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En termes de Jeux durables, Lillehammer 1994 a fixé la norme

Lillehammer 1994 set the stage for sustainable Games legacies
©Getty Images

07/01/2014

Quand l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 1994 a été attribuée à Lillehammer, le comité d’organisation s’est attaché à faire de ces Jeux une vitrine pour les politiques d’environnement durable.

À présent largement considérés comme les premiers Jeux « verts », Lillehammer 1994 est à l’origine de nombreux legs non seulement à la région hôte elle-même mais aussi à l’ensemble du Mouvement olympique.

Les organisateurs avaient fixé cinq objectifs verts à ces Jeux qui exigeaient d’eux qu’ils développent la prise de conscience des questions écologiques au niveau international, sauvegardent et accroissent les qualités environnementales de la région, contribuent au développement économique et au développement durable, adaptent l’architecture et l’utilisation des terrains à la topologie et protègent la qualité de l’environnement et de la vie durant les Jeux.

Afin d’atteindre ces objectifs, plus de vingt projets de développement durables ont été lancés durant les préparatifs des Jeux, ainsi l’arène de patinage de vitesse de Hamar a été déplacée pour protéger un sanctuaire d’oiseaux rares et une patinoire de hockey-sur-glace, la halle olympique de Giovik, a été construite dans une grotte souterraine pour économiser l’énergie.

Les organisateurs ont aussi utilisé des pierres provenant du site de construction du tremplin de sauts à ski pour créer les médailles olympiques quant au recyclage et à l’utilisation des transports publics, ils ont fait l’objet d’une ardente promotion.

L’accent a été mis également sur l’usage post-Jeux des sites qui ont été réalisés avant tout avec des matériaux locaux et en respectant de strictes mesures d’économie d’énergie.

Ainsi, les sites sportifs qui ont été ouverts au grand public à côté des athlètes de haut niveau, ont été utilisés depuis les Jeux pour plusieurs grandes manifestations sportives, ainsi que des concerts et d’autres rencontres culturelles et commerciales. En 2016, ils reprendront du service pour les 2es Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver.

S’exprimant au sujet de cette détermination en faveur du legs des Jeux et du respect de l’environnement, Gerhard Heiberg, membre du CIO, qui était à la tête du comité d’organisation des Jeux à Lillehammer, a déclaré : « l’héritage des Jeux Olympiques d’hiver de 1994 est vivant non seulement à Lillehammer même et dans les secteurs environnants mais aussi dans tout le Mouvement olympique. »

De fait, les programmes lancés par Lillehammer en 1994 ont établi de nouvelles normes en termes d’environnement pour les grandes manifestations sportives et ce afin que les organisateurs à venir soient tenus d’inclure des mesures de durabilité dans leurs plans.

À la suite des Jeux Olympiques d’hiver de 1994, par exemple, le trophée du PNUE Global 500 a été décerné au comité d’organisation de Lillehammer pour avoir établi de nouvelles normes en matière d’environnement aux Jeux, tandis que l’environnement est devenu le troisième pilier du Mouvement olympique à côté du sport et de la culture.

En outre, le CIO a créé une commission sport et environnement pour le conseiller en matière de politiques relatives à l’environnement et l’élaboration d’un Agenda 21 pour le sport et l’environnement afin d’inciter ses membres à jouer une part active dans le développement durable.

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