Depuis les années 1990, de nombreux projets ont été mis en oeuvre par le CIO et ses partenaires internationaux et locaux pour soutenir le développement par le sport au niveau des collectivités. Chacun à sa manière a réussi à améliorer le bien-être de la population et l’accès à une activité physique. Certains des projets les plus récents et les plus importants sont soulignés ci-après.
AMENER LE SPORT À DES COMMUNAUTÉS RURALES ET DÉFAVORISÉES
Le CIO et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont conjugué leurs efforts afin développer les possibilités de pratiquer des activités physiques dans les communautés rurales où les infrastructures et l'encadrement font défaut la plupart du temps. À travers ces projets, des équipements sportifs de base et des installations légères sont fournis aux collectivités pour leur permettre de pratiquer le sport de leur choix et d'entretenir une activité physique. Par ce biais, il ne s'agit pas seulement d'encourager les activités récréatives et de promouvoir un mode de vie sain par la pratique sportive, mais aussi de consolider la structure communautaire et d'endiguer l'exode des campagnes vers les villes. Ces projets sont appliqués en coopération étroite avec les Comités Nationaux Olympiques des pays concernés.
Le Burkina Faso, le Cambodge, l’Équateur, la Tanzanie, le Niger, la Mauritanie, la Guinée, les Samoa et le Lao ont déjà bénéficié de ce programme.
Le CIO coopère également avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) depuis 1996, conduisant à de nombreuses initiatives de lutte internationale contre la pauvreté et à la mise en œuvre de projets locaux de développement du sport par des CNO et des représentants du PNUD.
Le CIO, l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le CNO du Mozambique et l’agence de développement local ont mis en œuvre un programme de réduction de la pauvreté et de développement économique local pour la communauté de Boane, située à 250 km de la capitale du Mozambique.
Les frais de scolarité de plus de 600 élèves du primaire issus de familles pauvres ont été couverts afin de les réintégrer dans le système éducatif. Par ailleurs, des femmes locales ont été formées pour confectionner des uniformes scolaires et produire des denrées qui seront vendues sur les marchés locaux. Elles ont formé une coopérative. Le centre OlympAfrica, où se déroule le programme, sert également de centre d’entraînement sportif pour quelque 1000 enfants des villages voisins qui y suivent des cours de sport et d’éducation.
RÉÉDUCATION DES VICTIMES DE GUERRE
copyright: CIRC
Le CIO a lancé, en collaboration avec le Comité International Paralympique (IPC), un projet de rééducation par le sport des amputés et autres personnes handicapées. Le projet a été mené en partenariat avec les Comités Olympique et Paralympique Angolais ainsi que le Comité Paralympique Portugais au centre orthopédique de Bomba Alta dans la province de Huambo, Angola.
Huit physiothérapeutes et entraîneurs sportifs ont suivi trois séances de formation spéciale à l’utilisation du sport comme moyen de rééducation dans le but d’améliorer la qualité de vie des victimes de guerre. Ils ont appris quels sont les bienfaits du sport dans le processus de rééducation, comment enseigner le sport et conduire des séances d’activité sportive, quelles sont les techniques appropriées d’entraînement des athlètes par la rééducation et les possibilités offertes dans leurs pays aux personnes souffrant d’un handicap.
En outre, un équipement sportif a été fourni pour permettre à ces professionnels de mettre en pratique ce qu’ils ont appris tout au long de l’année.
L’Angola a été choisi pour ce projet car il compte parmi les trois pays du monde les plus touchés par les mines terrestres. De 1975 à 2002, l’Angola a connu une guerre civile qui a entraîné un nombre considérable d’amputés.