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Sotchi 2014

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La science du skeleton

The science of skeleton
©Getty Images

12/02/2014

Un enivrant mélange de puissance, de rythme et de précision attend tous ceux qui assisteront aux compétitions olympiques de skeleton, qui démarrent jeudi 13 février avec les deux premières manches de l’épreuve féminine sur la piste Sanki à Krasnaya Polyana.

Les compétitions de skeleton, où les athlètes descendent une piste de glace la tête la première sur un engin spécialement conçu à cet effet, sont un des moments forts de chaque édition des Jeux Olympiques d’hiver. Une technologie avancée, ainsi que la bravoure et la technique des concurrent(es) caractérise cette discipline spectaculaire.


La relation entre l’athlète, son « squelette », en métal et fibre de carbone, et la piste est un élément crucial. Shelley Rudman, qui fut médaillée d’argent à Turin en 2006 et que l’on verra en action à Sotchi, explique l’importance essentielle de l’aérodynamique.

« Pour nous, cela représente tout. L’écoulement de l’air autour de votre corps et la position que vous prenez est un facteur essentiel », explique-telle. « Notre sport est identique à la Formule 1.

Nous testons et nous testons encore. Nous utilisons des souffleries et c’est parfait pour nous

dans l’optique du jour de la course ». Le skeleton mesure entre 80 et 120 cm de long et pèse une trentaine de kilos au maximum. Il est muni de deux patins en acier avec des pointes fixées sur leurs moitiés inférieures : elles font office de « gouvernail » permettant aux athlètes de se diriger d’un virage à l’autre. Alors qu’ils dévalent la piste à haute vitesse, ils paraissent à la merci de leur engin, mais en fait, ils le maitrisent d’un bout à l’autre.   

Un départ explosif est essentiel en skeleton. Les athlètes se lancent dans un sprint d’environ 30m puis se jettent sur leur engin pour se mettre en position. A partir de là, ils vont dévaler la piste

à une vitesses atteignant les 140 km/h, à la recherche de la victoire. « Il faut avoir une personnalité particulière » explique encore Shhelley Rudman. «           Pour commencer, il faut avoir des nerfs d’acier, car une fois que vous êtes lancé, plus rien ne vous arrête », dit-elle en riant.  

Ne vous y trompez pas ! En dépit de son aspect spectaculaire, le skeleton est une discipline aussi technique et complexe que toutes celles à l’affiche des Jeux de Sotchi 2014.

 

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