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Sotchi 2014

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L’objectif de Shelley Rudman: décrocher la médaille d’or à Sotchi

L’objectif  de Shelley Rudman: décrocher la médaille d’or à Sotchi
©Getty Images

11/05/2013

Médaillée olympique d’argent à Turin, son objectif sera de décrocher la médaille d’or au centre de glisse de Sotchi en 2014, mais la route est longue et imprévisible. La britannique Shelley Rudman nous révèle comment elle s’y prépare.

Je suis sur Twitter depuis les Jeux de 2010 pour rester en contact avec ceux qui suivent le sport ainsi que ma famille et mes amis. À présent, je peux informer instantanément tous les intéressés et poster des photos sans avoir sans cesse à envoyer des textes, des messages et des courriels.

Quand je découvre une piste pour la première fois, soit j’accroche immédiatement soit la connexion se fait très difficilement. Il faut être en forme, être un peu chanceux et appréhender le terrain au quart de tour. Je suis ravie d’aller en Russie, ce sera une première ! J’ai appris un peu de russe et pourrai ainsi parler avec les gens sur place. Et les athlètes russes m’aident sur le circuit.

Les jours de compétition, il faut être sur le qui-vive et anticiper les courbes pour éviter de les prendre un 100e de seconde trop tard. C’est encore plus dur quand on est très secoué. J’écoute mon corps et au besoin, je me repose pour être prête mentalement. que possible.

Pendant une saison de cinq mois, les semaines se passent en compétitions. Nous nous entraînons trois jours sur un site avec deux descentes par jour.  Puis c’est jour de compétition avec deux courses. S’ajoutent deux à trois séances de gym par semaine.

Je ne pèse que 54 kg, je dois donc utiliser le skeleton le plus lourd, 35 kg, pour compenser le poids par rapport à une concurrente qui pousse un skeleton de 28 kg.

Avec mon partenaire (le Britannique Kristan Bromley, spécialiste aussi de skeleton) dès que nous sortons de piste ou de la gym, nous retrouvons nos rôles de maman et papa. Et c’est le mode famille direct! Ella, notre fille, a cinq ans et vient en tournée avec nous. De retour à la maison, peu importe votre état, elle est toujours prête pour un câlin ou pour jouer.

J’écoute de la musique la veille de la course quand je prépare ma descente, mais jamais quand je m’entraîne car on peut manquer des annonces et des informations essentielles à la préparation et à la course.

J’ai du mal à garder la tête droite dans les courbes à grands G alors je la laisse souvent reposer sur la glace en faisant attention que rien ne vienne me surprendre.

J’aimerais aller à mes troisièmes Jeux et revenir avec des médailles. Mais tant de facteurs entrent en jeu durant la saison olympique. Je ne suis sûre de rien et je devrai m’entraîner avec assiduité pour éviter blessures et maladie. Mon métabolisme récupère bien et je perds du poids très vite. Mon régime d’entraînement en cardio n’est donc pas très élevé. Je dois assimiler le plus de carbohydrates que possible et insister sur l’entraînement axé sur la force.

Mes départs en sprint sont «le maillon faible» de mes performances. Nous nous entraînons en nous concentrant sur la force, l’équilibre d’ensemble, les départs en trombe et les sprints courts. C’est ce que nous ferons de mars à octobre. Une fois par mois, j’aurai un essai sur la glace pour  affiner la technique.

La saison est longue et exténuante et les pauses très brèves. Il est difficile de laisser guérir les petits bobos et de trouver le temps de se reposer ou de récupérer. Pour résister à l’intensité de la période hivernale, il faut se préparer en été. Les étirements et la physiothérapie de maintien permettent d’éviter les blessures durant la saison.

Regardez sa course à Turin 2006:


 

Photos de Sotchi 2014

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