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Jeux Olympiques de l'antiquité

Au cours des douze siècles d'existence des Jeux d'Olympie, nombreux sont les athlètes exceptionnels qui se sont affrontés sur les pistes du stade et de l'hippodrome. Leurs victoires olympiques les ont immortalisés. Parmi les grands athlètes qui ont marqué l'histoire des Jeux Olympiques de l'Antiquité, certains sont devenus de véritables légendes à force de victoires et de performances, lesquelles n'ont rien à envier à celles d'un Nurmi, d'un Zatopek ou d'un Lewis.

Les participants

 Tous les citoyens grecs libres étaient autorisés à participer aux Jeux antiques, indépendamment de leur statut social. Orsippos, général originaire de Mégare; Polymnistor, berger; Diagoras, membre d'une famille royale de Rhodes; Alexandre Ier, fils d’Amyntas, roi de Macédoine et Démocrite, philosophe, y prirent tous part.

Les femmes mariées n'avaient le droit ni de concourir ni d'assister aux Jeux. Seules les jeunes filles vierges pouvaient être spectatrices. La prêtresse de Déméter, déesse de la fertilité, occupait une place d'honneur près de l'autel du Stade. Si les Jeux Olympiques n'admettaient pas la présence des femmes, les Jeux d’Héra, célébrés tous les quatre ans en l'honneur d'Héra, épouse de Zeus, donnaient aux athlètes féminines l'occasion de se mesurer.

Astylos, de Crotone

Astylos, de Crotone, dans le sud de l’Italie, remporta au total six couronnes au cours de trois Olympiades (488-480 av. J.-C.), dans les épreuves de la course du stade et de la course du diaulos. La première fois, il représenta la ville de Crotone et ses compatriotes lui réservèrent les honneurs de rigueur. Mais les deux fois suivantes, il participa aux Jeux en qualité de citoyen de Syracuse. Les habitants de Crotone le punirent en détruisant la statue qu’ils lui avaient érigée et en transformant sa maison en prison.

Milon de Crotone

Milon, l'un des plus grands athlètes de l'Antiquité, venait de la colonie de Crotone, dans le sud de l'Italie. Il fut l'élève du grand philosophe et mathématicien Pythagore. Il remporta 6 fois le concours olympique de lutte : la première fois en 540 av. J.-C., dans la catégorie des garçons, puis 5 fois dans la catégorie des hommes. Il fut en outre 7 fois vainqueur du même concours aux Jeux Phytiques, 9 fois aux Jeux Néméens, 10 fois aux Jeux Isthmiques et d'innombrables fois lors de fêtes de moindre importance. Lors de la 67e Olympiade (512 av. J.-C.), il tenta de remporter la victoire pour la septième fois, mais fut battu par un athlète plus jeune, Timasithéos. Plusieurs récits de ses exploits sont parvenus jusqu'à nous.

Léonidas de Rhodes

Léonidas de Rhodes fut l’un des coureurs les plus célèbres de l'Antiquité. Il réussit l'exploit unique de remporter quatre fois consécutives (164-152 av. J.-C.) trois épreuves de course : le stade, le diaulos, et la course armée, cumulant douze couronnes olympiques. Ses compatriotes firent de lui un héros.

Mélagomos de Carie

Originaire de Carie, en Asie Mineure, Mégalomas fur le vainqueur du concours de pugilat en 49 après J.-C. Il remporta également de nombreuses victoires lors de fêtes locales. Il est demeuré célèbre pour sa façon singulière de combattre : il avait des mouvements pleins de grâce, qui fascinaient les spectateurs. Il forçait ses adversaires à déclarer forfait sans avoir reçu un seul coup et sans en avoir donné un seul. On raconte qu'il pouvait tenir deux heures sans baisser sa défense. Il devait ces performances hors du commun à un entraînement constant.

Kyniska de Sparte

Fille du roi de Sparte Archidamos, Kyniska fut la première femme dont le nom fut inscrit sur la liste des vainqueurs olympiques de l'Antiquité. Son char remporta le concours du quadrige lors des 96e (396 av. J.-C.) et 97e (392 av. J.-C.) Olympiades. Les femmes n'étaient en principe pas admises aux Jeux Olympiques. Mais les organisateurs durent rompre avec la tradition, puisque dans les courses de chars, la couronne du vainqueur revenait au propriétaire du char et non à l'aurige.