Courir après le temps

05 juin 2014 - 18 janvier 2015

Lieux : Focus et Galerie

 

Comment le Temps est-il perçu par un athlète, un neuroscientifique, un philosophe, un sociologue ou un artiste ? Comment se mesure le Temps sportif, le découpage du millième de seconde ? Comment le Temps de la compétition est-il appréhendé et géré par l’athlète ? À travers ces questionnements, l’exposition s’attache à montrer la relation intime entre le Temps et le mouvement ou les effets du Temps industriel sur le temps sportif.

Si l’Antiquité ne connaissait pas la notion de record, les questionnements philosophiques sur « Qu’est-ce que le Temps ? » ont contribué, en parallèle avec les grandes découvertes technologiques, physiologiques et biodynamiques,  à introduire  le séquençage du Temps dans la pratique sportive.
Le visiteur comprendra que la course, par exemple, c’est à la fois le Temps chronométré, froid et rationnel et parfois, l’accès à l’intemporalité. Il saisira que le sport, la philosophie et la science vont se rejoindre au moment de la compétition et que le Temps est vécu différemment par un sprinter, un marathonien ou un boxeur.

De champions exprimeront leur ressenti. Subtilement intégrée dans le parcours du visiteur, la présence de l’art, de la musique, de la vidéo témoigne du souci commun des artistes et des athlètes d’appréhender le temps.


PROGRAMME

4 juin et 29 juin
Concert – Symphonie pour 100 métronomes de Ligeti

György Ligeti compose Poème symphonique en 1962. Cette oeuvre atypique requiert 100 métronomes (de préférence en forme de pyramide[1]), un chef d'orchestre et dix exécutants. Chacun des métronomes, à l'arrêt complet, est placé sur la scène, remonté et ajusté à une certaine fréquence. Lorsqu'ils sont tous remontés, le chef d'orchestre décide d'un silence de deux à six minutes. Puis, à son signal, tous les métronomes sont déclenchés aussi simultanément que possible. Les exécutants sortent de la salle alors que les métronomes battent la mesure. Ceux-ci s'arrêtent les uns après les autres et laissent percevoir de plus en plus nettement la périodicité des battements. Ensuite, seuls quelques-uns battent ; ce sont ceux qui ont été réglés aux vitesses les plus lentes. La pièce se termine après que le dernier métronome a battu seul quelque temps, suivi par un silence. Les exécutants retournent alors sur scène pour saluer.

Durée 20 min.
Billets CHF 20.-, en vente à la caisse du Musée Olympique, au Conservatoire et dans le réseau FNAC.

 

11 juin – Rencontre avec…
Conférences : Le philosophe Raphaël Enthoven disserte sur le temps du sportif en compagnie de Umberto Pelizzari, plongeur en apnée et et d’autres sportifs.