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Los Angeles 1984

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Lewis égale l’exploit d’Owens et sa razzia de médailles

Carl Lewis - course 100m

04/08/1984

Quand Carl Lewis était petit, il jouait avec sa sœur dans le « bac à sable » du saut en longueur, tandis que leurs parents entraînaient les athlètes plus âgés.

Quelques années plus tard, dans le jardin familial du New Jersey, Lewis devenu grand matérialisa le record du monde du saut en longueur de Bob Beamon avec un mètre à ruban et regarda la distance avec une certaine incrédulité.

L’adolescent rêveur allait devenir cet athlète exceptionnel et concentré sacré aux Jeux Olympiques de Los Angeles 1984.

Lors de ses années universitaires à Houston, Lewis avait affiché son prodigieux talent et s’était qualifié pour les Jeux Olympiques de Moscou 1980 au saut en longueur et dans le relais 4x100m. Le boycott conduit par les États-Unis signifiait toutefois qu’il n’y jouerait aucun rôle.

L’année suivante, il devint champion des États-Unis du 100m et du saut en longueur, et en 1983, lors des premiers championnats du monde, l’élégant Lewis s’imposa dans les deux épreuves avant de contribuer au titre remporté par le quatuor américain du 4x100m.

Lorsque les Jeux Olympiques établirent leurs quartiers d’été à Los Angeles, le microcosme de l’athlétisme ne parlait que de Lewis, qui se réjouissait d’être le centre d’attention.

Quatre épreuves figuraient à son programme et il était sérieusement en mesure d’égaler le légendaire exploit de Jesse Owens, quadruple médaillé d’or aux Jeux de Berlin 1936.

Lewis ouvrit son compteur avec un chrono de 9’’99 au 100m qu’il remporta avec une avance record de près de deux mètres.

Puis vint la longueur où son premier essai lui suffit pour s’imposer. Il était invaincu depuis 36 concours et habitué des envols à plus de 8,50 m au-delà de la planche.

Il s’attira les foudres d’une partie du public en décidant de se reposer pendant les quatre derniers essais, mais sa deuxième médaille d’or était déjà assurée.

À l’heure du 200m, son épreuve suivante, Carl Lewis était évidemment le grand favori, d’autant plus qu’il était largement considéré comme le meilleur vireur de la planète.

En fait, à la sortie du virage ou presque, Lewis s’était déjà assuré la victoire tant son départ et ses premières foulées avaient été impressionnantes. Il s’imposa en établissant un nouveau record olympique de 19’’80, et il ne lui restait plus alors que le relais pour égaler le légendaire Owens.

Avec Sam Graddy et Ron Brown, respectivement deuxième et quatrième du 100 m, et Calvin Smith, détenteur du record du monde, également dans les rangs américains, il aurait fallu être téméraire pour parier contre le pays de l’Oncle Sam. Et ses représentants ne déçurent point.

Lorsque Lewis hérita du témoin, il était nettement en avance sur la Jamaïque, deuxième, et il franchit la ligne d’arrivée en atomisant le record du monde en 37’’83. Ce chrono allait tenir six ans.

Lewis avait achevé parfaitement sa moisson d’or, et le Colisée de Los Angeles, comble, se leva comme un seul homme pour l’applaudir.

Il allait accumuler neuf médailles d’or au cours de sa carrière olympique, égalant ainsi le Finlandais Paavo Nurmi jusqu’à ce que le nageur américain Michael Phelps déboulonne le record conjoint des deux hommes et pulvérise tous les records des Jeux, avec son total de 18 médailles d’or.

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