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Los Angeles 1984

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Grewal suit la route qui mène vers l’or

Alex Grewal - Cyclisme

11/07/2013

Depuis la réintégration du cyclisme sur route aux Jeux Olympiques, en 1936 à Berlin, l’épreuve avait été dominée par l’Europe.

La popularité et les forts taux de participation dont jouissait le cyclisme sur le Vieux continent, outre la nature professionnelle de la discipline, avaient élevé le niveau de compétition à des niveaux vertigineux.

Toutefois, lors des Jeux de 1984 à Los Angeles, les routes nationales et le soutien de quelque 300 000 supporters allaient donner un avantage certain aux coureurs américains.

Alex Grewal, un natif du Colorado de 23 ans issu de parents sikh et britannique, emprunta une route sinueuse avant même d’intégrer l’équipe des États-Unis.

Il dut d’abord en passer par les sélections américaines pour obtenir sa qualification, mais quelques jours à peine avant la course olympique, il fut suspendu : une boisson chinoise aux plantes qu’il avait bue retourna en effet un contrôle antidopage positif !

Après s’être défendu, Grewal fut rétabli dans ses droits et rejoignit le reste du plateau sur la ligne de départ du parcours sinueux de 190 km, tracé entre le centre-ville de Los Angeles et Mission Viejo.

Ce jour-là, la canicule était au rendez-vous, mais Grewal resta en permanence dans le groupe de tête. À environ cinq kilomètres de l’arrivée, il faussa compagnie au peloton en compagnie du Canadien Steve Bauer et les deux hommes se retrouvèrent seuls à en découdre pour l’or.

Ils entamèrent alors un jeu du chat et de la souris dans les derniers 1 500 mètres, ralentissant souvent pour vérifier si le groupe de chasse ne risquait pas de troubler leur mano a mano vers l’arrivée.

Grewal mit ainsi suffisamment la pédale douce pour laisser passer Bauer devant et s’assurer en même temps l’avantage tactique dont il avait besoin.

À 500m de la ligne, les deux hommes se réveillèrent et lancèrent le sprint dans un frottement d’épaules et de jambes, sous le regard de spectateurs s’avançant pour être aux premières loges de l’empoignade finale.

Grewal passa finalement la ligne avec une roue d’avance sur un Bauer à plat, levant les deux bras au ciel avant de s’effondrer et d’être pris en charge par son entourage aux anges.

Deux Norvégiens se disputèrent la médaille de bronze avec quelque 20 secondes de retard, Dag Otto Lauritzen boxant l’air de son poing en franchissant la ligne en troisième position.

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