Tricheries et Paris Sportifs
Le Comité International Olympique (CIO) lutte contre toutes les formes de tricheries sportives quelles qu'elles soient, en particulier lorsque ces dernières sont liées à des opérations de paris. Les opérations de paris ne sont pas négatives en soi. Cependant, le sport repose sur l'incertitude des résultats. Les paris, par contre, s'appuient sur une certaine forme de certitude quant au résultat. Ainsi, il y a un grand risque de conflit d'intérêts entre ces deux activités.
Le mouvement sportif doit donc s'assurer que la tricherie en relation avec les paris ne porte par atteinte au résultat ni au déroulement de la compétition.
Quels sont les risques ?
- Les tricheries sportives sont une réalité :
Nous avons tous entendu parler d'athlètes, d'arbitres ou d'entraîneurs à qui l'on a offert de l'argent ou d'autres avantages pour qu'ils truquent le résultat ou le déroulement d'une compétition.
- Cercle vicieux :
Si un athlète accepte de tricher une fois, il est difficile de refuser la fois suivante.
- De grosses sommes d'argent en jeu :
Les sommes d'argent en jeu peuvent être énormes. Cela souligne l'importance du risque. Sans oublier l'éventuelle implication du crime organisé.
En collaboration avec des membres du Mouvement olympique et d'autres partenaires (gouvernements, organisations internationales et opérateurs de paris), des mesures ont été prises pour sensibiliser le monde du sport et le public à cette question et protéger l'intégrité des compétitions. (Lisez le communiqué de presse publié à l’issue de la quatrième réunion tenue le 14 mai 2013 où une série de recommandations ont été approuvées).
Les recommandations formulées par les sous-groupes d’experts portant sur les trois champs de réflexion identifiés, à savoir éducation; surveillance, échange d’informations et analyse; et législations et réglementations, ont été approuvées et doivent maintenant être mises en œuvre.
Que fait le CIO durant les Jeux Olympiques pour sauvegarder l’intégrité du sport ?
Mécanisme en place :
Depuis les Jeux Olympiques de Beijing, les compétitions olympiques sont surveillées et tout irrégularité est reportée et analysée. Une procédure incluant les forces de police nationales et internationales – Interpol – est en place et en cas d'irrégularité ou de soupçon sérieux, une commission disciplinaire peut être constituée par le président du CIO.
Pendant les Jeux, toute information concernant une tricherie peut être signalée à la commission d’éthique du CIO par courriel à integrityprotection@olympic.org ou par téléphone au +41 800 12 14 16.
L’information et l’éducation des athlètes :
Le CIO a plusieurs outils éducatifs pour les athlètes :

Règles concernant les paris
Le Code d'éthique du CIO a été amendé afin d'interdire à tous les participants aux Jeux Olympiques de parier sur des épreuves et d'avoir un comportement non sportif, par exemple divulguer une information d'initié.
Des Règles d’application sont publiées pour chaque édition des Jeux Olympiques :
Règlement d'application pour les XXIIes Jeux Olympiques d'hiver à Sotchi concernant l'interdiction des paris relatifs aux Jeux Olympiques et de toute forme de tricherie affectant le résultat des compétitions olympiques dans le cadre de paris.
Pour l’édition de Sotchi, ces règles ont été renforcées et détaillées. Certains points ont été mis en exergue, notamment la responsabilité des participants de dénoncer toute tentative de trucage subie ou dont le participant est témoin, ainsi que l’obligation de coopérer en cas d’enquête.
Le CIO collabore étroitement avec les autorités russes afin que toutes les conditions soient réunies pour que les Jeux Olympiques de Sotchi soient un exemple en matière d’intégrité.
Action des organisations internationales
Au vu de l’ampleur du problème, plusieurs organisations internationales (telles que le Conseil de l'Europe et l’UNODC) réfléchissent aux meilleurs instruments juridiques pour combattre le trucage des compétitions au niveau international. Il s’agit de rassembler le mouvement sportif, les gouvernements, les forces de police et la justice afin d’être efficace sur cette problématique complexe. Le CIO soutient activement ces démarches.
Le but est de créer des plateformes nationales d’échange d’information (en collaboration notamment avec les opérateurs de paris et les autorités de régulation nationales) et de lier ces différentes plateformes pour permettre un transfert d’information au-delà des frontières.