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L'institution

Le président représente le CIO et préside toutes ses activités. Il est élu par la Session au scrutin secret. Autrefois illimitée, la durée du mandat présidentiel est fixée à huit ans depuis le 12 décembre 1999, renouvelable une fois pour quatre ans. L’article 20 de la Charte olympique définit le rôle du président, notamment sa fonction de représentation.

 

Thomas Bach, président du CIO depuis le 10 septembre 2013

 

Thomas Bach est né le 29 décembre 1953 à Wurtzbourg, Allemagne. Marié, cet avocat de profession s'est distingué aussi bien sur l'aire de compétition qu'en dehors. Champion olympique d'escrime (en fleuret par équipes) aux Jeux de la XXIe Olympiade à Montréal en 1976, il fut nommé en 2006 président fondateur du Comité National Olympique allemand (DOSB).

Thomas Bach assista au XIe Congrès olympique à Baden-Baden (1981) en tant que représentant des athlètes. Il fit également partie des membres fondateurs de la commission des athlètes du CIO. En 1991, il devenait membre du CIO avant de rejoindre sa commission exécutive en 1996. Il  été vice-président du CIO pendant plus de 10 ans et a présidé plusieurs commissions du CIO.

Le 10 septembre 2013, Thomas Bach devenait le neuvième président du CIO. 

 

Jacques Rogge, président du CIO de 2001 à 2013

Né le 2 mai 1942 à Gand, en Belgique, Jacques Rogge est marié et père de deux enfants. Il est chirurgien orthopédiste de profession. Au cours de sa carrière sportive, il concourait en voile à trois éditions consécutives des Jeux de l’Olympiade (Mexico 1968, Munich 1972 et Montréal 1976). Il pratiqua également le rugby et fut sélectionné en équipe nationale.

Jacques Rogge occupa la présidence du Comité Olympique et Interfédéral Belge de 1989 à 1992. En 1989, il devint président des Comités Olympiques Européens dès 1989. Il fut élu membre du CIO en 1991 et membre de la commission exécutive en 1998. Le 16 juillet 2001, il accédait à la présidence du CIO.
 
 
 
Juan Antonio Samaranch, PRÉSIDENT DU CIO DE 1980 A 2001

 

Septième président du CIO, Juan Antonio Samaranch est né à Barcelone le 17 juillet 1920 dans une famille de la haute bourgeoisie catalane.

Industriel et président de la ’Diputación’ de sa province natale, son ascension vers les sommets du Mouvement olympique commence par les chemins inhabituels du roller-skating. Il conduisit l’équipe espagnole au titre mondial.

Elu membre du CIO en 1966, puis chef du protocole en 1968, ses qualités de travailleur infatigable furent très vite utilisées au sein de diverses commissions. Dès 1970, il devient membre de la commission exécutive, puis vice-président du CIO de 1974 à 1978. En 1977, l’Espagne renoue ses relations diplomatiques avec l’URSS et Juan Antonio Samaranch est nommé ambassadeur à Moscou (1977-1980). Il revient à la commission exécutive en 1979 comme chef du protocole. Elu à la présidence du CIO, au premier tour de scrutin, le 16 juillet 1980, il succède à Lord Killanin dont la carrière s’achève avec l’extinction de la flamme olympique le 3 août 1980.

Dès son entrée en fonction, il s’efforce de donner une nouvelle orientation au Mouvement olympique, fortement secoué par les difficultés politiques de la XXIIe Olympiade et entreprend un long périple à travers le monde pour établir de nombreux contacts avec chefs d’Etat et dirigeants sportifs et défendre la cause olympique. Il obtient pour le CIO le statut d’organisation internationale non gouvernementale et révise le mode de financement (droits de télévision, programmes de parrainage). Il fit construire le Musée Olympique à Lausanne (1993).

Confronté à une crise du CIO en décembre 1998, créée par l’abus de confiance de quelques membres, il réalise en décembre 1999 d’importantes réformes dans la structure de l’organisation. Le mandat du président Samaranch prit fin le 16 juillet 2001 à Moscou où il fut élu président d’honneur. Il mourut le 21 avril 2010.
 
 
Lord Killanin, PRÉSIDENT DU CIO DE 1972 À 1980
 

Lord Killanin naquit le 30 juillet 1914 à Londres, Angleterre. Au cours de sa jeunesse à Eton, puis plus tard au Magdalene College à Cambridge, il fut un sportif accompli, participant à des épreuves sportives de boxe, aviron (rame) et de sports équestres.

Célèbre journaliste de Fleet Street où il signait des articles dans de prestigieux quotidiens et magazines, il avait connu dès l’âge de 22 ans les plus grands succès, notamment comme correspondant de guerre en Chine. Engagé volontaire dans l’armée britannique durant toute la durée de la Deuxième Guerre mondiale, il participa au débarquement des Alliés en Normandie.

Lorsqu’en 1952 il devint membre du CIO, il présidait déjà depuis deux ans l’"Olympic Council of Ireland". Bien que ne bénéficiant pas d’une fortune personnelle et sans jamais sacrifier ses idées, ses passions ou ses grandes tâches de dirigeant, il parvint à bâtir, au fil des ans, une vie familiale aisée et oeuvra en tant que directeur ou membre du conseil d’administration de plusieurs grandes compagnies. En même temps, il devint non seulement producteur de films mais aussi principal conseiller pour de nombreux longs métrages.

Mentionnons, pour ne citer qu’un titre, ’The quiet man’, auquel il travailla avec son ami de toujours, John Ford. Pendant huit ans, il assura la présidence du CIO en des temps extrêmement difficiles et fut élu, à l’unanimité, président d’honneur à vie. Il mourut en avril 1999.
  

 

Avery Brundage, PRÉSIDENT DU CIO DE 1952 À 1972
 

Né à Détroit, dans le Michigan, le 28 septembre 1887, Avery Brundage fit de brillantes études à l'Université de l'Illinois, couronnées en 1909 par un diplôme d'ingénieur en génie civil. Parallèlement à ses activités d'étudiant, il s'était signalé par ses exploits athlétiques exceptionnels. Sans négliger pour autant sa carrière sportive, il entra alors dans la vie des grandes affaires et en 1915 fonda l'Avery Brundage Company Builders' (1915-1947) qui bâtit nombre d'édifices considérables et de gratte-ciel autour de Chicago.

Il représenta son pays aux Jeux de la Ve Olympiade à Stockholm, en 1912, et fut trois fois champion amateur des Etats-Unis de l''all around', spécialité analogue au décathlon sur une journée. Après une carrière de sportif, il se consacra à des tâches administratives dans le sport, occupant les postes de président de l'Union athlétique amateur des Etats-Unis (sept mandats), président du CNO des USA, pendant 25 ans, (1929-1953), président de l'organisation des Jeux Panaméricains, (ODEPA), etc. Après avoir été membre du CIO dès 1936 et vice-président du CIO dès 1945, il fut élu président en 1952.

Président d'honneur à vie de 1972 à 1975, grand défenseur de l'amateurisme, il écrivit de nombreux articles sur le sport amateur et le Mouvement olympique. Au cours de ses nombreux voyages à travers le monde, Avery Brundage amassa l'une des plus belles et des plus importantes collections d'art asiatique du monde. Celle-ci, estimée à 50 millions de dollars, fut donnée à la population de San Francisco, qui construisit un musée pour l'abriter dans le fameux parc de la Porte-d'Or.

Au fil des ans, Avery Brundage reçut d'innombrables décorations et récompenses de divers pays, villes et organisations qui tinrent à lui exprimer leurs remerciements. Avery Brundage mourut le 8 mai 1975 à Garmisch-Partenkirchen, Allemagne.

 

 
J. Sigfrid Edström, PRÉSIDENT DU CIO DE 1946 À 1952
 

Sigfrid Edström, né le 21 novembre 1870, fut l’une des personnalités les plus connues de son époque dans le monde sportif. Comme étudiant à Gteborg, Edström pratiquait l’athlétisme et courait les 100 mètres en 11 secondes. Après plusieurs années d’études au Polytechnicum de Zurich, il se vit confier des tâches importantes dans le mouvement sportif suédois.

Sur le plan international, il fut l’un des organisateurs des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912: il participa également aux Jeux de 1908, 1920, 1924, 1928, 1932, 1936 en qualité de chef de la délégation suédoise. Aux Jeux Olympiques de 1912, il prit l’initiative de fonder la Fédération Internationale d’Athlétisme Amateur dont il fut élu premier président (1913), charge qu’il occupa jusqu’en 1946.

En 1920, il fut élu membre du CIO en Suède. Un an plus tard, il fut élu membre de la commission exécutive du CIO puis vice-président (1931-1946). C’est en cette qualité qu’il occupa à la tête du CIO en 1942, lors du décès de son président, le comte Baillet-Latour. Durant toutes les hostilités de la Seconde Guerre mondiale, habitant un pays neutre, il maintint le contact avec les membres du CIO et, en 1945, réunit la première commission exécutive d’après-guerre qui, acceptant l’invitation de Londres, lui accorda la célébration de la XIVe Olympiade.

En 1946, la première Session du CIO d’après-guerre, réunie à Lausanne, l’élut président par acclamation. Il se retira en 1952, à l’âge de 82 ans, avec le titre de président d’honneur à vie du CIO.

 

Henri de Baillet-Latour, PRÉSIDENT DU CIO DE 1925 À 1942
 

Le comte Henri de Baillet-Latour, né le 1er mars 1876, fut élu membre du CIO en 1903. Il fonda, un an après, le Comité Olympique Belge lequel organisa la participation de la Belgique aux Jeux de 1908 et de 1912.

Après la Première Guerre mondiale, il obtint pour la ville d’Anvers la célébration des Jeux de la VIIe Olympiade. Bien qu’il ne disposât que d’un an pour la préparation de ces Jeux, et malgré les cruelles souffrances endurées lors de la guerre par la Belgique, le comte Baillet-Latour assuma toutes les responsabilités et prit la direction de l’immense entreprise, avec une magnifique énergie.

Les capacités dont il avait, entre autres, fait preuve lors des Jeux d’Anvers incitèrent les membres du CIO à l’élire comme président quand, en 1925, le Fondateur des Jeux donna sa démission. Pendant sa présidence, qui dura dix-sept ans, le comte de Baillet-Latour se préoccupa constamment de défendre les idéaux et les objectifs du Mouvement olympique. Il s’efforça sans relâche de préserver le sport de toute commercialisation, de lui conserver sa noblesse, sa beauté, sa raison d’être. Sans cesse, il chercha à se faire une opinion personnelle sur toutes les questions difficiles et entreprit, à cette fin, de longs voyages à travers le monde. Déterminé, et pourtant diplomate, il présida le Comité International Olympique avec une haute distinction.

Il mourut dans la nuit du 6 au 7 janvier 1942. Digne successeur du baron de Coubertin, son souvenir restera celui d’un caractère noble et d’un homme dévoué à la cause olympique.

 

Pierre de Coubertin, PRÉSIDENT DU CIO DE 1896 À 1925
 

Pierre de Frédy, baron de Coubertin, naquit le 1er janvier 1863 au N° 20 de la rue Oudinot, à Paris. Il montra très tôt un penchant pour les lettres, l’histoire et les problèmes de pédagogie et de sociologie. Renonçant à une carrière militaire, ainsi qu’à la brillante carrière politique qui s’ouvrait devant lui, Pierre de Coubertin, à l’âge de 24 ans, décidait de lancer un vaste mouvement de réforme pédagogique. Une année plus tard, son oeuvre était amorcée.

Nous lui devons toute l’organisation des Jeux Olympiques, qui ont bénéficié de son esprit méthodique, précis et de sa large compréhension des aspirations et des besoins de la jeunesse. La Charte et le protocole olympiques, ainsi que le serment des athlètes, sont son oeuvre. De même que le cérémonial de l’ouverture et de la clôture des Jeux. En outre, jusqu’en 1925, il présida personnellement le CIO.

Le titre de président d’honneur des Jeux Olympiques lui fut donné en 1925, titre qu’il conserva jusqu’à son décès. Il fut spécifié que cette dignité ne serait jamais conférée à personne d’autre. La rénovation des Jeux Olympiques ne représente qu’une faible partie de l’oeuvre du baron de Coubertin. Outre de nombreuses publications consacrées à la technique et à l’enseignement du sport, on lui doit d’importantes études historiques, politiques et sociologiques. Son oeuvre écrite totalise plus de 60000 pages.

Il est mort à Genève (Suisse) le 2 septembre 1937 après avoir dépensé toute sa fortune pour son idéal. Il est considéré comme l’un des grands hommes du XXe siècle. Selon ses dernières volontés, son coeur a été déposé à Olympie (Grèce) dans la stèle de marbre commémorant la rénovation des Jeux Olympiques. 

Demetrius Vikelas, PRÉSIDENT DU CIO DE 1894 À 1896
 

Le premier président du CIO fut un Grec. Il naquit à Ermoupolis, île de Syra dans les Cyclades, le 15 février 1835. En effet, le règlement rédigé par Pierre de Coubertin stipulait que le président du CIO devrait être choisi dans le pays où auraient lieu les prochains Jeux.

M. Vikelas siégea donc de 1894 à 1896. Il n’avait pas de rapports particuliers avec le sport quand, chargé de représenter le Club Pan-Héllenique de Gymnastique, il arriva de Grèce pour assister au Congrès de Paris en 1894. L’idée primitive était de célébrer les premiers Jeux à Paris en 1900, mais M. Vikelas réussit à convaincre le Comité qu’ils devraient se dérouler à Athènes en mai 1896.

Nul ne travailla avec plus d’ardeur et de persévérance que lui à persuader ses concitoyens et son gouvernement d’accorder leur soutien à cet ambitieux projet. Ses efforts furent finalement couronnés de succès. Ardent patriote, M. Vikelas aimait passionnément la Grèce.

Après la clôture des premiers Jeux, il se consacra au développement de l’éducation populaire dont la Grèce, disait-il, avait le plus urgent besoin. A son érudition, à laquelle on doit un savant ouvrage sur ’La Grèce byzantine et moderne’ s’alliait une imagination débordante et fantaisiste, qui lui inspira ’Louki Laras’ et ses ’Contes de la Mer Egée’. Il mourut à Athènes le 20 juillet 1908.