Marina Anissina dut se sentir comme une maîtresse rejetée lorsque son vieux partenaire Ilya Averbukh tomba amoureux d’une rivale et décida de patiner en compétition avec elle.
Ensemble, ils avaient remporté des championnats du monde. Néanmoins, quand son partenaire opéra ce surprenant tournant de carrière, Marina Anissina comprit que le moment était venu pour elle aussi de modifier radicalement sa stratégie si elle voulait parvenir à la gloire olympique.
En 1993, elle partit en France où elle commença de s’entraîner avec le patineur Gwendal Peizerat. L’année suivante, elle recevait la nationalité française.
Ceci ouvrit à la France la voie vers sa première médaille d’or de danse sur glace. En 1998 à Nagano, le couple décrocha une troisième place très flatteuse derrière les légendaires Oksana Grischuk et Yevgeny Platov aux Jeux à Nagano en 1998.
Les Championnats du monde et d’Europe suivirent pour le duo et en 2002 ils étaient les favoris pour l’or au Centre de glace de Salt Lake.
Le couple français menait sur la glace après les exercices imposés et la danse libre, puis ce fut la danse libre où les patineurs démontrèrent tout leur potentiel créatif comme Jayne Torvill et Christopher Dean l’avaient fait de manière si captivante dix-huit ans auparavant avec le boléro.
C’est en dansant sur un accompagnement musical interrompu par des sections du discours de Martin Luther King : « J’ai fait un rêve » que le couple obtint l’assentiment de la majorité des juges devant Lobacheva et Averbukh, ce qui lui valut une mémorable médaille d’or.
Marina Anissina et Gwendal Peizerat se retirèrent de la compétition l’année suivante mais ils ont depuis poursuivi une lucrative carrière sur la glace en tournées de patinage dans le monde entier.