Une seule médaille vous manque
À la fin de la saison 2010, Marit Bjoergen est classée au troisième rang des skieuses les plus victorieuses de l’histoire de la Coupe du monde de ski de fond. En 2002, aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, Marit remportait l’argent sur le 10 km; en 2006 à Turin, avec ses partenaires norvégiennes, elle terminait deuxième du relais 4x5 km. Avec neuf médailles en championnat du monde, dont quatre titres, à l’approche de Vancouver, il ne lui manquait que l’or olympique pour ciseler ce brillant palmarès.
La consécration
Dans les compétitions de ces Jeux canadiens de 2010, la brune norvégienne peut compter sur une solide expérience et sa rage de vaincre. Sur la première course, l’épreuve du 10 km, elle termine troisième et empoche la médaille de bronze. Deux jours plus tard, elle s’aligne sur l’épreuve du sprint. Première en qualification, elle domine ensuite toutes ses adversaires à chaque tour pour s’adjuger son premier titre olympique. Les Jeux ne sont pas finis. Au sommet de sa forme, Marit Bjoergen remporte aussi l’épreuve du combiné 15 km et la voici avec une deuxième médaille d’or autour du cou. Insatiable, elle conclut en beauté le relais norvégien du 4x5 km et empile sa troisième médaille d’or.
Trois dixièmes au bout de 30km
Sprinteuse, relayeuse, à l’aise sur les moyennes distances et dans les deux styles du ski de fond (classique et libre), elle doit encore se mesurer à l’ultime épreuve du 30 km pour parachever cette épopée olympique. C’est au sprint que va se jouer cette course de longue haleine. Dans la dernière ligne droite, la Norvégienne ne peut repousser les assauts de la Polonaise Justyna Kowalczyk et s’incline finalement pour trois petits dixièmes de seconde. Pas facile de perdre ainsi sur le fil, mais avec cinq médailles dont trois en or, Marit Bjoergen a de quoi se consoler et voir Vancouver comme l’accomplissement olympique de son éblouissante carrière.