Fernando Botero, "Jeune fille à la balle" (1989)

©CIO Jean-Jacques Strahm

Cette sculpture en bronze aux dimensions monumentales (elle repose sur un socle de 213 x 105 x 6cm) est l’œuvre de Fernando Botero. Né à Medellin (Colombie) en 1932, Botero n’a eu de cesse de développer – que ce soit en peinture ou en sculpture – un style bien particulier : il aime jouer avec les formes afin de faire naître des personnages aux courbes voluptueuses. En matière de sculpture, il travaille la matière afin de créer des surfaces douces et arrondies, l’objectif est véritablement de mettre en valeur la sensualité de son œuvre. Et cette sculpture ne fait pas exception à la règle.

Baptisée Reclining figure par Botero, Juan Antonio Samaranch – alors Président du CIO – lui donne un nouveau nom lors de son acquisition par le CIO : Jeune fille à la balle. Bien entendu, ce changement se fait avec l’accord de l’artiste, tant ce nom sied bien au sujet de la sculpture : une femme allongée, appuyée sur son coude et tenant une balle dans sa main droite. Cette représentation de la féminité propre à Botero, qui propose une alternative à notre vision traditionnelle du corps féminin, trouve ainsi parfaitement sa place dans le Parc du Musée Olympique de Lausanne.

Dans les sculptures de Botero, les traits du visage et les yeux ne doivent pas exprimer d’émotions. L’objectif de l’artiste est de toucher à l’impersonnalité. D’ailleurs, Botero l’a très bien expliqué lui-même : « Je ne donne jamais à mes figures humaines de visages aux traits singuliers. Je ne veux pas qu’ils aient une personnalité, mais qu’ils représentent des types que je crée. Mes sculptures ne sont porteuses d’aucun message social ou autre. Je n’ai pas l’impression que l’art puisse changer les situations politiques. Il n’y a jamais non plus de sens symbolique de mes sculptures. Ce qui m’occupe, c’est la forme – la création de surfaces douces et arrondies qui mettent en valeur la sensualité de mon œuvre. » (Citation extraite de : AA. VV. Botero, hors-série « connaissance des Arts », Paris : Société française de promotion artistique, 1992, p. 56)

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