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Jeux Paralympiques d’hiver : Les « Changeurs de Jeux » permettent de « libérer les esprits »

Paralympic Winter Games: “Games Changers” help to create “barrier-free minds”
©Getty Images

20/03/2014

À l’heure de dresser un premier bilan des premiers Jeux Paralympiques d’hiver organisés en Russie, la ville organisatrice de Sotchi et tous ceux qui se sont employés à faire de cet événement de dix jours un succès spectaculaire ont toutes les raisons d'être fiers. L’édition 2014 des Jeux a offert au Mouvement Paralympique un certain nombre d’événements marquants et a constitué également un tournant dans les efforts déployés par la Russie pour améliorer la vie des personnes vivant avec un handicap.

Au-delà de performances qui ont battu tous les records, de démonstrations époustouflantes d’aptitudes athlétiques et de réussites humaines, de limites physiques et mentales repoussées en permanence, les personnes impliquées dans l’organisation ont aussi permis de poser des fondations d’avenir et de créer un héritage durable. Ils sont même devenus, pour reprendre les mots employés par Sir Philip Craven, membre du CIO et président du Comité International Paralympique (CIP), des « Changeurs de Jeux ».

Le Président du CIP a loué l’exploit de Sotchi, devenue la première ville de Russie véritablement accessible, et a déclaré que les Jeux Paralympiques d’hiver 2014 laisseraient un héritage durable en termes d'installations améliorées et de changement d’attitude vis-à-vis des personnes vivant avec un handicap.

« Dans cette optique, le projet et l’engagement du gouvernement russe sont d’étendre cet héritage, dans l’avenir, à chacune des 80 régions de la Russie. C’est un rêve fantastique pour nous, de pouvoir influencer et transformer la plus grande nation du monde », a-t-il indiqué.

Des esprits libérés

Dans son discours de cérémonie de clôture, Sir Craven a fait état des progrès accomplis depuis le refus de la Russie d’organiser les Jeux Paralympiques de 1980, lorsque les Jeux Olympiques avaient été attribués à Moscou. Il a également souligné que les plus grands changements étaient encore à venir.

« De la même manière que Sotchi a édifié un environnement sans barrières pour les athlètes et les officiels, j’invite tous ceux qui ont vécu ces Jeux à supprimer les barrières de leur esprit », a-t-il ajouté.

Si les volontaires de Londres 2012 avaient été baptisés « les Faiseurs de Jeux », ceux de Sotchi pourraient, selon Sir Craven, être considérés comme les « Artisans du changement ».

Les records pleuvent

L’édition des Jeux Paralympiques d’hiver de Sotchi 2014 a été marquée par des ventes de billets et un intérêt des médias sans précédent, bénéficiant fortement de l'élan amorcé à Londres 2012. Les neuf jours de compétition ont vu concourir  547 athlètes paralympiens issus de 45 pays, qui se sont disputé 72 titres dans cinq sports. Plus de 300 000 billets ont été vendus pour les compétitions, aboutissant à une manifestation qui s’est virtuellement jouée à guichets fermés.

Parallèlement, plus de 2 400 représentants des médias ont assuré une couverture mondiale en presse écrite, radio, télévision et sur les plateformes numériques. La Russie, pays organisateur, a consacré à elle seule un total de 180 heures de retransmission sur les chaînes de télévision nationales. En outre, un certain nombre de pays, dont les États-Unis et le Brésil, ont diffusé pour la première fois les Jeux Paralympiques d’hiver en direct.

Durant les Jeux, le site officiel sochi2014.com a reçu la visite de plus de trois millions de personnes, qui ont consulté environ 15 millions de pages.

Enfin, plus de 8 000 volontaires ont aidé à l’organisation des compétitions, pour un total de 80 000 services effectués durant les Jeux.

L’impact positif des Jeux Paralympiques d’hiver commence déjà à se ressentir dans la région hôte et dans toute la Russie. Grâce aux préparatifs de Sotchi 2014, le pays assiste pour la première fois au développement d’un véritable mouvement de volontaires à l’échelon national, vecteur d’un changement positif du comportement de la société à l’égard des personnes vivant avec un handicap.

À la veille des premiers Jeux Paralympiques en Russie, plus de 1 000 infrastructures de Sotchi avaient été reconnues accessibles. Sur la période 2006-2011, le nombre de résidents vivant avec un handicap de Sotchi qui se sont impliqués dans le sport a triplé.

À ce jour, quelque 200 villes russes ont déjà suivi l'exemple de Sotchi en créant un environnement sans barrières, ce qui va contribuer à intégrer entièrement dans la société les personnes vivant avec un handicap.
Contribution inestimable à cet état d’esprit, un projet innovant de Carte d’accessibilité a été développé par le Comité organisateur de Sotchi 2014 et le Fonds de soutien « Un pays uni » qui vient en aide aux personnes vivant avec un handicap. Cette carte d’accessibilité permet à ces dernières de trouver une structure pour pratiquer un sport paralympique à proximité de leur emplacement, ainsi que d'être informées des zones urbaines sans barrières les plus proches. La Carte d’accessibilité répertorie actuellement plus de 14 700 installations différentes.

Dans le cadre du Programme des Observateurs du Comité International Paralympique, plus de 50 manifestations ont été organisées à l’intention des comités organisateurs de futurs Jeux. Ses employés ont abordé la spécificité de la préparation et de l’organisation de Jeux Paralympiques, apportant ainsi une réelle contribution supplémentaire à l’héritage de Sotchi 2014.

Tous les sites des Jeux Paralympiques d’hiver de Sotchi et de ses alentours ont été rendus totalement accessibles aux personnes à mobilité réduite, notamment les parkings, les entrées et sorties de bâtiments, ainsi que les sièges des spectateurs.

Parallèlement, les plans de transport des Jeux indiquaient les itinéraires accessibles entre la ville et les sites, ainsi que dans les sites et dans le Parc Olympique. Durant les Jeux, 327 des quelque 800 bus en service étaient ainsi accessibles aux personnes en fauteuil roulant.

Dans le cadre des préparatifs des infrastructures des Jeux, les principaux centres de transport – les gares et les aéroports internationaux (Sotchi, Moscou, Saint-Pétersbourg, Krasnodar et Adler) – respectaient tous entièrement les exigences de l'environnement sans barrières.

À Sotchi, tous les sites d’hébergement des athlètes paralympiens étaient équipés de rampes, d’ascenseurs équipés de dispositifs sonores, de larges couloirs, de salles de bains et de douches aménagées. En outre, des panneaux en braille ou des lettres en relief ont été spécialement installés pour les athlètes malvoyants, alors que tous les sites ont bénéficié de rails et de signaux d’avertissement tactiles ou d’itinéraires signalés par contraste visuel.

Un volet formation conséquent a également été incorporé aux préparatifs des Jeux et devrait servir de modèle pouvant être appliqué dans tout le pays.

Enfin, les personnels du Comité organisateur ont effectué quelque 40 séances de formation sur le thème « Introduction au Mouvement Paralympique et aptitudes requises pour épauler les personnes vivant avec un handicap», à destination de 5 080 volontaires, chauffeurs, personnels de sécurité et employés des transports aériens et ferroviaires.

 

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