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Moscou 1980

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Cierpinski entre au Panthéon du marathon

Cierpinski

03/08/1980

La médaille d’or que remporta Waldemar Cierpinski aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal provoqua un des plus grands chocs que cette discipline ait jamais connus.

Si Frank Shorter, champion en titre, était le grand favori, l’Allemand de l’Est Cierpinski surgit de la mêlée pour signer son premier grand succès international.

Ce fut un renversement notable pour Cierpinski, jugez-en plutôt : neuf semaines avant Montréal, il avait dû disputer un marathon afin de convaincre les sélectionneurs qu’il méritait sa place dans l’avion !

A l’instar de plusieurs coureurs de longue distance de classe mondiale, les expériences qu’il fit dans son enfance jouèrent un rôle prépondérant dans ses résultats.

Tout comme Haile Gebrselassie, il lui fallait courir six kilomètres tous les jours pour faire l’aller-retour à l’école. Cela lui avait permis de constituer d’extraordinaires réserves aérobiques.

À l’adolescence, il s’entraîna sous la férule stricte du régime de l’Allemagne de l’Est et il fit tomber des records du monde à l’aube de l’âge adulte.

Il avait couru seulement deux marathons par année avant sa médaille d’or de Montréal, mais une fois qu’il fit irruption sur la scène internationale en battant Shorter, il intensifia encore d’un cran son régime d’entraînement.

Lors des Jeux de Moscou, il figurait parmi les favoris mais ne parut pas se fâcher lorsque le Mexicain Rodolfo Gomez se distingua dès le départ en prenant la tête.

Ensuite, le Hollandais Gerhardus Nijboer reprit la main à deux-tiers du parcours avant de laisser la place à Cierpinski qui ne la lâcha plus.

S’il remporta la victoire sur un temps relativement lent de deux heures 11.03 secondes, il entra néanmoins dans le livre des records aux côtés du fabuleux Éthiopien Abebe Bikila pour avoir remporté deux marathons olympiques d’affilée.

Le triplé lui échappa pour cause de boycott du bloc de l’Est lors des Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles.

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