La tradition de la "Trêve olympique" ou "Ekecheiria" fut établie dans la Grèce antique au IXe siècle avant J.-C. par la signature d’un traité entre trois rois. Durant cette période de trêve, les athlètes, les artistes et leur famille, ainsi que les simples pèlerins pouvaient voyager en toute sécurité pour participer ou assister aux Jeux Olympiques puis retourner dans leurs pays respectifs. Alors que l’ouverture des Jeux Olympiques approchait, la trêve sacrée était proclamée et annoncée par les citoyens d’Elis, qui voyageaient à travers le monde grec pour diffuser ce message.
Prenant en compte le contexte mondial dans lequel le sport et les Jeux Olympiques s’inscrivent, le Comité International Olympique (CIO) a décidé de faire revivre la tradition de la Trêve olympique pour préserver, dans la mesure du possible, les intérêts des athlètes et du sport en général et pour encourager la recherche de solutions pacifiques et diplomatiques aux conflits qui sévissent dans le monde.
Par ce concept global et symbolique, le CIO a pour but de :
Et plus généralement de :
"Le sport à lui tout seul ne peut faire respecter ni maintenir la paix, mais il a un rôle essentiel à jouer en faveur de l´édification d´un monde pacifique et meilleur."
Jacques Rogge, président du CIO, octobre 2007
La Trêve olympique est symbolisée par la colombe de la paix avec, en arrière plan, la traditionnelle flamme olympique. Dans un monde encore déchiré par les guerres et la violence, la colombe de la paix représente l’un des idéaux et des défis du CIO : construire un monde pacifique et meilleur par le biais du sport. La flamme olympique a permis d’insuffler à tous les peuples de la terre la chaleur de l’amitié par le partage et la camaraderie. Dans le symbole, la flamme se compose d’éléments colorés effervescents - évoquant la liesse éprouvée lors de la célébration de l’esprit humain. Ces éléments symbolisent le rassemblement des peuples, sans distinction de race, pour le respect de la Trêve.
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