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Los Angeles 1984

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Li Ning : quand la Chine s’éveille à l’or olympique

Li Ning - Gymnastiques

04/08/1984

L’ironie du sort a voulu que les Jeux Olympiques de 1984, marqués par le boycott de l’Union soviétique communiste, accueillent aussi pour la première fois la Chine au grand complet aux Jeux d’été.

Le pays était déjà apparu symboliquement aux Jeux de 1952 à Helsinki et avait effectué ses débuts aux Jeux d’hiver en 1980 à Lake Placid. Mais à Los Angeles, c’était la première fois qu’il envoyait une équipe significative à des Jeux d’été, 24 ans seulement avant Pékin où la Chine allait terminer en tête du classement des médailles.

Ce furent des débuts remarquables, sanctionnés par une quatrième place à l’addition des médailles, en grande partie grâce aux efforts et à l’application de Li Ning, surnommé le Prince de la gymnastique.

Le nom de Li Ning renvoie également à l’image du gymnaste, désormais retraité, semblant flotter sur le Nid d’oiseau, le stade olympique de Pékin, avant l’embrasement de la vasque en 2008.

Il lança aussi une ligne de vêtements de sport portant son nom qui l’a transformé en l’un des chefs d’entreprise les plus riches de Chine. Mais ce sont bien entendu ses prouesses exceptionnelles en gymnastique, tout au long d’une série de performances de très haut niveau, qui l’ont d’abord fait entrer dans l’histoire.

C’était un compétiteur de très grande classe, boycott ou pas, et durant sa carrière il décrocha notamment 14 titres mondiaux.

C’est cependant au pavillon Pauley de l’UCLA qu’il réalisa son plus beau coup à l’échelle de la planète.

Privé d’or dans le concours général individuel qu’il avait terminé troisième derrière le Japonais Koji Gushiken, Li Ning allait gagner plus de médailles à Los Angeles que n’importe quel autre concurrent.

Il obtint la seule note de 10 au sol, qui lui valut l’or à cet agrès, et contribua à la médaille d’argent par équipes de la Chine devancée par une formation américaine survoltée devant son propre public.

Il hérita d’un autre 10 au cheval d’arçons, mais il dut partager cette fois sa médaille d’or avec l’Américain Peter Vidmar, auteur du même exploit.

Il en fut de même aux anneaux où il partagea l’honneur suprême cette fois avec Gushiken.

Il termina les Jeux avec trois médailles d’or, deux d’argent et une de bronze, plus au total que Carl Lewis ou qu’Ecaterina Szabo, et intégra immédiatement la geste olympique chinoise.

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