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Los Angeles 1984

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Ulrike Meyfarth revient pour une deuxième médaille d’or et un nouveau record

 Ulrike Meyfarth - Saut en hauteur

10/08/1984

Lorsqu’Ulrike Meyfarth avait comblé ses supporters, à domicile, en obtenant la médaille d’or du saut en hauteur aux Jeux olympiques de 1972 à Munich, elle était entrée du même coup dans les annales en devenant la plus jeune championne olympique jamais sacrée en athlétisme.

Trois mois à peine après son seizième anniversaire, la sauteuse aux longues jambes de Francfort avait surpris ses homologues plus expérimentées en améliorant son record personnel de quelque 5 cm et en leur subtilisant la médaille d’or au nombre d’essais.

Pour un coup d’essai sur la scène internationale, c’était un coup de maître, ne serait-ce que parce que parmi les qualifiées elle n’était que la troisième Allemande de l’Ouest.

La combinaison méforme et blessure, alliée au boycott des Jeux Olympiques de 1980 à Moscou, réduisit ses apparitions sur les plus grands sautoirs d’athlétisme, mais un titre de vice-championne du monde en 1983 à Helsinki derrière Tamara Bykova annonça son retour au zénith.

De 1982 jusqu’au coup d’envoi des Jeux de 1984 à Los Angeles, les deux femmes se passèrent et se repassèrent le record du monde, qui grimpa en flèche au-dessus des deux mètres.

La Soviétique absente des Jeux, la bataille allait se résumer à un duel de « vieilles gloires » entre l’Allemande de l’Ouest et l’élégante sauteuse italienne Sara Simeoni.

Cette dernière fit tomber le public du Colisée en extase en devenant la première femme à effacer deux mètres dans un concours olympique, le temps seulement qu’Ulrike Meyfarth n’en fasse autant immédiatement après.

L’échec de la favorite locale Joni Hartley, incapable de franchir cette hauteur, ne calma guère l’enthousiasme du public convié à un barrage entre les deux Européennes. À ce petit jeu, c’est Sara Simeoni qui craqua la première.

Ulrike Meyfarth réalisa un superbe essai à 2,02m, plus convaincant que son précédent saut victorieux qui avait ébranlé la barre, et fit ainsi coup double : elle s’assurait l’or et améliorait le record olympique.

Sa rivale italienne se montra incapable d’en faire de même si bien qu’Ulrike Meyfarth obtint un record tout à fait remarquable : la plus jeune championne olympique d’athlétisme de Munich devint la médaillée d’or du saut en hauteur la plus âgée de l’histoire.

Elle égalait en outre l’exploit de la sprinteuse polonaise Irena Szewinska, sacrée à 12 ans d’intervalle. Mais elle n’allait conserver son titre honorifique de doyenne des championnes olympiques du saut en hauteur que quatre ans, puisque l’Américaine Louise Ritter allait lui ravit cet honneur à Séoul.

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