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Moscou 1980

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Khabareli, maître suprême du judo

Khabareli surges to judo supremacy

02/08/1980

Si la Russie et l’Allemagne de l’Est s’adjugèrent la majeure partie des médailles aux Jeux Olympiques de 1980 à Moscou, le judo était un des sports pour lesquels ils ne faisaient pas figures de favoris.

L’épreuve se déroula au Palais des sports Luzhniki dont la salle à l’espace confiné et à la foule enthousiaste conférait au combat un cadre magnifique.

Or, l’épreuve des demi-poids moyens hommes était hélas privée de sa vedette, le Japonais Shozo Fujii, pour cause de boycott.

Celui-ci avait conquis le titre mondial à Paris de manière spectaculaire l’année précédente, ce qui en aurait fait le grand favori s’il avait été autorisé à concourir à Moscou.

Cet honneur revint donc de droit au Français Bernard Tchoullyan, finaliste malheureux des Championnats du monde.

Tchoullyan avait aisément passé les tours préliminaires avant d’être défait en demi-finale, laissant ainsi la voie libre au Russe de souche géorgienne Shota Khabareli.

Agé de 21 ans, ce dernier n’avait jamais encore remporté de médaille de judo lors d’une compétition majeure mais il avait su attirer l’attention des spécialistes lorsqu’il imposa sa loi à Harald Heinke, médaillé de bronze des Mondiaux, dans les 8es de finale.

Il prit ensuite la mesure du Bulgare Georgi Petrov en quart de finale puis du Roumain Mircea Fratica en demi-finale. Il se retrouva donc soudainement en train de lutter pour l’or face au Cubain Juan Ferrer La Hera.

Tous deux commencèrent la partie classique du chat et de la souris avant que le Géorgien ne prenne la main et ne remporte le combat. Il tomba dans le bras de La Hera qui accepta courtoisement sa défaite.

Ce fut le point culminant de la carrière de Khabareli ; trois ans plus tard, il obtint la médaille de bronze des Championnats du monde avant d’entamer une carrière d’entraîneur couronnée de succès.

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