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SOTCHI 2014

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Les meilleures années d’une longue carrière pour Carolina Kostner

Carolina Kostner
©IOC/Mine Kasapoglu

17/12/2013

La carrière de patineuse de Carolina Kostner a connu des hauts et des bas. Mais elle est aujourd’hui au sommet de son art, et se donne les moyens de réaliser ses rêves olympiques  à Sotchi.

«  La sérénité », tel est désormais le crédo de Carolina Kostner qui vit aujourd’hui ses meilleures années de patineuse. Partant d’un constat, «  ne plus penser aux résultats, juste patiner, prendre du plaisir », la championne de Bolzano (Trentin-Haut-Adige) a vaincu tous ses démons lorsqu’elle est devenue championne du monde fin mars 2012 à Nice, à sa 10ème participation à l’évènement planétaire. Elle a encore pris la médaille d’argent à Londres (Ontario, Canada) l’année suivante derrière la Coréenne Yuna Kim, devenant également championne d’Europe à Zagreb… pour la cinquième fois depuis 2007.

Carolina est la fille d’Erwin, olympien en 1984, capitaine de l’équipe d’Italie de hockey sur glace et de Patrizia, patineuse artistique ayant atteint un excellent niveau national. Elle est également la cousine d’Isolde, double championne du monde de ski alpin. « La moitié de ma famille du côté paternel est dans le sport, l’autre moitié est plus impliquée dans les arts, le patinage artistique était pour moi un joli mélange des deux » explique-t-elle. À 16 ans, elle dispute ses premiers championnats du monde à Washington où elle peut croiser son idole, Michelle Kwan qui remporte cette année-là (2003) son cinquième titre mondial. Sa joie de patiner, sa grâce, sa maitrise technique précoce, lui permettent de se faire remarquer. «  Tout le monde parlait d’un énorme talent ce qui m’a entraîné à avoir beaucoup d’attentes personnelles. Ma carrière a grandi, grandi et j’en voulais toujours plus. Et puis ça a été la chute… » raconte-t-elle.

«  Quand un artiste devient un maître… »

Elle chutait plusieurs  fois lors de ses programmes libres, aussi bien à Turin en 2006 qu’à Vancouver en 2010. Une première petite erreur suffisant alors à lui mettre le moral à l’envers.



Mais tout cela est bien loin désormais. Sa réussite actuelle est le fruit de sa décision de profiter pleinement de son talent, de s’amuser, de ne plus tirer des plans sur la comète « même pas seule devant mon miroir ». Ainsi s’avance-t-elle vers les Jeux de Sotchi en notant « J’ai déjà gagné des médailles en Russie, j’ai un bon feeling », et également «  Quand un artiste devient un maître, il vit ses meilleurs moments ».

Elle prépare son troisième défi olympique en incarnant le personnage de Shéhérazade sur la musique de la suite symphonique de Nikolaï Rimski-Korsakov. Elle promène son sourire dans toutes les patinoires et prend le temps de tout mettre en place sereinement, de la chorégraphie aux costumes, en passant par les différentes difficultés techniques pour aborder les Jeux dans un timing idéal. Pour peu que tout soit enfin réuni, et l’Italienne s’en donne les moyens, février 2014 pourrait être pour elle un très grand moment. 

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