« Je suis resté au contact de mon sport après ma retraite et vous le pouvez vous aussi »

Lorsque Mike Adamson, international de rugby à sept, a mis fin à sa carrière de joueur, il n’a pas remisé ses crampons. Depuis qu’il a pris la décision de prendre sa retraite, l’Écossais, qui est âgé de 34 ans, est devenu l’un des meilleurs arbitres de rugby du monde. Il explique ici comment il a géré avec succès sa transition de carrière et donne des conseils à ceux qui souhaitent en faire de même.

  • Arrêter la compétition ne signifie pas qu’il faille tourner le dos à son sport, affirme l’ancienne star internationale
  • Si vous le pouvez, il est important d’envisager les possibilités de carrière avant d’arrêter la compétition
  • Découvrez les ressources disponibles pour vous aider à explorer les différentes options possibles

Arriver en fin de carrière sportive a été un moment mitigé. C’était difficile de savoir que j’allais arrêter de faire quelque chose que j’aimais faire depuis plus de 20 ans, mais j’étais très enthousiaste à l’idée de relever un nouveau défi. Puis sont venus s’y ajouter de nouveaux objectifs à atteindre, ce qui pour un athlète est vraiment important !

Se retirer du sport de haut niveau est effrayant, mais j’aimerais souligner que même lorsqu’on a atteint un stade de sa carrière où on a atteint tous ses objectifs, les occasions de rester impliqué dans le sport ne manquent pas. Il y a l’arbitrage, bien sûr, mais aussi l’entraînement, le volontariat, l’administration et d’autres rôles. Ce qu’il y a de formidable dans ces activités, c’est qu’on est en mesure de rendre au sport ce qu’il vous a donné et de soutenir sa croissance.

C’est une transition, pas un tournant

J’ai pris la décision de devenir arbitre alors que je jouais encore avec les Hawks de Glasgow. J’arbitrais déjà au niveau scolaire et universitaire pendant la semaine, mais après avoir discuté avec Andrew Macpherson, responsable du développement des arbitres de l’Union écossaise de rugby, nous avons commencé à planifier un parcours pour intégrer le jeu et l’arbitrage, et j’ai finalement raccroché fin 2013.

Pour moi, dans l’ensemble, la transition s’est faite en douceur. Avec le recul, j’aurais peut-être dû commencer plus tôt à concilier arbitrage et jeu, car je pense que cela aurait favorisé les débuts de ma carrière d’arbitre. Il y a beaucoup d’occasions d’arbitrer tout en continuant à jouer – tout comme pour l’entraînement et d’autres fonctions. Je vous encourage à étudier d’autres secteurs de votre sport dans lesquels vous pouvez vous impliquer avant de prendre votre retraite, et à envisager de les tester pendant que vous êtes encore en compétition.

Prolongement du succès

Vous vivez des moments incroyables en tant qu’athlète et l’idée de partir peut être décourageante. La fin de votre carrière d’athlète ne signifie pas que c’en est fini de la compétition et des moments spéciaux. J’ai eu le privilège d’arbitrer le match d’ouverture de la toute première compétition olympique masculine de rugby à sept à Rio 2016. Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi nerveux, sachant à quel point chaque match et chaque décision étaient importants. C’était un grand moment pour le sport. C’était très spécial d’y participer, et je l’ai vécu différemment que si j’avais été sur la pelouse comme joueur.

Si je devais résumer mon conseil en trois points clés, je dirais : n’oubliez pas qu’il y a beaucoup d’occasions de rester impliqué dans votre sport, même si vous avez toujours connu la compétition. Développez de nouvelles compétences le plus tôt possible et faites en sorte de vous fixer de nouveaux objectifs à atteindre.

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