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Seoul 1988

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Griffith Joyner

Griffith Joyner

25/09/1988

La carrière de Florence Griffith Joyner fut aussi fulgurante que haute en couleurs. La sprinteuse californienne fut d’abord célèbre pour ses tenues provocantes et ses ongles étonnamment longs et peinturlurés que pour ses exploits en course à pied.

Mais cela cessa en 1988, après une série de performances incroyables qui culminèrent avec une double médaille d’or aux Jeux à Seoul, et le phénomène Flo-Jo s’imposa.

Coureuse d’exception, elle l’était sans doute aucun, après avoir décroché l’argent au 200 m en 1984 à Los Angeles et puis en s’attribuant à Rome la deuxième place aux Championnats du monde, trois ans plus tard.

Mais c’est dans les qualifications olympiques des États-Unis, compétition relativement discrète en 1988 qu’elle fit sa percée déterminante.

Dans les séries du 100 m, elle battit le record du monde de sa compatriote Evelyn Ashford, supprimant près de trois dixièmes de seconde au meilleur résultat jusque-là, par un temps inouï de 10" 49.

Ce nouveau temps provoqua une controverse rageuse car la force du vent pour cette course était indiquée à 0.0 quand l’équipement du triple saut marquait 4.3 miles par seconde quelques mètres plus loin. Ce record fut néanmoins enregistré et, ensuite, Flo-Jo fut la seule à pouvoir approcher de
nouveau cette performance.

Ses prouesses à Séoul n’en furent pas moins remarquables. En coup de vent et sans effort apparent, elle avala littéralement la finale du 100 m, battant Ashford et l’Allemande Heike Drechsler.

Elle marqua 10"54 dans la finale, constamment en tête à mi-parcours avant de brûler la piste en deuxième partie de la course et d’arriver avec une avance de deux mètres.

Plus impressionnante encore fut sa victoire dans le 200 m puisqu’elle établit un nouveau record du monde en finale en 21"34, laissant la médaille d’argent à la Jamaïcaine Grace Jackson qui haut la main, mais loin derrière, battit son propre meilleur temps.

Elle mena également l’équipe américaine de sprint à la victoire dans le relais. Néanmoins sa décision de se retirer de l’athlétisme international peu de temps après Séoul laissa inévitablement le monde entier s’interroger sur l’origine de sa percée spectaculaire.

Il fut largement sous-entendu que des drogues améliorant la performance étaient l’œuvre de ce résultat mais tous les contrôles de la championne se révélèrent négatifs et une autopsie, après son décès prématuré en 1998 à seulement 38 ans d’une crise d’épilepsie, n’indiqua aucun usage prolongé de dopage.

Quelle que soit la vérité, Flo-Jo n’en demeure pas moins une athlète d’exception dont les records du monde témoigneront encore longtemps de ses talents indubitables.

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