Le sport ne saurait être la panacée pour résoudre tous les problèmes de la société ni une priorité sur les besoins vitaux de communautés défavorisées, mais il n’en demeure pas moins qu’il peut produire de nombreux effets positifs et être un outil précieux pour le développement. Il est à la fois un moyen et une fin en soi.
Pour les bénéficiaires de ces programmes, le sport est capable d’unir là où les passions nationales, les politiques, les religions et les cultures souvent divisent. Il peut encourager l’intégration sociale et la construction de l’identité de minorités et de groupes marginalisés tels que les enfants des rues, les enfants soldats, les groupes ethniques ou les personnes atteintes du VIH/SIDA. Le sport peut aussi soutenir le développement économique local et créer des emplois grâce aux nombreuses activités lucratives qui sont liées à sa pratique.
"Quelques mois après le septembre noir qui a réduit notre pays en cendres, un match de football a été organisé. Un terrain de foot avec des poteaux de but mais sans filet. Des nids de poule cinq fois plus grands que le ballon et visibles de partout. Mais une foule immense s’était rassemblée pour regarder le spectacle. L’atmosphère s’est détendue depuis. Le pays a retrouvé la vie et a pris une nouvelle direction. C’était la magie du sport en action." Joao Viegas Carrascallao, président du Comité National Olympique du Timor-Leste.
Le sport transmet des messages positifs et influence les comportements, tout comme il peut encourager l’estime de soi et les qualités interpersonnelles entre les peuples, notamment les jeunes et les femmes. Il peut lutter contre la discrimination, sensibiliser aux droits et problèmes des femmes, et permettre aux communautés en désaccord de construire des ponts pour les relier. Il facilite le processus de cicatrisation chez les populations qui surmontent un traumatisme et apporte la joie et la bonne humeur pour égayer leurs vies. Enfin, il peut réduire les effets négatifs de la pauvreté.
Jeunes déplacés de la communauté de Khundaferin à Sumgait, Azerbaïdjan, pratiquant la luttedans des tenues de sport qu’ils viennent de recevoir copyright: UNHCR
En tant que partie intégrante de l’éducation de base, le sport favorise la santé physique et mentale et enseigne le goût de l’activité physique. Il peut être une plateforme utile pour une éducation préventive par les pairs contre le VIH/SIDA et d’autres maladies graves affectant les populations et des groupes à hauts risques. Il touche les jeunes de tous les groupes sociaux.
Le sport est, à l’instar du jeu pour les enfants, un droit dont chaque être humain devrait pouvoir jouir sans difficulté.
Que ce soit de manière formelle ou informelle, le développement par le sport a obtenu une reconnaissance et une place dans l’agenda de la communauté internationale, conduisant à la mise en œuvre de nombreux projets à tous les niveaux de la communauté sportive. Mais il reste encore beaucoup à faire. Le développement du sport peut se faire une place dans la politique de développement générale et il reste encore énormément à faire dans cette voie.