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Aron SZILAGYI

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Dans la légende du sabre olympique

Áron Szilágyi est le double tenant du titre olympique du sabre masculin. Il n’est que le 5e escrimeur à  réaliser le doublé dans son arme depuis 1896 ! Seulement âgé de 26 ans au moment de son triomphe à Rio 2016, le champion hongrois peut viser une inédite passe de trois en 2020 à Tokyo ! 

L’élève de Gyorgi Gerevich
La Hongrie est une des nations les plus brillantes en escrime aux Jeux Olympiques (87 médailles dont 37 en or depuis 1896), et plus particulièrement au sabre.  Ainsi, les spécialistes magyars ont remporté 11 titres sur 12 possibles dans cette arme entre 1908 et 1964. Parmi eux, Aladár Gerevich (1910-1991) s’est taillé la part du lion, avec un record de 10 podiums dont 7 médailles d’or en individuel et par équipes entre les Jeux de 1932 à Los Angeles et ceux de 1960 à Rome. C’est avec son fils, le maître d’armes Gyorgi Gerevich qu’Áron Szilágyi fait ses gammes à partir de l’âge de 9 ans, dans la salle du Vasas SC, le club de la capitale Budapest. Gerevich père et fils sont les véritables héros du jeune Áron, ceux qui l’auront inspiré dans son ascension vers les sommets internationaux. 

Médaillé d’or mondial par équipes à 17 ans 
Si brillant, Áron Szilágyi, encore cadet, intègre en 2007 l’équipe nationale hongroise lors des championnats du monde FIE disputés à Saint-Petersbourg (Russie) où il remporte une première médaille d’or dans l’épreuve par équipes avec Tamás Decs, Balázs Lontay et Zsolt Nemcsik, en battant en finale la France, tenante du titre, 45 à 43. Leur première victoire dans cette épreuve depuis 1998 ! L’Année suivante, à 18 ans, il dispute ses premiers Jeux à Beijing où il est éliminé en 1/8e de finale par l’Américaine Keeth Smart (15-10), tandis que son équipe chute en quarts face aux USA (44-45).  En 2009, l’équipe Hongroise de sabre remporte le bronze aux Mondiaux d’Antalya (Turquie) et en 2011, Áron Szilágyi termine 3e en individuel des championnats d’Europe de Sheffield (Royaume-Uni). 

Champion olympique à Londres 2012
Avec sa devise, « On ne peut pas toujours gagner, mais il vous faut toujours essayer », le droitier de Budapest se présente le 29 juillet 2012 à l’Excel de Londres avec le rang de 6e mondial. Il est le seul Hongrois qualifié pour ce tournoi olympique qui compte 36 concurrents au départ. Il va se montrer irrésistible ! En seizièmes de finale, son adversaire Malaisien Yu Peng Kean ne voit pas le jour (15-1). Au tour suivant, Szilágyi sort le vainqueur des Jeux de Beijing 2008, le Chinois Zhong Man (15-10). En quarts, sa victime est l’Allemand Max Hartung (15-13) et en demi-finale, il écarte sèchement le Russe Nikolay Kovalev (15-7). Dans le match pour l’or, le jeune champion hongrois affronte l’Italien Diego Ochiuzzi et se détache 7-0 en un rien de temps. L’escrimeur italien réussit  à revenir à 9-5 puis à 12-7, mais Szilagyi est tout simplement impossible à arrêter : 15-8. Il devient le premier sabreur vainqueur pour son pays depuis Bence Szabo à Barcelone 1992 !

Porte-drapeau de la délégation hongroise à Rio 
Par la suite, l’athlète d’1,80m pour 78 kg, devenu citoyen d’honneur de Budapest et récipiendaire de l’ordre du Mérite hongrois, ne quitte plus le Top 3 du classement mondial. Il remporte le bronze en individuel aux Mondiaux de Budapest 2013, termine à la même place par équipes à ceux de Kazan (Russie) en 2014, et enfin, s’adjuge son premier titre continental à Montreux (Suisse) en juin 2015, où il s’impose en finale 15-11 face à Max Hartung malgré une blessure à la cheville droite. Lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux de Rio, le 5 août 2016 au Maracanã, il est le porte-drapeau de la délégation hongroise. 

Un parcours royal sur la piste aux étoiles carioca 
Et le revoilà sur la piste aux étoiles, 48 heures plus tard, devant le public de l’arène Carioca, où il élimine sans trembler le Mexicain Julian Ayala (15-9), le Bélarus Aliaksandr Buikevich (15-12), le Roumain Tiberiu Dolniceanu (15-10) en quart de finale, puis le coréen Kim Jung-hwan sur le même score de 15-10 en demi-finale. Dans un tournoi où tous les favoris ont trébuché, comme le n°1 mondial Alexei Yakimenko champion du monde en titre, son compatriote Nikolai Kovalev titré en 2014, ou encore le coréen n°2 mondial Gu Bon-gil, Áron Szilágyi est finalement le seul à tenir son rang. 

Rendez-vous à Tokyo en 2020 ! 
En finale, Áron Szilágyi bat l'Américain Daryl Homer, dans un match où il n’a jamais été en danger, 15-8. Il entre dans la légende du sabre en faisant le doublé, comme ses compatriotes Jeno Fuchs (1908-1912), Rudolf Karpaty (1956-1960), le Soviétique Viktor Krovopuskov (1976-1980) et le Français Jean-François Lamour (1984-1988). « Quand je me suis entraîné cet été, j'avais à l'esprit le fait de faire le doublé et de rejoindre ces légendes du sabre », explique Szilagyi. Désormais, son regard se tourne vers Tokyo 2020, et un triplé que seule l'Italienne Valentina Vezzali (2000, 204, 2008) a réalisé en escrime, au fleuret.

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