
Le Comité International Olympique est l'autorité suprême du Mouvement olympique.
Agissant comme un catalyseur de collaboration entre tous les membres de la famille olympique -Comités Nationaux Olympiques, Fédérations Internationales, athlètes, comités d'organisations des Jeux Olympiques, partenaires TOP, diffuseurs et agences des Nations Unies -, le Comité International Olympique (CIO) cultive le succès à travers une série de programmes et de projets qui donnent vie aux valeurs olympiques. Sur cette base, le CIO assure l'organisation régulière des Jeux Olympiques, soutient toutes les organisations membres affiliées au Mouvement olympique et encourage fortement, par des moyens appropriés, la promotion des valeurs olympiques.
Selon la Charte olympique, le rôle du CIO est:
- d’encourager et soutenir la promotion de l’éthique dans le sport ainsi que l’éducation de la jeunesse par le sport, et de s’attacher à ce que l’esprit de fair-play règne dans le
sport et que la violence en soit bannie ;
- d’encourager et soutenir l’organisation, le développement et la coordination du sport et des compétitions sportives ;
- d’assurer la célébration régulière des Jeux Olympiques ;
- de coopérer avec les organisations et les autorités publiques ou privées compétentes aux fins de mettre le sport au service de l’humanité et de promouvoir ainsi la paix ;
- d’agir dans le but de renforcer l’unité et de protéger l’indépendance du Mouvement olympique;
- de s’opposer à toute forme de discrimination affectant le Mouvement olympique ;
- d’encourager et soutenir la promotion des femmes dans le sport, à tous les niveaux et dans toutes les structures, dans le but de mettre en oeuvre le principe de l’égalité entre
hommes et femmes;
- de diriger la lutte contre le dopage dans le sport ;
- d’encourager et soutenir les mesures protégeant la santé des athlètes ;
- de s’opposer à toute utilisation abusive politique ou commerciale du sport et des athlètes;
- d’encourager et soutenir les efforts des organisations sportives et des autorités publiques pour assurer l’avenir social et professionnel des athlètes;
- d’encourager et soutenir le développement du sport pour tous ;
- d’encourager et soutenir une approche responsable des problèmes d’environnement, de promouvoir le développement durable dans le sport et d’exiger que les Jeux Olympiques
soient organisés en conséquence ;
- de promouvoir un héritage positif des Jeux Olympiques pour les villes et les pays hôtes;
- d’encourager et soutenir les initiatives qui intègrent le sport à la culture et à l’éducation;
- d’encourager et soutenir les activités de l’Académie Internationale Olympique (AIO) et d’autres institutions qui se consacrent à l’éducation olympique.

Lorsqu’il annonce à Paris, un soir d’hiver 1892, le prochain rétablissement des Jeux Olympiques, Pierre de Coubertin est applaudi. Mais personne n’imagine alors l’ampleur du projet qui consiste à rénover les Jeux Olympiques de l’Antiquité, à nommer un comité chargé de les organiser et à créer un mouvement international. Le CIO est créé le 23 juin 1894, les Iers Jeux Olympiques modernes s’ouvrent à Athènes le 6 avril 1896 et le Mouvement olympique ne cesse de se développer depuis.
Le Mouvement olympique comprend les organisations, les athlètes et les autres personnes qui se soumettent à la Charte olympique. Sa composition et son organisation générale sont réglées par l’article 1 de la Charte. Le Mouvement compte trois parties constitutives:
Le but du Mouvement olympique est de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse à pratiquer le sport sans discrimination, dans un esprit de solidarité, d’amitié et de fair-play.
Le Mouvement olympique se distingue également par ses nombreuses activités telles que:
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La promotion du sport et des compétitions par le biais d’institutions sportives nationales et internationales réparties dans le monde entier.
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La coopération avec des organisations publiques et privées pour mettre le sport au service de l’humanité.
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L’aide au développement du sport pour tous
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La promotion des femmes dans le sport à tous les niveaux et dans toutes les structures, afin de parvenir à l’égalité entre hommes et femmes.
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L’opposition à toute forme d’exploitation commerciale du sport et des athlètes.
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La lutte contre le dopage.
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La promotion de l’éthique sportive et du fair-play.
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La sensibilisation aux problèmes environnementaux.
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Le soutien financier et éducatif des pays en développement au travers de la Solidarité Olympique, une institution du CIO.
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La Charte Olympique est la codification des Principes fondamentaux, des Règles et des textes d'application adoptés par le Comité International Olympique (CIO). Elle régit l'organisation et le fonctionnement du Mouvement olympique et fixe les conditions de la célébration des Jeux Olympiques.
Les langues officielles du CIO sont le français et l'anglais. Cependant, lors des Sessions du CIO, une traduction simultanée est fournie en allemand, espagnol, russe et arabe.
En cas de divergence entre les textes français et anglais de la Charte Olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fait foi, sauf disposition expresse écrite contraire.
Texte intégral de la Charte olympique
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"L'Olympisme est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit. Alliant le sport à la culture et à l'éducation, l'Olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels." Article 2, Principes fondamentaux, Charte Olympique |
Le président représente le CIO et préside toutes ses activités. Il est élu par la Session au scrutin secret. Autrefois illimitée, la durée du mandat présidentiel est fixée à huit ans depuis le 12 décembre 1999, renouvelable une fois pour quatre ans. L’article 20 de la Charte olympique définit le rôle du président, notamment sa fonction de représentation.
Jacques Rogge, PRÉSIDENT DU CIO DEPUIS 2001

Né le 2 mai 1942 à Gand, en Belgique, Jacques Rogge est marié et père de deux enfants. Il est chirurgien orthopédiste de profession. Au cours de sa carrière sportive, il concourait en voile à trois éditions consécutives des Jeux de l’Olympiade (Mexico 1968, Munich 1972 et Montréal 1976). Il pratiqua également le rugby et fut sélectionné en équipe nationale.
Jacques Rogge occupa la présidence du Comité Olympique et Interfédéral Belge de 1989 à 1992. En 1989, il devint président des Comités Olympiques Européens dès 1989. Il fut élu membre du CIO en 1991 et membre de la commission exécutive en 1998. Le 16 juillet 2001, il accédait à la présidence du CIO.
Juan Antonio Samaranch, PRÉSIDENT DU CIO DE 1980 A 2001
Septième président du CIO, Juan Antonio Samaranch est né à Barcelone le 17 juillet 1920 dans une famille de la haute bourgeoisie catalane.
Industriel et président de la ’Diputación’ de sa province natale, son ascension vers les sommets du Mouvement olympique commence par les chemins inhabituels du roller-skating. Il conduisit l’équipe espagnole au titre mondial.
Elu membre du CIO en 1966, puis chef du protocole en 1968, ses qualités de travailleur infatigable furent très vite utilisées au sein de diverses commissions. Dès 1970, il devient membre de la commission exécutive, puis vice-président du CIO de 1974 à 1978. En 1977, l’Espagne renoue ses relations diplomatiques avec l’URSS et Juan Antonio Samaranch est nommé ambassadeur à Moscou (1977-1980). Il revient à la commission exécutive en 1979 comme chef du protocole. Elu à la présidence du CIO, au premier tour de scrutin, le 16 juillet 1980, il succède à Lord Killanin dont la carrière s’achève avec l’extinction de la flamme olympique le 3 août 1980.
Dès son entrée en fonction, il s’efforce de donner une nouvelle orientation au Mouvement olympique, fortement secoué par les difficultés politiques de la XXIIe Olympiade et entreprend un long périple à travers le monde pour établir de nombreux contacts avec chefs d’Etat et dirigeants sportifs et défendre la cause olympique. Il obtient pour le CIO le statut d’organisation internationale non gouvernementale et révise le mode de financement (droits de télévision, programmes de parrainage). Il fit construire le Musée Olympique à Lausanne (1993).
Confronté à une crise du CIO en décembre 1998, créée par l’abus de confiance de quelques membres, il réalise en décembre 1999 d’importantes réformes dans la structure de l’organisation. Le mandat du président Samaranch prit fin le 16 juillet 2001 à Moscou où il fut élu président d’honneur.
Lord Killanin, PRÉSIDENT DU CIO DE 1972 À 1980

Lord Killanin naquit le 30 juillet 1914 à Londres, Angleterre. Au cours de sa jeunesse à Eton, puis plus tard au Magdalene College à Cambridge, il fut un sportif accompli, participant à des épreuves sportives de boxe, aviron (rame) et de sports équestres.
Célèbre journaliste de Fleet Street où il signait des articles dans de prestigieux quotidiens et magazines, il avait connu dès l’âge de 22 ans les plus grands succès, notamment comme correspondant de guerre en Chine. Engagé volontaire dans l’armée britannique durant toute la durée de la Deuxième Guerre mondiale, il participa au débarquement des Alliés en Normandie.
Lorsqu’en 1952 il devint membre du CIO, il présidait déjà depuis deux ans l’"Olympic Council of Ireland". Bien que ne bénéficiant pas d’une fortune personnelle et sans jamais sacrifier ses idées, ses passions ou ses grandes tâches de dirigeant, il parvint à bâtir, au fil des ans, une vie familiale aisée et oeuvra en tant que directeur ou membre du conseil d’administration de plusieurs grandes compagnies. En même temps, il devint non seulement producteur de films mais aussi principal conseiller pour de nombreux longs métrages.
Mentionnons, pour ne citer qu’un titre, ’The quiet man’, auquel il travailla avec son ami de toujours, John Ford. Pendant huit ans, il assura la présidence du CIO en des temps extrêmement difficiles et fut élu, à l’unanimité, président d’honneur à vie. Il mourut en avril 1999.
Avery Brundage, PRÉSIDENT DU CIO DE 1952 À 1972

Né à Détroit, dans le Michigan, le 28 septembre 1887, Avery Brundage fit de brillantes études à l'Université de l'Illinois, couronnées en 1909 par un diplôme d'ingénieur en génie civil. Parallèlement à ses activités d'étudiant, il s'était signalé par ses exploits athlétiques exceptionnels. Sans négliger pour autant sa carrière sportive, il entra alors dans la vie des grandes affaires et en 1915 fonda l'Avery Brundage Company Builders' (1915-1947) qui bâtit nombre d'édifices considérables et de gratte-ciel autour de Chicago.
Il représenta son pays aux Jeux de la Ve Olympiade à Stockholm, en 1912, et fut trois fois champion amateur des Etats-Unis de l''all around', spécialité analogue au décathlon sur une journée. Après une carrière de sportif, il se consacra à des tâches administratives dans le sport, occupant les postes de président de l'Union athlétique amateur des Etats-Unis (sept mandats), président du CNO des USA, pendant 25 ans, (1929-1953), président de l'organisation des Jeux Panaméricains, (ODEPA), etc. Après avoir été membre du CIO dès 1936 et vice-président du CIO dès 1945, il fut élu président en 1952.
Président d'honneur à vie de 1972 à 1975, grand défenseur de l'amateurisme, il écrivit de nombreux articles sur le sport amateur et le Mouvement olympique. Au cours de ses nombreux voyages à travers le monde, Avery Brundage amassa l'une des plus belles et des plus importantes collections d'art asiatique du monde. Celle-ci, estimée à 50 millions de dollars, fut donnée à la population de San Francisco, qui construisit un musée pour l'abriter dans le fameux parc de la Porte-d'Or.
Au fil des ans, Avery Brundage reçut d'innombrables décorations et récompenses de divers pays, villes et organisations qui tinrent à lui exprimer leurs remerciements. Avery Brundage mourut le 8 mai 1975 à Garmisch-Partenkirchen, Allemagne.
J. Sigfrid Edström, PRÉSIDENT DU CIO DE 1946 À 1952

Sigfrid Edström, né le 21 novembre 1870, fut l’une des personnalités les plus connues de son époque dans le monde sportif. Comme étudiant à Gteborg, Edström pratiquait l’athlétisme et courait les 100 mètres en 11 secondes. Après plusieurs années d’études au Polytechnicum de Zurich, il se vit confier des tâches importantes dans le mouvement sportif suédois.
Sur le plan international, il fut l’un des organisateurs des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912: il participa également aux Jeux de 1908, 1920, 1924, 1928, 1932, 1936 en qualité de chef de la délégation suédoise. Aux Jeux Olympiques de 1912, il prit l’initiative de fonder la Fédération Internationale d’Athlétisme Amateur dont il fut élu premier président (1913), charge qu’il occupa jusqu’en 1946.
En 1920, il fut élu membre du CIO en Suède. Un an plus tard, il fut élu membre de la commission exécutive du CIO puis vice-président (1931-1946). C’est en cette qualité qu’il fut élu à la tête du CIO en 1946, lors du décès de son président, le comte Baillet-Latour. Durant toutes les hostilités de la Seconde Guerre mondiale, habitant un pays neutre, il maintint le contact avec les membres du CIO et, en 1945, réunit la première commission exécutive d’après-guerre qui, acceptant l’invitation de Londres, lui accorda la célébration de la XIVe Olympiade.
En 1946, la première Session du CIO d’après-guerre, réunie à Lausanne, l’élut président par acclamation. Il se retira en 1952, à l’âge de 82 ans, avec le titre de président d’honneur à vie du CIO.
Henri de Baillet-Latour, PRÉSIDENT DU CIO DE 1925 À 1942

Le comte Henri de Baillet-Latour, né le 1er mars 1876, fut élu membre du CIO en 1903. Il fonda, un an après, le Comité Olympique Belge lequel organisa la participation de la Belgique aux Jeux de 1908 et de 1912.
Après la Première Guerre mondiale, il obtint pour la ville d’Anvers la célébration des Jeux de la VIIe Olympiade. Bien qu’il ne disposât que d’un an pour la préparation de ces Jeux, et malgré les cruelles souffrances endurées lors de la guerre par la Belgique, le comte Baillet-Latour assuma toutes les responsabilités et prit la direction de l’immense entreprise, avec une magnifique énergie.
Les capacités dont il avait, entre autres, fait preuve lors des Jeux d’Anvers incitèrent les membres du CIO à l’élire comme président quand, en 1925, le Fondateur des Jeux donna sa démission. Pendant sa présidence, qui dura dix-sept ans, le comte de Baillet-Latour se préoccupa constamment de défendre les idéaux et les objectifs du Mouvement olympique. Il s’efforça sans relâche de préserver le sport de toute commercialisation, de lui conserver sa noblesse, sa beauté, sa raison d’être. Sans cesse, il chercha à se faire une opinion personnelle sur toutes les questions difficiles et entreprit, à cette fin, de longs voyages à travers le monde. Déterminé, et pourtant diplomate, il présida le Comité International Olympique avec une haute distinction.
Il mourut dans la nuit du 6 au 7 janvier 1942. Digne successeur du baron de Coubertin, son souvenir restera celui d’un caractère noble et d’un homme dévoué à la cause olympique.
Pierre de Coubertin, PRÉSIDENT DU CIO DE 1896 À 1925

Pierre de Frédy, baron de Coubertin, naquit le 1er janvier 1863 au N° 20 de la rue Oudinot, à Paris. Il montra très tôt un penchant pour les lettres, l’histoire et les problèmes de pédagogie et de sociologie. Renonçant à une carrière militaire, ainsi qu’à la brillante carrière politique qui s’ouvrait devant lui, Pierre de Coubertin, à l’âge de 24 ans, décidait de lancer un vaste mouvement de réforme pédagogique. Une année plus tard, son oeuvre était amorcée.
Nous lui devons toute l’organisation des Jeux Olympiques, qui ont bénéficié de son esprit méthodique, précis et de sa large compréhension des aspirations et des besoins de la jeunesse. La Charte et le protocole olympiques, ainsi que le serment des athlètes, sont son oeuvre. De même que le cérémonial de l’ouverture et de la clôture des Jeux. En outre, jusqu’en 1925, il présida personnellement le CIO.
Le titre de président d’honneur des Jeux Olympiques lui fut donné en 1925, titre qu’il conserva jusqu’à son décès. Il fut spécifié que cette dignité ne serait jamais conférée à personne d’autre. La rénovation des Jeux Olympiques ne représente qu’une faible partie de l’oeuvre du baron de Coubertin. Outre de nombreuses publications consacrées à la technique et à l’enseignement du sport, on lui doit d’importantes études historiques, politiques et sociologiques. Son oeuvre écrite totalise plus de 60000 pages.
Il est mort à Genève (Suisse) le 2 septembre 1937 après avoir dépensé toute sa fortune pour son idéal. Il est considéré comme l’un des grands hommes du XXe siècle. Selon ses dernières volontés, son coeur a été déposé à Olympie (Grèce) dans la stèle de marbre commémorant la rénovation des Jeux Olympiques.
Demetrius Vikelas, PRÉSIDENT DU CIO DE 1894 À 1896

Le premier président du CIO fut un Grec. Il naquit à Ermoupolis, île de Syra dans les Cyclades, le 15 février 1835. En effet, le règlement rédigé par Pierre de Coubertin stipulait que le président du CIO devrait être choisi dans le pays où auraient lieu les prochains Jeux.
M. Vikelas siégea donc de 1894 à 1896. Il n’avait pas de rapports particuliers avec le sport quand, chargé de représenter le Club Pan-Héllenique de Gymnastique, il arriva de Grèce pour assister au Congrès de Paris en 1894. L’idée primitive était de célébrer les premiers Jeux à Paris en 1900, mais M. Vikelas réussit à convaincre le Comité qu’ils devraient se dérouler à Athènes en mai 1896.
Nul ne travailla avec plus d’ardeur et de persévérance que lui à persuader ses concitoyens et son gouvernement d’accorder leur soutien à cet ambitieux projet. Ses efforts furent finalement couronnés de succès. Ardent patriote, M. Vikelas aimait passionnément la Grèce.
Après la clôture des premiers Jeux, il se consacra au développement de l’éducation populaire dont la Grèce, disait-il, avait le plus urgent besoin. A son érudition, à laquelle on doit un savant ouvrage sur ’La Grèce byzantine et moderne’ s’alliait une imagination débordante et fantaisiste, qui lui inspira ’Louki Laras’ et ses ’Contes de la Mer Egée’. Il mourut à Athènes le 20 juillet 1908.
Aujourd’hui, le CIO est doté de 22 commissions qui ont une fonction de conseil auprès du président, de la CE et de la Session. Il compte en outre une commission de coordination pour chacune des éditions des Jeux Olympiques, ainsi qu’une commission d’évaluation des villes candidates. Les commissions peuvent être permanentes ou ad hoc.
Le président du CIO définit la mission de chaque commission et en désigne les membres en fonction de leurs compétences dans le domaine d’activités de la commission. Seuls les membres du CIO peuvent présider une commission.
Certaines commissions sont mixtes, regroupant à la fois des membres du CIO, des représentants des Fédérations Internationales Olympiques de sport et des Comités Nationaux Olympiques, des athlètes, des techniciens, des conseillers et des spécialistes sportifs.
La commission exécutive
La commission exécutive est l’organe exécutif du CIO. Créée en 1921, elle s’occupe de la gestion des affaires du CIO et veille au respect de la Charte olympique.
Elle est la seule compétente pour proposer à la Session des modifications de la Charte, lui soumettre des noms de personnes dont elle recommande l’élection ou pour nommer le directeur général du CIO. Composée à l’origine de cinq membres, la CE en compte aujourd’hui quinze : le président du CIO, quatre vice-présidents et dix membres. Les vice-présidents et les membres sont élus par la Session au scrutin secret pour un mandat de quatre ans.
La commission exécutive gère les affaires du CIO, elle :
- veille au respect de la "Charte olympique" ;
- présente à la Session un rapport sur toute proposition de modification de Règle ou de Texte d’application ;
- assume la responsabilité suprême de l’administration du CIO ;
- approuve l’organisation interne du CIO, son organigramme et tous les règlements intérieurs relatifs à son organisation ;^
- est responsable de la gestion des finances du CIO et prépare un rapport annuel ;
- soumet à la Session du CIO les noms des personnes dont elle recommande l’élection au sein du CIO ;
- conduit la procédure d’acceptation et de sélection des candidatures à l’organisation des Jeux Olympiques ;
- crée et attribue les distinctions honorifiques du CIO ;
- établit l’ordre du jour des Sessions du CIO ;
- sur proposition du président, nomme le directeur général ;
- a la garde des archives du CIO ;
- édicte, sous la forme qu’elle estime la plus appropriée (codes, règlements, normes, directives, guides, instructions), toutes les dispositions nécessaires à la bonne mise en oeuvre de la "Charte Olympique" et à l’organisation des Jeux Olympiques ;
- exécute toutes les autres tâches qui lui sont assignées par la Session.
La commission exécutive se réunit sur convocation du président, à l’initiative de ce dernier ou à la demande de la majorité de ses membres.

Mission
La mission du CIO est de promouvoir l’Olympisme à travers le monde et de diriger le Mouvement olympique. Le rôle de l'administration est :
- la préparation, l’exécution et le suivi des décisions prises par la Session, la commission exécutive et le président;
- la préparation et le suivi des travaux des commissions;
- la liaison permanente avec la Solidarité Olympique, les FI, les CNO et les COJO;
- la coordination de la préparation des Jeux Olympiques;
- l’organisation ou la préparation d’autres manifestations olympiques;
- l’information au sein du Mouvement olympique;
- les conseils aux villes candidates;
- les relations avec bon nombre d’organisations internationales gouvernementales ou non gouvernementales traitant notamment de sport, d’éducation et de culture;
- l’exécution de nombreuses autres tâches, permanentes ou ponctuelles, qui lui sont assignées par le président et la commission exécutive.
Structure
L’administration du CIO est placée sous la responsabilité du directeur général qui, sous l’autorité du président, en assure la direction avec l’assistance des directeurs. Ceux-ci sont à la tête de petites unités chargées de suivre les affaires dans leurs secteurs respectifs (Jeux Olympiques, coopération internationale et développement, finances et administration, sports, rélations avec les Comités Nationaux Olympiques (CNO), technologie, communication, gestion de l'information, services télévision et marketing, affaires juridiques, médical et scientifique, Musée Olympique et Solidarité Olympique).