Afin d'augmenter le nombre de femmes occupant des fonctions dirigeantes et administratives au sein du Mouvement olympique, le Comité International Olympique (CIO) s'est fixé l'objectif suivant :
D'ici au 31 décembre 2005, les Comités Nationaux Olympiques (CNO), les Fédérations Internationales de sport (FI), les fédérations nationales et les organismes sportifs appartenant au Mouvement olympique doivent se fixer comme objectif de réserver aux femmes au moins 20 % des postes dans toutes les structures ayant pouvoir de décision (notamment tout organe exécutif et législatif). Un premier objectif - 10 % - avait été fixé pour décembre 2000.
Le CIO est certes pleinement conscient du fait qu’un tel objectif ne peut être atteint que par étapes successives. À l'heure actuelle, plus de 30 % des CNO et 29 % des FI ont atteint l'objectif fixé pour 2005.
LES FEMMES DANS LES INSTANCES DIRIGEANTES OLYMPIQUES
Le CIO et l'Institute of Sport and Leisure Policy (Institut du sport et des activités de loisir) de l’Université de Loughborough (Royaume-Uni) ont lancé un projet de recherche conjoint sur deux ans, dont le but était d’évaluer le rôle des femmes dans les instances dirigeantes olympiques. Ce projet a vu le jour après que les objectifs du CIO en matière de promotion de la femme eurent été fixés.
Au cours de ce projet de recherche, plusieurs facteurs ont été examinés : le processus de recrutement des femmes au sein des structures ayant pouvoir de décision, leur parcours au sein des instances dirigeantes olympiques, leur influence sur les activités des organisations elles-mêmes, et la nature de la formation et de l'assistance requises aussi bien par les femmes que par les organisations sportives pour garantir la concrétisation des avantages découlant d'un plus large engagement des femmes au sein des structures décisionnelles. Ce faisant, le projet de recherche a analysé le point de vue des femmes membres des conseils exécutifs ou secrétaires générales des CNO sur la mise en œuvre et l'impact de la politique du CIO en la matière.
Les résultats de l'étude ont mis en exergue plusieurs succès, parmi lesquels une hausse considérable du nombre de femmes occupant des postes de direction au sein des CNO, une prise de conscience accrue des inégalités entre hommes et femmes, la possibilité pour des femmes talentueuses de rejoindre le Mouvement olympique et, en règle générale, une meilleure gouvernance olympique. Il a en outre été recommandé de continuer à œuvrer pour l'égalité des sexes – de la base au sommet – auprès des associations continentales de CNO, des commissions femme et sport des CNO et des autres composantes de la famille olympique, notamment des Fédérations Internationales et des fédérations nationales de sport. Le projet de recherche a également fait ressortir la nécessité de procéder à davantage de changements dans les principes directeurs des CNO et de travailler plus directement avec les commissions femme et sport qui ont été créées et qui ont besoin d'aide.
En 1981, sous l'impulsion du président Samaranch, deux femmes on été élues membres du CIO. Depuis cette date, 21 femmes on été membres du CIO. Aujourd'hui, le CIO compte 15 femmes sur un total de 115 membres actifs, soit 13,0%. De même, les commissions et groupes de travail du CIO comptent aujourd'hui plus de femmes que précédemment, ce qui favorise la contribution de ces dernières à tous les dossiers sur lesquels le CIO travaille. Qui plus est, en 1997, Anita DeFrantz devenait la première femme vice-présidente du CIO. En 2004, Gunilla Lindberg était élue à ce même poste. Toujours en 2004, Nawal El Moutawakel devenait la première femme à présider une commission d'évaluation du CIO (pour les Jeux Olympiques de 2012).