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LONDRES 2012

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Technologie : faire tourner les rouages des Jeux

Technology: Keeping the Games running
©IOC/John Huet

08/08/2012

Depuis la distribution des résultats jusqu’à la retransmission télévisée dans le monde entier, en passant par l’éclairage des stades et l’électricité dans le village olympique, l’organisation des Jeux Olympiques exige une opération technologique considéra

Q. Comment décririez-vous le défi technologique que représente l’organisation des Jeux Olympiques ?
R. C’est incontestablement un défi de taille, mais laissez-moi d’abord dire que nous n’organisons pas des Jeux Olympiques de la technologie. Avant tout, les Jeux ce sont les athlètes. Bien sûr la technologie est partout désormais et vous ne pouvez mettre en place une manifestation telle que celle-ci sans faire appel à la technologie de manière intensive. Le défi majeur que nous avons à relever c’est celui d’être prêt à temps. Très souvent avec des projets de cette envergure, vous pouvez reporter les dates limites fixées mais ici ce n’est pas possible. Vous devez être prêts dans les délais impartis. Et tout doit fonctionner dès le premier jour. Par ailleurs il ne s’agit pas d’un projet technologique classique, vous devez installer et faire fonctionner des équipements dans des lieux parfois inattendus comme des bassins de natation ! C’est ce qui se produit à des événements de ce type et tout doit être agencé très rapidement. Nous devons donc disposer d’une procédure très précise qui nous indique la marche à suivre dans le moindre détail et ce dans les plus brefs délais, et ensuite tout doit être testé.

Q. Quelle est l’importance des divers partenaires de la technologie ?
R. Nous ne pourrions tenir les Jeux sans partenaires à mon avis. Chacun d’eux a un rôle crucial. Ils fournissent naturellement énormément d’équipements mais aussi de la main-d’œuvre très spécialisée. Ces experts sont très expérimentés et ils savent comment opérer dans les conditions données et aussi comment réagir en cas d’imprévus. Il n’y a pas que des experts de technologie certains sont spécialisés en compétitions sportives également,

Q. Quelle part le CIO prend-t-il dans l’organisation des aspects technologiques des Jeux Olympiques ?
R. Quand une ville est élue, nous devons lui expliquer exactement ce qu’elle doit faire, pourquoi elle doit le faire; qui sont les parties prenantes, qui sont leurs clients et ce qu’on attend d’elle. Au fur et à mesure, le comité d’organisation en apprend davantage. Ensuite nous venons avec nos partenaires, certains d’entre eux s’impliqueront quatre à cinq ans avant les Jeux. Ils viennent pour aider le comité d’organisation à tout préparer.

Nous avons également une fonction de surveillance, car il y a un grand nombre d’étapes et énormément d’éléments qui doivent être organisés ponctuellement. Nous devons donc vérifier régulièrement la progression du projet. Ensuite nous soutenons le comité d’organisation dans un certain nombre de secteurs, ainsi nous disposons d’un système intitulé ORIS : services d’information des résultats olympiques, qui nous a permis de créer un forum spécifique avec les Fédérations Internationales, grâce auquel nous passons d’un sport à l’autre, discipline par discipline, en nous attachant à documenter précisément comment les épreuves sportives se déroulent, depuis les listes de départs jusqu’aux résultats sur les tableaux d’affichage et le mode de distribution des informations. Une fois ceci réalisé, nous disposons d’un document qui nous indique quoi, quand et pourquoi. Muni de cela, le COJO peut élaborer son propre projet.

Durant les Jeux eux-mêmes, nous sommes au cœur des opérations. Et après la manifestation, notre fonction est de saisir tous les éléments de connaissances et alors le processus d’assimilation recommence avec le comité d’organisation suivant. Chaque fois les connaissances s’amplifient et l’expérience croît.

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