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L'héritage de candidature

   

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© IOC

Une candidature soutenable

Au cours des trente dernières années, le développement durable est devenu une préoccupation de plus en plus importante en ce qui concerne les Jeux Olympiques. Dans cette perspective, les villes hôtes des Jeux doivent tenir compte de leur impact sur l’environnement au cours de leur planification.

Il en va de même pour les villes candidates à l’organisation des Jeux et nombre d’entre elles ont pu utiliser une candidature sans succès pour mener une série d’initiatives durables qui ont produit un héritage bénéfique à leur environnement, lequel perdure après la conduite de la candidature et offre des avantages à long terme pour la région qui y a pris part.

Sion, par exemple, a soumis un projet de candidature pour les Jeux d’hiver de 2002 et de 2006, lesquels ont été attribués respectivement à Salt Lake City et Turin. Cette ville moyenne, capitale du canton suisse du Valais, a décidé de se concentrer avant tout sur son environnement, à l’occasion de ses deux projets.
« Dans notre dossier de candidature de 2002, nous avons inclus quatre pages impératives concernant l’environnement dans notre dossier de candidature mais nous avons aussi fourni un document plus long que nous avons intitulé « Livre vert de Sion » pour présenter l’action du canton en faveur de l’environnement, » indique le professeur Jean-Loup Chappelet, directeur technique des candidatures de Sion 2002 et 2006. « Le CIO a apprécié ce livre vert et quand nous avons décidé de nous représenter en 2006 nous avons opté à cent pour cent pour la durabilité. »

Pour développer ses activités au service de l’environnement durable, le comité de candidature de Sion 2006 a créé un « Département du développement durable » chargé de l’adoption par le canton de son propre Agenda 21, à la suite des plans d’action environnementaux semblables adoptés par les Nations Unies et le CIO.

Le département a également mis en avant des plans en vue de la création d’une Fondation pour le Développement durable des régions de Montagne (FDDM), organisme sans but lucratif responsable de la coordination de la création de projets de développement durable et de leur réalisation dans la région.

Depuis la création du FDDRM dans le sillage du comité de candidature olympique de Sion en 1999, certains de ses projets ont été mis en œuvre avec succès comme l’organisation de « SlowUp Valais », manifestation sportive de masse annuelle ouverte aux familles, et la production d’Ecostation, un manuel destiné aux stations locales de sports d’hiver qui propose des normes applicables au tourisme durable. En reconnaissance de cette action, la FDDM a également obtenu les certifications ISO 9000 et 14001 pour ses activités et est également devenue membre du Réseau des régions européennes engagées dans le tourisme durable (NECSTouR).