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Sotchi 2014

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Skeleton : Elizabeth Yarnold et Alexander Tretiakov maîtres de leur sujet sur la piste Sanki !

Skeleton : Elizabeth Yarnold et Alexander Tretiakov maîtres de leur sujet sur la piste Sanki !
©Getty Images (4)

10/03/2014

De la première manche femmes à la 4e et dernière manche hommes, en trois journées de compétitions sur la piste Sanki, deux athlètes dominent totalement leur sujet, restant invaincus pour s’imposer chacun de leur côté avec une belle marge sur leurs poursuivants : la Britannique Elizabeth « Lizzy » Yarnold et le Russe Alexander Tretiakov.

14 février : Lizzy Yarnold sans discussion

Arrivée à Sotchi en favorite, la Britannique Lizzy Yarnold ne déçoit pas, en deux journées de compétition. Elle  remporte les quatre manches, bat deux fois le record de la piste Sanki, et s’impose au final avec une avance de près d’une seconde sur l’Américaine Noelle Pikus-Pace. La Russe Elena Nikitina se pare de bronze. Au palmarès olympique du skeleton féminin, Yarnold succède à sa compatriote Amy Williams.

« Ma maman mon papa et mes soeurs sont là, et je n’aurais pas pu le faire sans eux ou sans l’équipe britannique de skeleton. Je suis championne olympique ! » s’exclame Elizabeth « Lizzy » Yarnold, qui apporte au « Team GB » son premier titre à Sotchi et lui permet de faire mieux qu’à Vancouver en 2010 puisqu’il s’ajoute au bronze de Jenny Jones en slopestyle snowboard.

Quatre ans après sa compatriote et logeuse Amy Williams, la lauréate de la Coupe du monde FIBT 2013-2014 devance l'Américaine Noelle Pikus-Pace de 97/100e au temps cumulé. La Russe Elena Nikitina termine en bronze à 1.41.  Au passage, Lizzy Yarnold améliore deux fois le record de la piste Sanki, 58.43, d’entrée pour son premier run, et mieux, 57.91 lors de sa 3e descente. Impériale.

« Pour ma 4e manche, j’étais totalement détendue, j’y suis allée et j’ai apprécié à fond. C’était un peu désordonné, mais je suis tellement heureuse d’en être là après avoir travaillé si dur ces cinq dernières années ! Ca valait la peine ! Et puis c’est magnifique, c’est la Saint-Valentin. C’est aussi une victoire romantique… »

Après le bronze d'Alex Coomber à Salt Lake City (2002), l'argent de Shelley Rudman à Turin (2006) et l'or de Williams à Vancouver (2010), la médaille de Yarnold vient un peu plus assoir la domination britannique chez les filles. La Grande-Bretagne a dans ses rangs la championne du monde en titre avec Rudman, la détentrice de la Coupe du monde et médaillée d'or olympique avec Yarnold.

L'Américaine Katie Uhlaender, ancienne terreur du circuit et lauréate de la Coupe du monde en 2007 et 2008, reste au pied du podium, 4e.


15 février : le triomphe d’Alexander Tretiakov

Chacune des quatre manches de la compétition de skeleton hommes sur la piste Sanki débouche sur un résultat identique : 1er Alexander Tretiakov, 2e Martins Dukurs. Le Russe s’impose au final devant le Letton, arrivé en grand favori à Sotchi, avec une avance de 81/100e. La bataille pour le bronze est plus disputée, et c’est l’Américain Matthew Antoine qui en sort médaillé, à 2.97 de Tretiakov.

Alexander Tretiakov se montre brillant sur la piste de glace construite dans la vallée de Krasnaya Polyana. Il a dominé l’ensemble de la compétition olympique de skeleton hommes et créé la surprise, Martins Dukurs, arrivé à Sochi invaincu sur la Coupe du Monde FIBT, portant la pancarte de grandissime favori.

Mais dans la compétition qui compte le plus, le médaillé d’argent des Jeux de Vancouver 2010 se retrouve nettement dominé par le champion du monde en titre russe qui  prend l’ascendant dès la première descente en battant le record de poussée puis celle de la piste en 55.95 pour porter d’entrée son avance à 23/100e sur son rival. Tretiakov continue sur le même rythme effréné pour gagner la 4e médaille d’or et la 15e en tout de la Russie après 8 journées de compétitions aux Jeux de Sotchi.

« J’ai senti une joie immense après avoir franchi la ligne d’arrivée dans la 4e manche » dit le champion olympique 2014, « cela signifie que tous ces cycles d’entraînement n’ont pas été vains. Ma victoire résulte d’un travail acharné. Et toute l’émotion est arrivée subitement, à la fin. J’ai ressenti de la joie, de la légèreté ! Cette médaille est très importante, c’est une vraie médaille, et je suis si heureux de la remporter pour mon pays ! ».

Comme à Vancouver en 2010, Martins Dukurs repart avec la médaille d’argent, lui qui espérait offrir à la Lettonie son premier titre olympique hivernal. Martins Dukurs a cédé alors qu'il domine la discipline depuis quatre ans, avec ses deux couronnes mondiales (2011, 2012) et ses sacres dans les quatre dernières éditions de la Coupe du monde, exploit inédit.

« J’ai donné mon maximum à chacune des quatre manches. Techniquement, c’était bon, et mon matériel était OK. C’est peut-être mon départ qui n’était pas le meilleur » explique Martins Dukurs. « D’une manière générale, je suis satisfait de mes quatre runs. Mais il y a des compétiteurs, et vous ne savez jamais à quel niveau ils se situeront. Aujourd’hui, le meilleur, c’était Alexander ».

Matthew Antoine dessine quant à lui sa médaille lors de la 2e journée de compétition, dans les manches 3 et 4. « Nous avons changé de matériel aujourd’hui et pris une approche différente. J’avais de très bonnes sensations lors de mon dernier run, mais on ne sait jamais jusqu’à ce que l’on voie le chronomètre. Quand j’ai vu mon temps, ça a été un pur bonheur. C’est définitivement le meilleur moment de ma vie ! ». 

Le tenant du titre, le Canadien Jon Montgomery, n'est pas parvenu à se qualifier pour les Jeux de Sotchi.

Photos de Sotchi 2014

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