Accueil > Actualités > Nanjing 2014 > Hauma fier d’aider les Tuvalu à se faire une place aux JOJ

Nanjing 2014

Options

Hauma fier d’aider les Tuvalu à se faire une place aux JOJ

Sekifu, le chef de mission des Tuvalu (à g.), le lanceur de disque Hauma (2e à partir de la g.) et son entraîneur Teagai (à dr.)

29/08/2014

Le lanceur de disque Taui Saiasi Hauma était l’un des trois athlètes du minuscule archipel des Tuvalu, dans le Pacifique, à participer aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing 2014. Cet athlète de 17 ans s’est surpassé en enregistrant le meilleur lancer de sa carrière à 33,45 m, largement mieux que son dernier record, à 29,71 m.

Même s’il était encore loin des 64,14 m du médaillé d’or chinois Cheng Yulong, Hauma était fier de son exploit, lui qui doit jongler entre entraînements et vie quotidienne chargée. « On a des tonnes de tâches ménagères à accomplir à la maison, comme donner à manger aux cochons ou encore nettoyer la maison. Je n’ai pas trop le temps de m’entraîner », explique-t-il.

« D’habitude, je m’entraîne au stade, mais parfois je ne peux pas m’entraîner du tout parce qu’on n’a pas les ressources pour. On n’a pas de terrain adéquat », raconte Hauma, qui hésite entre rester aux Tuvalu ou demander une bourse pour poursuivre ses études et ses rêves sportifs à l’étranger.

Mesurant 26 kilomètres carrés, l’archipel des Tuvalu est le quatrième pays le plus petit au monde et compte moins de 11 000 habitants. C’est à Beijing en 2008 que son Comité national olympique (CNO) a participé pour la première fois aux Jeux Olympiques.

À Nanjing, la délégation des Tuvalu comprenait trois athlètes : Hauma, et le tandem de volleyball de plage féminin composé de Valisi Sakalia et de Loluama Eti.

Esau Teagai, l’entraîneur de Hauma, trouve que si les Jeux Olympiques de la Jeunesse offrent bien un avantage, c’est la possibilité de communiquer avec d’autres CNO, entraîneurs et experts. « Notre pays a franchi un nouveau palier pour développer le sport, et notamment l’athlétisme », explique-t-il.

« En étant présents aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, nous pouvons apprendre à connaître de nouvelles techniques [d’entraînement], mais aussi échanger avec d’autres personnes. Nous ne disposons pas du savoir-faire technique dans certains sports, c’est la raison pour laquelle nous sommes encore en phase de développement. »

Viliamu Sekifu, le chef de mission des Tuvalu, est d’accord avec son collègue. « Les Jeux Olympiques de la Jeunesse rassemblent les plus grands athlètes juniors du monde, donc c’est bien de pouvoir venir ici pour que nos athlètes voient ce qui se passe », dit-il.
« Nous pouvons comparer leur situation à celle de notre pays et observer les écarts qui existent. Nous avons besoin de temps et d’argent pour progresser. »

« En collaborant avec le gouvernement et le CNO pour financer certains athlètes, nous espérons accomplir ce que les plus grands athlètes réussissent aujourd’hui. Nous sommes des hommes, rien n’est impossible et nous savons que la seule chose qui nous freine, c’est le manque d’installations d’entraînement, d’opportunités et d’entraîneurs. »

Les meilleures photos de Nanjing 2014

  • Cérémonie de Clôture

    Scènes de la Cérémonie de Clôture des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, le 28 août 2014 à Nanjing

  • Cérémonie de Clôture

    Scènes de la Cérémonie de Clôture des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, le 28 août 2014 à Nanjing

  • Cérémonie de clôture

    Scènes de la Cérémonie de Clôture des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, le 28 août 2014 à Nanjing.

  • Cérémonie de clôture

    Scènes de la Cérémonie de Clôture des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, le 28 août 2014 à Nanjing.

  • Cérémonie de clôture

    Scènes de la Cérémonie de Clôture des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, le 28 août 2014 à Nanjing.

  • Cérémonie de clôture

    Scènes de la Cérémonie de Clôture des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, le 28 août 2014 à Nanjing.

À LA UNE