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Le CIO a été fondé voici plus d'un siècle pour mettre le pouvoir du sport au service de l'humanité. Traditionnellement, les femmes n’étaient pas autorisées à participer aux Jeux, lesquels étaient exclusivement réservés aux hommes. Cependant, les temps ont changé et le CIO a joué un rôle important en faveur de l'émergence d'une tendance positive visant à valoriser la présence des femmes dans le sport. Au cours des vingt dernières années, le CIO a défendu la participation des femmes à tous les niveaux du sport, encourageant les Comités Nationaux Olympiques (CNO) et les Fédérations Internationales (FI) à renforcer la présence des femmes dans le sport.

Cette section retrace l’historique de la participation des femmes aux Jeux Olympiques et de leur accession à des postes à responsabilités.

Women in Rugby IOC/RUTAR, Ubald

Les femmes aux Jeux

Le succès de la politique de promotion de la femme dans le sport menée par le CIO est notable s'agissant de la participation des femmes aux Jeux. À cet égard, le CIO a notamment élargi le programme féminin, en coopération avec les FI et les comités d'organisation (COJO). Depuis 1991, les nouveaux sports qui souhaitent être admis au programme olympique doivent obligatoirement comporter des épreuves féminines.

Jamais autant d’olympiennes n’avaient pris part aux Jeux Olympiques et aux Jeux Olympiques de la Jeunesse qu’aujourd’hui. La hausse la plus spectaculaire a eu lieu durant les vingt dernières années. À Londres, les femmes ont, et ce pour la première fois, concouru dans tous les sports inscrits au programme olympique, et les Jeux Olympiques à Rio en 2016 ont établi un nouveau record en termes de participation féminine aux Jeux : sur les 11 444 athlètes en lice, 5 176 étaient des femmes (soit plus de 45,2 % des concurrents). De plus, à Rio, l’égalité des sexes a également fait partie de l’héritage des Jeux avec le projet 'One Win Leads to Another' ('Une victoire mène à une autre'), un projet communautaire né d’un partenariat avec ONU Femmes. Lisez l’histoire ici pour en savoir plus.

Une étape importante a été franchie avec l'adoption, en décembre 2014, de l'Agenda olympique 2020. La recommandation 11 impose au "CIO d'œuvrer avec les Fédérations Internationales afin de parvenir à une participation féminine de 50 % aux Jeux Olympiques et d'encourager la participation des femmes et leur présence dans le sport en créant davantage d'occasions de participation aux Jeux Olympiques".

C'est un bond en avant. Nous écrivons une nouvelle page de l'histoire – avec un nombre égal d'hommes et de femmes participant pour la première fois à une édition des Jeux Olympiques ou des Jeux Olympiques de la Jeunesse. C'est non seulement un grand pas en avant dans la mise en œuvre de l'Agenda olympique 2020, mais c'est aussi un jalon important pour le sport féminin et pour le Mouvement olympique dans son ensemble. Président Thomas Bach lors de la réunion de la commission exécutive du CIO, 21 août 2015
Président Thomas Bach lors de la réunion de la commission exécutive du CIO, 21 août 2015

Ces avancées sont aussi le résultat des programmes et bourses proposés par un nombre croissant de CNO pour réduire les inégalités entre les sexes dans le sport. Certains de ces projets sont élaborés avec le soutien direct du CIO, par le biais de la Solidarité Olympique.

Femmes dirigeantes
Le rôle du CIO est d'encourager et soutenir la promotion des femmes dans le sport, à tous les niveaux et dans toutes les structures, dans le but de mettre en œuvre le principe de l'égalité entre hommes et femmes. Charte olympique

Le CIO est parfaitement conscient du fait que l'égalité hommes/femmes aux Jeux Olympiques ne suffit pas. C'est pourquoi il investit dans des initiatives visant à augmenter le nombre de femmes occupant des postes à responsabilités.

Si les participants à la 5e Conférence mondiale du CIO sur la femme et le sport en 2012 ont souligné que le nombre d'athlètes féminines avait augmenté de façon exponentielle et que de nombreux programmes avaient été lancés et des ressources mobilisées pour la formation des femmes à l'exercice des responsabilités, ils ont toutefois regretté que le nombre de femmes élues à des postes décisionnels n'ait pas augmenté au même rythme que le nombre de femmes présentes sur l'aire de compétition.

La déclaration finale a rappelé :

  • la nécessité de faire accéder plus de femmes à des postes de direction et d'encadrement;
  • l'importance de donner un large écho à la décision du CIO d'associer égalité des sexes et bonne gouvernance au sein du Mouvement olympique;
  • la nécessité d'accroître la collaboration et les partenariats, en particulier avec les organisations de l'ONU, afin de promouvoir l'égalité des sexes.

Lire la Déclaration de Los Angeles.
Lire le rapport final de la Conférence de Los Angeles en 2012

Sur la base de la Déclaration de Los Angeles et en coopération avec ses partenaires, le CIO a axé sa stratégie sur le développement des outils nécessaires à l'élection des femmes à des postes à responsabilités.

Dans le cadre de cette stratégie, un programme de formation a été mis sur pied afin d'aider les femmes à se présenter aux élections. Depuis 2006, des centaines de femmes originaires des cinq continents ont ainsi pu développer leurs compétences d'encadrement et leur capacité à identifier et éradiquer les différentes formes de discrimination. Cette formation a pris de l'ampleur : elle est désormais ouverte aux jeunes sportives; elle fait en sorte que les nouveaux programmes de sensibilisation s'adressent autant aux hommes qu'aux femmes; et elle a permis la création d'un système d'évaluation destiné à suivre les progrès réalisés sur la base des données recueillies.
Toujours dans le cadre de cette initiative, une plateforme en ligne sur l'égalité des sexes sera créée afin d'aider le Mouvement olympique à tenir ses engagements.

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