athlètes dont l’identité s’efface derrière la beauté du "geste parfait" d’une discipline olympique reconnaissable au premier coup d’œil : le plongeon, le saut en hauteur ou la natation. Ces images gigantesques étaient installées en noir et blanc sur des échafaudages de très grande taille qui faisaient partie intégrante de l’installation. Eux seuls étaient capables de soutenir le gigantisme de l’image. Trois "Géants" étaient présents dans la ville de Rio : à Flamengo, Barra da Tijuca et Botafogo.

Pour "Inside Out Project Rio 2016", les participants entraient dans un camion cabine photographique customisé qui prendrait les allures d’un immense appareil photo mobile. Ils étaient invités à prendre une pose originale. Leur portrait était pris. Ils indiquaient leur nom, prénom et adresse électronique. Quelques secondes plus tard, un poster en noir et blanc de grand format (90 x 135 cm) était imprimé et sortirait à l'extérieur du camion. Les participants étaient ensuite invités à coller leur portrait dans l’espace urbain aux alentours du camion (à Rio sur la Praça Maua) pour ainsi faire partie d'une œuvre collaborative. Le projet baptisé #IOPRio2016 entendait mettre des visages sur ceux qui sont et font les Jeux Olympiques. Pour Pierre de Coubertin, "l'Olympisme est un renverseur de cloisons. Il réclame l'air et la lumière pour tous". Les portraits de ces acteurs des Jeux qui contribuent à la réussite de la manifestation olympique méritent cette lumière.

Une galerie constituée de tous les portraits est accessible sur le site web consacré au projet : http://www.insideoutproject.net/rio2016/en/

Tilman Spengler est un écrivain allemand, sinologue et directeur littéraire. Il est l’auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages qui ont été traduits dans 21 langues. Il a par ailleurs reçu plusieurs prix littéraires durant sa carrière.

À Rio, Tilman Spengler tentait de présenter les Jeux sous un éclairage différent. Comme il le dit lui-même, "il y aura des milliers de journalistes sportifs professionnels compétents qui écriront des articles ou réaliseront des reportages sur les principaux sujets". Aussi essayait-il de "trouver une perspective qui n’est pas déjà couverte par des collègues ayant une plus grande expérience, un œil plus averti et une meilleure formation que [lui]".

Textes écrit par Tilman Spengler à Rio: 

En arrivant à Rio

Identité

La cérémonie d'ouverture

Réfugiés

Volontaires

Gerald Andal est Américain. Il est éditeur de vidéos pour une société spécialisée dans l’immobilier et, à côté, il aime réaliser des vidéos pour Vine.

Lorsqu'il a commencé à faire des vidéos pour Vine, il n’aurait jamais imaginé s’en servir pour faire quelque chose de créatif. C’est là en effet qu’il a commencé à expérimenter différentes techniques, qu’il a amélioré son art et qu'il a eu la chance d’avoir du travail sur des vidéos labellisées Vine.


À Rio, il réalisait des vidéos sur Vine qui montraint les Jeux Olympiques sous un angle que la plupart des gens ignore. Il voulait saisir la vitalité de Rio de Janeiro, l’énergie et le rythme des compétitions ou encore les moments entre deux épreuves, lorsque les athlètes se préparent. Peut-être que certains athlètes pratiquent des rituels qui méritent d’être filmés lorsqu’ils sont sur le point de concourir devant des millions de personnes. Il espèraitobtenir un bon mélange des différents types d’environnements, qu’il s’agisse d’un vaste terrain ou d’un petit espace intime.

vine.co/Gerald.Andal




Galerie

Le sport doit être envisagé comme producteur d'art et comme occasion d'art. Il produit de la beauté puisqu'il engendre l'athlète qui est de la sculpture vivante. Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin, fondateur du Mouvement olympique
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