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Une jeune alpiniste saoudienne inspire les délégués lors de la 10e Conférence mondiale du CIO sur le sport et l’environnement

Young Saudi mountaineer inspires delegates at 10th IOC World Conference on Sport and the Environment
©Raha Moharrak

31/10/2013

En mai dernier, Raha Moharrak est devenue, du haut de ses 27 ans, la première Saoudienne à escalader l’Everest, le plus haut sommet du monde. Aujourd’hui, lors de la séance plénière d’ouverture de la 10e Conférence mondiale du CIO sur le sport et l’environnement, laquelle se tient actuellement à Sotchi en Russie,  Raha Moharrak a partagé cette expérience incroyable ainsi que son point de vue sur la durabilité aux côtés du président du CIO, Thomas Bach. 

Raha Moharrak a été une source d’inspiration pour beaucoup de personnes, d’autant plus lorsque l’on songe à son parcours et aux rêves qui l’ont animée. S’étant lancée dans l’alpinisme il y a deux ans à peine, la jeune prodige a vaincu douze sommets et réussi l’ascension de six montagnes sur sept à travers le monde. À la question « comment tout cela a-t-il commencé ? », elle répond :
« Oh, c’est simple. Quelqu’un m’a dit que je n’étais pas capable de le faire ! À cette époque, je cherchais un moyen de me dépasser et l’idée de l’alpinisme a fait son chemin. »

C’est sur ses débuts modestes que son histoire a commencé et que Raha Moharrak est devenue une alpiniste accomplie et un modèle. Elle a tout d’abord décidé d’escalader le Kilimandjaro, qui d’après elle a été son expédition la plus difficile à ce jour : « Tout le monde pense à l’Everest lorsque l’on parle d’ascension la plus difficile », mais ajoute-t-elle, « l’ascension du Kilimandjaro a été bien plus ardue pour moi étant donné mon manque d’expérience et de connaissances en alpinisme. »
 

Peu après cela, elle a battu un autre record en partant à la conquête du Toit du monde pendant une période de deux mois. « L’Everest nécessitait énormément de préparation mentale. On connaît tous les histoires de tentatives déçues, on fait tous les jours face à la mort et on doit continuer à bien avancer pour arriver jusqu’au sommet. »


À propos de ses sentiments une fois tout en haut, elle a déclaré : « À cet instant précis, mon appréciation des efforts de mes prédécesseurs pour préserver la Terre s’est multipliée par dix, et pendant ce moment de grâce, je me suis promis d’apporter à mon tour ma contribution, aussi minime soit-elle, afin de faire en sorte que mes successeurs héritent de cette même beauté. Tout comme j’ai pu avoir accès à un air pur, à de l’eau pure, à des sols immaculés et des forêts luxuriantes, c’est effectivement la moindre des choses que de passer le relais à la prochaine génération en l’incitant à une bonne gestion de l’environnement. » Et d’ajouter : « Après tout, c’est cette Terre magnifique qui a été ma source d’inspiration, a su piquer ma curiosité et m’a poussée à grimper. »


Évoluant au fil des sommets, Raha Moharrak rêve aujourd’hui d’être une source d’inspiration pour les jeunes femmes du monde entier avec ses récits. « Vous devez continuer à être vous-mêmes et à faire ce que vous savez le mieux faire. Chaque sommet que j’ai escaladé s’est accompagné de nouveaux défis, mais chacun d’entre eux m’a enseigné la même chose : ne jamais abandonner. »


Raha Moharrak affirme que le sport lui a donné des compétences de vie qui lui ont permis de devenir la personne qu’elle est aujourd’hui : « D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie bien en pratiquant un sport, mais petite, je ne savais pas que cet amour du sport m’avait donné des outils essentiels qui m’aideraient énormément dans la vie, à savoir la patience, la discipline, l’esprit d’équipe et surtout, le courage. »


Sur la terre ferme, Raha Moharrak est directrice artistique free-lance et partage sa vie entre sa ville natale de Djedda en Arabie Saoudite et Dubaï aux Émirats arabes unis. 

Written by IOC Young Reporter Sonali Prasad

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