En 1960, la décolonisation s'amorce de par le monde et, avec elle, l'aide internationale du Comité International Olympique (CIO) aux pays en développement au travers de ce qui deviendra plus tard la Solidarité Olympique.
C'est le comte Jean de Beaumont, membre du CIO en France, qui suggéra en 1961, lors de la 58e Session du CIO, de créer un Comité d'aide aux pays d'Afrique et d'Asie, tout juste indépendants. Cette idée fit l'unanimité et un Comité d'Aide Internationale Olympique (CAIO) vit le jour, transformé, en 1968, en commission du CIO du même nom.
Puis vint la fusion en 1971 avec un organe similaire créé par l'Assemblée générale permanente des Comités Nationaux Olympiques (CNO). Ainsi naquit la Commission pour la Solidarité Olympique. Installée à Rome jusqu'en 1979, elle y déploya ses activités avec le soutien du Comité Olympique italien. Son transfert au siège du CIO à Lausanne n'intervint qu'en 1980. Le président du CIO d'alors, Juan Antonio Samaranch, la présida de 1982 à 2001.
Quant à son financement, il prit forme dès 1972. A cette époque, les fonds, très limités, étaient utilisés pour des projets uniques proposés par différents CNO. Cette possibilité offerte aux CNO n'était de loin pas connue de tous. Ce n'est qu'en 1984, grâce à l'augmentation des recettes des droits de télévision pour la retransmission des Jeux de la XXIIIe Olympiade à Los Angeles, que les budgets de la Solidarité Olympique furent établis par plans quadriennaux. Les CNO purent ainsi bénéficier d'une assistance annuelle fixe.